Autobus de Rennes

From Wikipedia, the free encyclopedia

Entrée en service1933 : Premiers autobus à Rennes
Longueur additionnée des lignes2035 kilomètres (tout modes confondus)
Autobus de Rennes
Image illustrative de l’article Autobus de Rennes
Logo des autobus de Rennes

Image illustrative de l’article Autobus de Rennes
Un Mercedes-Benz eCitaro G en livrée Chronostar.

Situation Rennes Métropole
Type Autobus
Entrée en service 1933 : Premiers autobus à Rennes
Longueur additionnée des lignes 2035 kilomètres (tout modes confondus)
Lignes 148 (régulières et scolaires)
Arrêts 1 572 (tout modes confondus)
Véhicules 504 bus et cars (2023)
Fréquentation 43,9 millions (2023)
Propriétaire Rennes Métropole
Exploitant Keolis Rennes Métropole
Sous-traitants :
Keolis Armor
Transdev CAT 35
RGO Mobilités
Linevia
Transports Orain
Site Internet www.star.fr
Slogan Le service de transport en commun de Rennes Métropole
Lignes du réseau Voir la section « Le réseau »
Réseaux connexes TC à Rennes :

(Logo du métro de Rennes) Métro
(Logo des autobus de Rennes) Autobus
(LE vélo STAR) STAR, le vélo
(Covoiturage et auto-partage) STAR, le covoiturage

(TER BreizhGo) TER BreizhGo
(Car BreizhGo) Car BreizhGo en Ille-et-Vilaine
Citiz Rennes Métropole

Le réseau d'autobus de Rennes dessert l'ensemble des 43 communes de Rennes Métropole, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, soit un territoire de plus de 420 000 habitants.

Il est exploité par Keolis Rennes Métropole, filiale du groupe Keolis chargée de l'exploitation du réseau STAR incluant le métro et les vélos en libre service de Rennes Métropole. Il s'articule autour d'une vingtaine de lignes urbaines couvrant Rennes et sa 1re couronne et une cinquantaine de lignes dites « métropolitaines » desservant en étoile les communes les plus éloignées. Il est complété par des services de nuit, des lignes spéciales (desserte du stade, dessertes estivales, etc.) et de nombreuses lignes scolaires.

Apparu en 1933, il a progressivement supplanté l'ancien tramway supprimé en 1952. Longtemps cantonné à Rennes et à quelques communes limitrophes, il s'étend progressivement dans les années 1980 sous l'impulsion du SITCAR puis du District de Rennes à partir des années 1990, devenu Rennes Métropole en 2000. Depuis 2002 il s'articule autour du métro de Rennes dont la mise en service a engendré la réorganisation du réseau de bus.

En 2023, les 504 autobus et autocars ont assuré 43,9 millions de voyages, plus 95 800 voyages environ pour Handistar[1].

Évolution du périmètre desservi par le réseau STAR. La commune de Noyal-sur-Vilaine, desservie de 1992 à 2005, n'est pas mentionnée.

Les autobus font leur apparition à Rennes en 1933, quand la compagnie de l'Ouest Électrique (COE) décide de mettre en place ce moyen de transport pour compléter les tramways électriques rennais[2]. Dès 1939, la municipalité demande le remplacement des tramways par des autobus, ce qui n'est effectué complètement qu'en 1952 à cause de la seconde Guerre mondiale[3]. Le réseau porte alors le nom de Transports urbains de Rennes (TUR)[2]. Le réseau constitué de huit lignes en 1954 continuera de se développer au cours des décennies suivantes face à l'exode rural et à l'explosion démographique pour atteindre 11 lignes en 1971[2],[4],[5].

En 1972 le réseau prend son nom actuel (STAR), à la fin de la concession de 75 ans accordée à la COE[6],[7],[8],[9].

Le réseau, qui jusqu'alors ne desservait que Rennes et Cesson-Sévigné, s'étend à partir de 1973 vers les communes environnantes[8],[10] : Chartres-de-Bretagne, puis Saint-Grégoire et Chantepie l'année suivante. Les années 1970 voient l'apparition des couloirs de bus, des bus articulés, et du service de nuit, d'abord le dimanche pour les étudiants du campus de Villejean puis en semaine sur le reste du réseau[2],[11]. La tarification est simplifiée avec la fin du sectionnement tarifaire dans Rennes, l'oblitération d'un second ticket reste nécessaire en dehors[10]. Ainsi le réseau passe à 17 lignes en 1977[12].

