Bouchain (Nord)

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Bouchain
Bouchain (Nord)
L'ancienne mairie à la fin du XIXe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité CA de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Ludovic Zientek
2020-2026
Code postal 59111
Code commune 59092
Démographie
Gentilé bouchinois, bouchinoise[1]
Population
municipale
4 113 hab. (2023 en évolution de +4,07 % par rapport à 2017)
Densité 332 hab./km2
Population
unité urbaine
332 401 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 50° 17′ 04″ nord, 3° 19′ 04″ est
Altitude Min. 31 m
Max. 100 m
Superficie 12,39 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Valenciennes (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Bouchain
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Denain
Législatives 19e circonscription du Nord
Localisation
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Bouchain
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Bouchain
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Bouchain
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Bouchain
Liens
Site web https://bouchain.fr/

Bouchain est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Localisation

Bouchain est un gros bourg de l'Ostrevent situé à 16 km au sud-ouest de Valenciennes, 30 km à l'est de Douai, 44 km au sud-est de Lille, 29 km à l'ouest de la frontière franco-belge et 32 km de Mons, 33 km à l'ouest de Maubeuge et 15 km au nord-est de Cambrai.

Il est situé à proximité du parc naturel régional Scarpe-Escaut et est desservi par la route départementale 943 de Bouchain à Aniche tout en étant aisément accessible depuis l'autoroute A2.

La ligne de Busigny à Somain tangente à l'est le territoire communal.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Estrun, Hordain, Lieu-Saint-Amand, Lourches, Marquette-en-Ostrevant, Mastaing, Neuville-sur-Escaut, Paillencourt, Rœulx et Wavrechain-sous-Faulx.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la rivière Sensée, le canal de la Sensée du confluent du canal du Nord au confluent de l'Escaut canalisé, la Navie Malvaux, la Vieil-Escaut[2] et divers autres petits cours d'eau[3],[Carte 1].

L'Escaut traverse d'ouest en est la commune et passe au niveau des restes de l'ancien château de Bouchain. C'est un fleuve européen de 355 km de long, qui traverse trois pays (France, Belgique et Pays-Bas), avant de se jeter en mer du Nord. La partie canalisée en France relie Cambraià , après avoir traversé 34 communes[4].

La Sensée, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Arleux et se jette dans l'Escaut canalisée sur la commune, après avoir traversé douze communes[5].

Le canal de la Sensée permet un lien entre le canal de Saint-Quentin au nord de Cambrai avec la Scarpe canalisée et le canal de la Deûle à Douai[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bouchain[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[7].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 692 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à 17 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,1 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[17]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[18].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[18].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[18].

Urbanisme

Typologie

Au , Bouchain est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)[Note 4], une agglomération internationale regroupant 56 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bouchain, dont elle est la commune-centre[Note 6],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 1 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (35,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (37,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (28,4 %), forêts (20,2 %), zones urbanisées (17 %), zones humides intérieures (14,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,6 %), prairies (7 %), mines, décharges et chantiers (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,5 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 1 827, alors qu'il était de 1 839 en 2014 et de 1 722 en 2009[I 6].

Parmi ces logements, 90,8 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 8,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,6 % des appartements[I 7].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bouchain en 2019 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,5 %) inférieure à celle du département (1,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 68 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (66,9 % en 2014), contre 54,7 % pour le Nord et 57,5 pour la France entière[I 8].

Le logement à Bouchain en 2019.
Typologie Bouchain[I 6] Nord[I 9] France entière[I 10]
Résidences principales (en %) 90,8 90,6 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,5 1,6 9,7
Logements vacants (en %) 8,7 7,8 8,2

Voies de communication et transports

La gare de Bouchain, située à l'extrémité de la « ville basse », est desservie par des trains TER Hauts-de-France qui effectuent des missions entre les gares de Cambrai et de Valenciennes.

La commune est desservie par les lignes de bus du réseau urbain Transvilles et par une ligne de bus du réseau interurbain Arc-en-Ciel 3.

Toponymie

Bulcinius, Amplissima collectio ; 899. Bulcen, Balderic. Bulcem. Bouchem. Bulcheng. Bouching. Buccinium, Gallia christiana. Buchemium. Bochanium[20].

Boesem en flamand[21].

Histoire

Antiquité

Vers 425, le Patrice Aetius bat les francs Saliens menés par Chlodion, ce qui amènera un traité d'alliance entre les Francs saliens et l'Empire romain[22].

Moyen-Âge

Par une Charte de 899, Charles le Simple confirme à l'abbaye de Saint-Amand la possession de Bulcinum (Bouchain).

La ville est prise d'assaut, livrée au pillage puis incendiée en 1102 par l'empereur germanique Henri IV. Peu de temps après, Godefroid III vend la ville à Baudouin IV comte de Hainaut qui y construit un château et rétablit les fortifications[23].

En 1155, Bouchain est le siège d'une châtellenie du comté du Hainaut dont elle est l'une des 24 place-fortes. La tour de l'Ostrevent est édifiée en 1164 par Baudouin IV.

En 1202, le roi Philippe le Bel soutenant les intérêts des bourgeois de Valenciennes contre leurs comte, Jean II d'Avesnes, met comme condition au traité de paix avec ce dernier que les portes du château de Bouchain seraient abattues, mais le comte rentra en grâce et le traité ne fut pas exécuté[23].

En 1432, dans l'accord par lequel le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, était déclaré héritier de sa cousine Jacqueline de Bavière comtesse de Hainaut, un article spécial réserva au mari de cette princesse, Vranck van Borselen, la jouissance pendant sa vie de Bouchain et du comté d'Ostrevant, dont il prit le titre[23].

