Priscillia Ludosky

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Priscillia Ludosky
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BNP Paribas (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Priscillia Ludosky, née le à Clamart, est une militante française, connue pour être une des initiatrices et une figure du mouvement des Gilets jaunes.

Le , elle publie une pétition en ligne sur la hausse de la taxe sur les carburants en vue de dénoncer les inégalités sociales. Cette pétition, qui connaît un grand succès médiatique à l'automne 2018, signée par plus d'un million de personnes et attirant l'attention de nombreux journaux, comme Le Parisien, est l'un des éléments déterminants dans l'initiation du mouvement de protestation des gilets jaunes.

Priscillia Ludosky tient sa légitimité dans le mouvement des gilets jaunes de la notoriété qu'a atteint sa pétition du , ainsi que de son engagement ultérieur au sein du mouvement. Bien qu'elle ait été contactée par des partis politiques, elle refuse d'en rejoindre un, suivant en cela les principes de nombreux membres du mouvement, qui se déclarent apartisans. Elle s'engage finalement en 2024 sur la liste de Marie Toussaint, du parti les Écologistes.

Priscillia Ludosky est née le [1],[2], de parents originaires de Martinique[3],[4],[5],[6], s'étant installés en France métropolitaine dans les années 1980. En 2016, après avoir travaillé pour BNP Paribas pendant onze ans[4],[5],[7],[8], elle fonde une entreprise de vente de produits cosmétiques, Fall in Cos'. Elle vit à Savigny-le-Temple[3],[4],[5],[6] où elle gère une petite boutique[9], ainsi que son commerce en ligne fondé sur la vente de cosmétiques bio et de produits d'aromathérapie[3],[4],[10],[7],[6],[2].

Elle milite également pour plusieurs causes environnementalistes, dont la fin des voitures à essence[8]. Les membres du mouvement des gilets jaunes louent son calme et ses qualités de communicante[4].

En , un sondage de Paris Match la désigne « femme de l'année »[7].

Restée longtemps partisane de l'abstention et du vote blanc, elle annonce son intention de voter pour Jean-Luc Mélenchon la veille du premier tour de l'élection présidentielle française de 2022[11]. Au second tour, elle refuse de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen[12].

Lors des élections européennes de 2024, elle est présente sur la liste des Écologistes[13],[14] en 9e position mais n'est pas élue, la liste n'obtenant que 5 postes.

Actions au sein du mouvement des Gilets jaunes

Priscillia Ludosky est l'une des premières personnes impliquées dans le mouvement des Gilets jaunes[3],[4], par la rédaction et la publication le d'une pétition en ligne sur la nécessité d'une « baisse des taxes sur les produits de première nécessité, la mise en place du référendum d'initiative citoyenne, la baisse des rentes et des salaires des hauts fonctionnaires et des élus »[3],[10],[15]. La pétition ne rencontre initialement que peu de succès[3],[5]. En , souhaitant attirer plus d'attention sur sa pétition, elle commence à démarcher les réseaux sociaux et les médias et obtient que le journal Le Parisien s'y intéresse[5].

Éric Drouet, cherchant plus de soutien pour une protestation contre l'augmentation du prix du fioul, rejoint Priscillia Ludosky en [3],[5]. Tous les deux appellent à une première manifestation le 2018[4], alors que sa pétition obtient près d'un million de signatures[5]. Le , elle rencontre le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy en compagnie d'autres figures de proue du mouvement[4],[16].

En , Emmanuel Macron répond à la pétition. Priscillia Ludosky critique la lenteur et la nature partielle de la réponse[4]. À la suite de l'« acte II » du mouvement (la deuxième manifestation du ), elle critique la réponse de la police aux protestations[4]. À l'occasion de plusieurs des manifestations qui suivent, elle participe à des cortèges secondaires hors de Paris, comme à Marseille le , au Boulou le et à Bourges le [4],[16]. De cette façon, elle entend exprimer l'idée que les problèmes énoncés dans la pétition touchent toute la France, et pas seulement l'agglomération parisienne[16].

Le , Priscillia Ludosky annonce sur Facebook qu'elle prend ses distances vis-à-vis d'Éric Drouet[4],[17],[18],[7],[19]. Les deux militants s'affrontent autour du nom des groupes Facebook qui les hébergent[17],[6], Priscillia Ludosky affirmant qu'Éric Drouet l'aurait menacée, et désirant avoir la liberté de critiquer librement son comportement[17],[18].

Le , elle assiste à une réunion du Conseil économique, social et environnemental qu'elle juge productive[19].

Après la manifestation du samedi , une mobilisation des femmes Gilets jaunes a lieu le dimanche et réunit des centaines de participantes à Paris, Bordeaux, et Toulouse. Elles veulent montrer l'implication des femmes dans le mouvement, et par là donner à celui-ci plus de légitimité. Ludosky participe à la marche des femmes à Paris, et y déclare : « C'est un magnifique message pour dire que les femmes ont le droit de s'exprimer elles-mêmes sur les problèmes sociaux »[20].

Le , Priscillia Ludosky participe à la manifestation à Castres et exprime durant une interview son souhait que les manifestations du samedi continuent, même si l'affluence diminue progressivement[21]. Elle estime également que les violences durant les marches ont troublé le message des gilets jaunes, et déclare : « Il ne faut pas bloquer pour bloquer. Je continue à soutenir les manifestations du samedi, mais nous ne devons pas nous limiter à cela. D'autres initiatives sont possibles, par exemple de mettre la pression sur de grandes entreprises qui ne paient pas leurs impôts, impôts qui permettraient la réduction de la TVA sur les biens essentiels, qui est l'une de nos revendications. »[22].

Le , elle dénonce au micro du Média les « tentatives de récupérations fatigantes » du mouvement des Gilets jaunes émanant notamment de La France insoumise[23].

Le , à l'issue du Vrai Débat, sont ressorties 59 propositions, que quatre figures du mouvement des Gilets jaunes, dont Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues, ont voulu remettre à Emmanuel Macron le , date anniversaire de leur mouvement, estimant que leurs revendications n'avaient pas été prises en compte. Les propositions comportent quatre thèmes principaux : la « transformation profonde du système politique », le « renforcement du service public », la « justice fiscale » et une « écologie solidaire, accessible »[24].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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