Première enceinte de Louvain
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Eerste stadsomwalling van Leuven
| Type |
Remparts |
|---|---|
| Partie de |
Enceintes de Louvain (d) |
| Construction |
1156-1165 |
| Patrimonialité |
Classements en 1945, 1965 et 1978 |
| Pays | |
|---|---|
| Province | |
| Ville |
| Coordonnées |
|---|
La première enceinte de Louvain réalisée en pierre et non en pieux de bois date du milieu du XIIe siècle[1].
Remplacée par une nouvelle enceinte au XIVe siècle, elle ne fut que partiellement détruite et on en conserve encore une demi-douzaine de vestiges.
Construction
Durant le haut Moyen Âge, Louvain était défendue par une enceinte primitive constituée probablement d'une clôture en pieux allant du Marché aux pommes de terre jusqu'à la rue de Redingen, l'autre partie du périmètre étant protégée par un bras de la Dyle qui constituait une défense naturelle[2].
Au XIIe siècle, la ville acquit une grande prospérité et devint la résidence permanente du comte de Louvain et Bruxelles, ce qui rendit nécessaire l'érection de nouvelles fortifications[2].
Le comte Godefroid III de Louvain accorda aux habitants de Louvain l'autorisation d'entourer leur ville d'une enceinte fortifiée, moyennant une redevance annuelle[2].
Une enceinte en pierre fut donc érigée durant la période 1156-1165[3].
En 1233, le comte Henri Ier, successeur de Godefroid III, affranchit les habitants de Louvain du paiement de la redevance annuelle[2].
Désaffectation
En 1357, une seconde enceinte fortifiée fut construite[2], ce qui entraîna la désaffectation de la première enceinte[1].
Celle-ci ne fut cependant pas détruite et de nombreux vestiges en ont été conservés grâce au fait que la Ville a loué des tours et des murs comme entrepôts à des habitants, tandis que d'anciennes douves furent utilisées comme jardin[1].
L'administration communale a même continué de prendre soin de la première enceinte après l'édification de la nouvelle enceinte : la plupart des portes furent restaurées en 1363 et, en 1409, les deux bourgmestres furent chargés de faire restaurer les portes et les remparts intérieurs[2].
Des redevances ont continué à être payées par les locataires de ces vestiges jusqu'au XVIIIe siècle mais les riverains les ont incorporés dans leurs propriétés après la Révolution française[2].
Les portes de ville furent cependant toutes détruites à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle[1].
Description générale


La muraille plus ou moins circulaire avait l'église Saint-Pierre comme centre.
Elle était longue d'environ 2 700 mètres et comportait 31 tours et 11 portes en pierre[1].
Aux endroits où la Dyle entrait et sortait de la ville se dressaient deux portes spéciales constituées d'un pont flanqué de tours de défense : ces deux portes (waterpoorten) étaient situées respectivement à hauteur de l'ancien Hollandcollege (devenu Paridaensinstituut) et de l'abbaye Sainte-Gertrude (Sint-Geertruiabdij)[1].
Le matériau utilisé était du grès extrait des carrières de Diegem et de Zaventem, combiné à du grès ferrugineux, utilisé pour les bandeaux de pierre horizontaux et l'encadrement des baies[1].
Le mur, d'une épaisseur d'1,70 m, repose sur une série d'arcades de fondation. Côté intra-muros, une série continue d'arcs cintrés supportent le chemin de ronde large de 90 cm. Le mur est percé de meurtrières réduites côté extra-muros à une fine ouverture de 90 cm de haut et 5 cm de large[1].
















