Prise de Courtrai
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(collection : Rijksmuseum Amsterdam
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Courtrai (Comté de Flandres) |
| Issue | Courtrai est pillée et les citoyens expulsés |
| République de Gand | Malcontents |
| Pottelsbergh[1] Henry Balfour (nl) |
Montigny |
| 3 compagnies[2] | 5 compagnies[3] |
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La prise de Courtrai est un épisode de la guerre de Quatre-Vingts Ans qui voit la ville de Courtrai tomber aux mains des Malcontents menées par Emmanuel de Lalaing, baron de Montigny, dans la nuit du au .
Depuis le , les partisans des États (nl) et les calvinistes[1] ont leur quartier général à l'hôtel de ville de Courtrai.
Le , Henry Balfour (nl), avec trois compagnies écossaises et quatre flamandes et sans subir de pertes, reprend Menin aux Malcontents qui l'ont capturée un an plus tôt. Au début de l'occupation, il instaure un régime tolérant envers les catholiques, mais après deux semaines, les religieuses doivent retirer leur habit de nonne et ne sont plus autorisées qu'à soigner les malades et les premières chapelles sont démolies[4]. Durant l'occupation de la ville par les compagnies protestantes, les monastères sont tous détruits et les églises pillées[5].
De leur côté, Montigny et les Malcontents s'emparent de Mortagne par les armes, de Saint-Amand par traité, ainsi que du château d'Antoing, non loin de Tournai.
François de La Noue est revenu de France et est parvenu à arrêter l'avancée des Malcontents qui avaient commis des attaques sur Tournai, Bouchain et Cambrai et avaient pillé les villages environnants. Les partisans bruxellois des États pillent à leur tour Nivelles et Avennes, où ils font prisonniers Glymes et De Noyelles[2]. La magistrature de Courtrai qualifie régulièrement ces années d'époque « de détresse et de danger »[6]. Avec ces escarmouches en toile de fond, le seigneur de Pottelsbergen demande des renforts aux États généraux, Courtrai devant se contenter de trois compagnies écossaises pour défendre la ville. Les citoyens, en revanche, ne souhaitent absolument pas accueillir davantage de soldats à l’intérieur de leurs murs.