En 1978, des « lignes de rocade » voient le jour en heures de pointe afin de pallier le manque de desserte interquartiers[13].

En , le Syndicat intercommunal des transports collectifs de l'agglomération rennaise (SITCAR) est créé afin d'étendre le réseau à de nouvelles communes de Rennes District[2], sans pour autant en desservir l'ensemble du périmètre à la suite du refus de certaines communes[14]. La tarification est unifiée en sur l'ensemble du réseau et permet d'emprunter les lignes d'autocars sur le périmètre du SITCAR dans l'attente du lancement des nouvelles lignes[15] en  : 13 lignes (numérotées à partir de 50) voient le jour[2],[16],[17] rejointes par d'autres entre 1984 et 1991 au fil des adhésions de communes au SITCAR[16].

Le , la Société des transports urbains rennais (STUR) nouvellement créée succède à l'exploitant historique, la Compagnie de l'Ouest électrique (COE)[9]. Le , Rennes District reprend la compétence transport et le SITCAR disparaît[18],[Nor 1]. Le réseau s'étend dès lors à l'ensemble du périmètre du District[19].

L'extension du District dans les années 1990 entraine la création de nouvelles lignes[20],[19],[21],[22].

Le , la Société d'économie mixte des transports collectifs de l'agglomération rennaise (SEMTCAR) devient l'exploitant du réseau STAR mais délègue cette tache majoritairement à la STUR pour 70 % des services et aux affrétés pour les 30 % restants, tandis que le service de transport spécialisé est exploité par une association[2].

En 1996, le Service de transport pour handicapés (STH) créé en 1976 à l'initiative du District de Rennes est intégré au réseau sous le nom HandiSTAR[23].

En , les premières lignes express sont créées entre le centre de Rennes et les campus universitaires[24].

En 1999, la STUR (Société des transports urbains rennais) remporte le contrat de délégation de service public d'exploitation du réseau STAR proposé par le District[25]. Elle deviendra Keolis Rennes en 2006.

Entre 2000 et 2004 le réseau continue de s'étendre au fil de l'extension du District qui devient Rennes Métropole[26].

Depuis , la montée à bord se fait par la porte avant des bus et la descente par les portes centrales et arrières[27].

La mise en service de la ligne A du métro le entraine la refonte du réseau de bus avec la réorganisation des lignes urbaines autour du métro et le rabattement des lignes suburbaines aux stations de métro[28]. Le réseau voit ainsi sa fréquentation doubler au cours de la décennie et continue de s'étendre pour s'adapter à l'évolution de Rennes Métropole avec notamment l'ouverture de nouvelles lignes métropolitaines express[29],[30],[31],[32].

Le à l'inverse, Noyal-sur-Vilaine quitte Rennes Métropole et perd sa desserte par le réseau STAR[33].

Le , une importante restructuration est menée avec notamment une remise à plat de la numérotation des lignes urbaines[34].

En , les lignes « Chronostar » voient le jour dans le but de créer un label regroupant les lignes structurantes du réseau (fréquences élevées et itinéraires en site propre)[35].

La mise en service de la ligne B du métro le , reporté de nombreuses fois[36],[37],[38], s'accompagne d'une restructuration majeure du réseau de bus : les lignes métropolitaines sont rabattues dès que possible aux stations de métro en périphérie de la ville  la place de la République voit dès lors passer 22 % de bus en moins  et l'offre sur ces mêmes lignes augmente de façon considérable avec près de 11 % de kilomètres parcourus supplémentaires[39].

La restructuration du réseau de bus liée à cette mise en service est toutefois décalée d'un mois et est effective le , pour les vacances scolaires d'automne (du au )[38],[40].

Keolis remplace sa filiale rennaise Keolis Rennes par Keolis Rennes Métropole, une entreprise à mission, en 2026 lors de la reconduction du contrat[41].

Pour compléter le métro à l'horizon 2030, la métropole envisage la création de lignes de « Trambus » (lignes de bus à haut niveau de service sur voies dédié partagées avec les co-voitureurs) sur plusieurs axes plutôt que de prolonger les lignes de métro[42].

Le réseau

Projet de bus à haut niveau de service

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI