Porte Mordelaise

porte vestige des remparts de Rennes From Wikipedia, the free encyclopedia

La porte Mordelaise (parfois orthographiée au pluriel) est un châtelet d'entrée, vestige des remparts de Rennes, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Son emplacement date du IIIe siècle, à la création des premiers remparts, mais son architecture date principalement du XVe siècle. Il s’agissait de l’entrée principale de la ville de Rennes.

Type
Porte
Construction
XVe
Propriétaire
commune
Faits en bref Type, Partie de ...
Porte Mordelaise
La porte Mordelaise en 2024.
Présentation
Type
Porte
Partie de
Construction
XVe
Propriétaire
commune
Patrimonialité
Localisation
Région
Bretagne
Subdivision administrative
Ille-et-Vilaine
Commune
Rennes
Accès et transport
Autobus
C1 Les Lices
C1C411 Place de Bretagne
53545556 Pont de Bretagne
Navette centre-ville Place des Lices
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
(Voir situation sur carte : Bretagne)
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Elle tient son nom de la ville de Mordelles, fief important dès le XIe siècle vers lequel donne cette entrée. La porte servait d'entrée pour les cortèges et son pont-levis permettait une double protection contre les attaques.

Architecture

La porte Mordelaise (vue arrière).
La porte Mordelaise vue par une nuit de pleine lune.
La rue des portes menant à la cathédrale.

La construction se compose d’une grande porte charretière et d’une petite porte piétonne, toutes deux en ogive, entre deux grosses tours couronnées de mâchicoulis[2]. Ces deux portes étaient jadis fermées par des ponts-levis à potence et contrepoids, et doublées en arrière par une herse. Au-dessus de la grande porte se trouve une pierre gravée d'un blason : deux lions de part et d’autre d’une lance. C'est le drapeau des ducs de Montfort qui régnaient sur la Bretagne de 1364 à 1514.

Elle présente différents ouvrages défensifs : un fossé, un pont-levis, des mâchicoulis, ainsi que les restes d'une barbacane.

Historique

La première enceinte de Rennes date du IIIe siècle. Les archéologues du XIXe siècle parlent de quatre portes pour la cité bretonne car la « ville romaine idéale » en comportait quatre. Elles se seraient situées à l'emplacement de la porte Mordelaise, de la porte Saint-Michel ou Chastelière, de la porte Baudrière (située au sud-est de l'enceinte près du carrefour des rues de Rohan et Beaumanoir) et de la porte Aivière située en bas de la rue Le Bouteiller près de la chapelle Saint-Yves[3].

Les futurs ducs devaient prêter serment devant cette entrée, elle est ainsi parfois nommée porte royale, porte ducale ou porte épiscopale[réf. nécessaire].

Elle fut rénovée plusieurs fois à partir de 1418[4] afin de servir de résidence aux gouverneurs de la ville, et ce jusqu’à la fin du XVIe siècle. Elle sert ensuite aux réunions de la communauté de la ville.

La porte est afféagée en 1723, alors qu’elle se trouve en très mauvais état[5].

Après la Révolution française, en 1793, elle devient une prison sous le nom de « porte Marat ». Comme beaucoup de toponymes révolutionnaires, elle reprend son nom initial peu de temps après[6]. On trouve aussi une attestation de « Morzelaise » pour Mordelaise[7].

Carte postale de la porte
Vue en noir et blanc de la Porte Mordelaise

Le , elle est inscrite aux monuments historiques[1].

En 1997, la porte est de nouveau munie d'un pont-levis, réplique de celui du château de Montmuran[8].

Depuis 2022, le pont-levis est remplacé par un pont dormant[9].

Projet de mise en valeur

La porte Mordelaise et les fouilles archéologiques en septembre 2014.

Au fil des années, les portes Mordelaises ont un peu perdu de leur superbe, en raison notamment de leur position enclavée dans le centre historique de la ville. Cet isolement les empêche d'être bien connues des touristes alors qu'il s'agit de la seule porte fortifiée qui subsiste dans la ville.

La ville de Rennes a voté en un projet de mise en valeur de ces portes évalué à 10 millions d'euros[10]. De 2012 à 2015 ont eu lieu des fouilles archéologiques préventives au pied des portes Mordelaises. En ont commencé des travaux d'aménagement, pour permettre d'ouvrir une promenade de 8 mètres de large le long des remparts à l’arrière des immeubles de la rue Nantaise. Un jardin dans les douves et un circuit touristique longeant les remparts jusqu'au square Hyacinthe-Lorette et la croix de la Mission sont prévus[11]. Après une rénovation de la porte Mordelaise achevée en 2022, la nouvelle promenade le long des remparts est inaugurée en [12].

Inscription de Gordien III

Une pierre de granit gravée[13], dédiée à l’empereur Gordien III (vers 224-244), fut employée dans la construction de la porte. L’inscription était renversée[14], signe de l'utilisation d'une pierre d'un ancien bâtiment comme vulgaire pierre de taille.

Elle est mentionnée par Stendhal dans ses Mémoires d'un touriste en 1838 : « Une porte de la ville est en ogive, et l’une des pierres que l’on a employées pour la construire présente une inscription romaine. »

En 1874, cette pierre fut retirée ; elle fut offerte par M. du Chatellier, le propriétaire de l’époque, au musée de Bretagne où elle est conservée dans une de ses réserves, boulevard Villebois-Mareuil[15]. Il s'agit d'une stèle votive érigée par le « sénat » de Rennes au IIIe siècle. Elle porte l'inscription suivante :

Davantage d’informations Inscription, Transcription ...
Inscription Transcription Traduction[16]

IMP.CAES
M.ANTONIO
GORDIANO.PIO
FEL.AUG.P.M.Tr
P.Cos.O.R

Imperatori Caesari
Marco Antonio
Gordiano Pio
Felici Augusto Pontifico Maximo, Tribunicia
Potestate, Consuli, Ordo Riedonum

À l’empereur César
Marc-Antoine
Gordien pieux,
heureux, auguste, le plus grand pontife, revêtu de la puissance tribunicienne,
Consul, l’ordre (décurional) des Riedones.

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Références

Voir aussi

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