Pottenberg
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Pottenberg est le nom d'un domaine qui remonte à 1439[1]. Le nom de ce domaine faisait référence à l’activité de poterie, importante à cette époque à Maastricht. Beaucoup de rues y sont nommées d'après l’argile (Terra Cottalaan et Chamottestraat sont deux rues dont les noms signifient respectivement « terre cuite » et « chamotte »), une forme de pot (Klokbekerstraat et Amfoorstraat en référence aux « gobelets » et aux « amphores ») ou des techniques de poterie (Emailstraat, Decorstraat). Certaines rues sont nommées d'après des roches travaillées (Veldspaatstraat et Silexstraat en référence, respectivement, au feldspath et au silex). En 1970, sur la Potteriestraat, la statue de pottemenneke fut dévoilée en hommage à ceux qui ont travaillé dans les poteries de Sphinx, Mosa ou Céramique.
Géographie
La zone est située sur la pente douce de la colline de Dousberg (d'où le -berg dans Pottenberg). Pottenberg est délimitée par les quartiers de Belfort au sud, le quartier de Dousberg-Hazendans à l'ouest, Malpertuis au nord et Brusselsepoort à l'est. La route d'accès principale est la Via Regia, qui relie à la fois le quartier et le centre de Maastricht à l'arrière-pays belge.
Histoire
Période des terres agricoles
Les terres correspondant à l’actuel Pottenberg appartenaient, jusqu'en 1794, aux églises et monastères des villages voisins que les agriculteurs cultivaient (Oud-Caberg, Biesland, Wolder).
Sous l'ancien Régime, la zone de Caberg appartenait au manoir de Pietersheim ; Biesland et Wolderling appartenaient au comté de Vroenhof, qui était régi par l'anciennee juridiction de Lenculen sur Tongersestraat. Après 1200, ce comté est devenu un fief de Brabant.
Sous la période française, les terres de Pottenberg furent transférée à la municipalité de Vroenhoven. Lors de la délimitation finale de la frontière entre les Pays-Bas et la Belgique en 1839, Pottenberg fut intégré à la ville néerlandaise de Oud-Vroenhoven. Cette dernière municipalité a été rattachée à Maastricht le . Peu de changements ont eu lieu les deux premières années suivant l'annexion, cependant, en 1954, un plan d'expansion fut présenté, prévoyant la construction des quartiers de Caberg et de Wolder.
Construction du quartier
Les plans de Pottenberg par l’urbaniste Frans Dingemans en 1958 dans le but de loger de 4 500 à 5 000 personnes[2]. Dingemans a suivi les concepts de « quartier populaire » et de « philosophie de paroisse » dans la construction du quartier, qui apparait dans le plan d'extension essentiels de 1954 (« Plan Ouest »)[3]. L'idée était de construire un nouvel ensemble de logements avec les équipements nécessaires pour que le quartier obéisse à une logique de paroisse, c'est-à-dire l'église paroissiale au milieu, entourée par les écoles, les bâtiments communautaires, les commerces et les autres commodités, des zones pour les travailleurs et les fonctionnaires et, sur les bords du quartier, des zones de loisirs[4]. Il était prévu de rapprocher les pensionnats pour riche et pour les milieux plus défavorisés afin de favoriser la mixité et de renforcer les comportements sociaux appropriés.
Le quartier a été construit de 1960 à 1967. Comme la plupart des quartiers construit après la guerre à Maastricht, la majorité des logements sont loués[5].
Depuis 2010
Selon un sondage effectué en 2010, la note du quartier de Pottenberg est en dessous de la moyenne des quartiers de Maastricht. Cela est en grande partie dû à la composition de la population (faible revenu, le nombre de personnes âgées, les immigrants et les familles monoparentales). D'autres éléments viennent expliquer ce résultat : un taux de chômage y est élevé (en 2010, il atteignait 21,9 %, soit le plus élevé de Maastricht), des maisons anciennes (nombreux petits appartements sans ascenseur, plus que dans tout autre quartier de Maastricht), la mauvaise qualité des parcs, le vieillissement de la région et le manque de centres de loisirs ou d'activités pour les jeunes.
La ville de Maastricht et les coopératives d'habitation de Maastricht ont présenté, en 2009, un plan pour travailler avec les résidents et les organisations partenaires afin d'améliorer le quartier lors de la décennie suivante. Ces améliorations visent à accroître la vente des logements (dans les années 2010, le rapport location/vente est de 85:15, l'objectif à long terme est de 65:35), le remplacement des hauts immeubles par des maisons plus basses et l'amélioration des espaces verts dans les secteurs au nord et au sud du quartier. La « porte du quartier » (« Poortgebouw ») et « Mammoetflat », au centre du quartier, et les blocs d'appartements de la Terra Cottalaan sont en cours de démolition (les travaux sont censés prendre fin en 2018)[6].