La ville qui faisait partie des possessions bourguignonnes est convoitée par les rois de France. Elle est assiégée par le roi Louis XI en 1477[24] qui faillit périr devant la ville. Un coup de fauconneau qui lui était destiné atteignit Tanneguy IV du Chastel, sur lequel il s'appuyait et qui mourut de cette blessure. Toutefois la ville fut prise, mais elle fut évacuée l'année suivante par suite d'une convention avec l'archiduc Maximilien d'Autriche[23].

Temps modernes

En 1521, les impériaux assiégeaient Tournai. Pour forcer l'armée à lever le siège, les Français s'emparèrent de Bouchain, réduisirent la ville en cendres et dévastèrent tout le pays sans parvenir à leur but[23].

Lors des guerres religieuses, Bouchain tombe aux mains des Protestants. C'est en vain que les bourgeois de Douai tentent de s'en emparer par un coup de main. La garnison prévenue à temps tue une partie du détachement et fit un grand nombre de prisonniers. Pour se venger de cet échec, le comte de Mansfeld met le siège devant la ville et la prend en [23]. La ville haute est ravagée par un incendie en 1580 qui détruit la majorité des bâtiments, y compris l'Hôtel-de-ville reconstruit en 1600.

La ville est sous domination des Habsbourg d'Espagne.

Lors de la guerre de Hollande, en 1676, Bouchain est prise par les troupes du royaume de France commandées par Philippe duc d'Orléans après un siège de 5 jours.

Bouchain dont les fortifications sont renforcées par Vauban fait partie de la deuxième ligne du pré carré avec les villes fortifiées d'Avesnes, Landrecies, Cambrai, Douai, Arras, Béthune, Saint-Venant, Saint-Omer et Gravelines.
Les traités de Nimègue et de Ryswick confirment en 1678, l'appartenance de Bouchain au royaume de France[25].

Durant la guerre de Succession d'Espagne, Bouchain est assiégée, le et prise le suivant, par les troupes de la Grande Alliance.

Elle est une nouvelle fois assiégée, du 1er au par les troupes françaises qui reprennent la place forte[26].

Bouchain avait un collège qui ne comptait que 16 élèves en 1760[27]

La châtellenie de Bouchain était fort étendue, elle comprenait soixante-sept villages. La cure de cette ville est l'un des soixante-six décanats du diocèse de Cambrai. L'abbé de Saint-Amand en était collateur[23].

Révolution française et Empire

Pendant les guerres de la Révolution française, les Autrichiens tentent de s'emparer de la ville en 1793 mais échouent[28].

En 1802-1803, pour les transports, la ville bénéficie de se trouver sur le trajet des diligences reliant Valenciennes à Douai, et de là vers de nombreuses destinations[29].

En 1808, Bouchain est un dépôt principal de sûreté, centre de détention intermédiaire entre les dépôts de sûreté et les prisons[30].

Époque contemporaine

Les fortifications sont démantelées en 1892. Quelques éléments sont préservés, la tour d'Ostrevant de 1174, le bastion des Forges avec sa courtine de 1535, une galerie souterraine.

Première Guerre mondiale

Bouchain a souffert de l'occupation allemande de 1914 à 1918. La ville a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le [31].

Seconde Guerre mondiale

Hitler pénétrant dans la tour d'Ostrevant

Du 20 au , la ville est un point d'appui d'une section d'assaut du 45e régiment d'infanterie qui sera la dernière à se rendre de la bataille de l'Escaut après huit jours de résistance contre une armée supérieure en nombre. La ville est dévastée par ces affrontements qui détruisent 80 % des maisons. Hitler se rend sur place le lors d'une visite des champs de bataille de l'Escaut et de la Somme.

La ville est décorée une seconde fois de la Croix de guerre, celle de celle de 1939-1945 avec étoile d'argent le [32].

Trente glorieuses

La ville est reconstruite au début des années 1950. La commune a accueilli durant une quarantaine d'années une centrale thermique qui jusqu'en 2005 a annuellement brûlé jusqu'à 100 000 tonnes de charbon (russe et polonais depuis la fermeture du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais) pour produire de l'électricité. La durée de vie devrait être prolongée de 25 ans, avec une moindre pollution de l'air, grâce à un passage au gaz (« centrale à cycle combiné », à rendement de plus de 62 %, ce qui devrait doubler sa puissance, la portant à 625 MW ; de quoi alimenter 680 000 équivalents habitants en électricité)[33].
Cette centrale a également accueilli dans les années 1970 le prototype de turbine à combustion (TG 9000B) construit à l'époque à Belfort en copropriété entre Alsthom et General Electric. Cette turbine développait une puissance de l'ordre de 100 MW, entrainait directement un alternateur à 3 000 tr/min et pouvait fonctionner au choix de l'exploitant au gazole, au fioul lourd ou au gaz naturel.

En 2011, la centrale a produit plus de 220 000 MWh, de quoi fournir en électricité 300 000 équivalents habitants, faisant de cette unité une des premières sources de CO2 de la région selon les inventaires de la DRIRE (maintenant intégrée dans la DREAL) ; cette centrale thermique était en 2010 le second plus gros émetteur d'oxydes d'azote (1 945 tonnes par an), second émetteur de particules (364 tonnes de poussières par an) et le 4e plus gros émetteur régional de CO2, avec 672 000 tonnes par an[33]. L'utilisation du gaz naturel pour la nouvelle turbine à combustion 9HA de General Electric en cycle combiné devrait diviser par deux les émissions de CO2 et faire tomber les émissions d'oxydes d'azote à 50 t/an, tout en divisant par 10 les émissions de CO (monoxyde de carbone, qui devrait passer de 300 à 30 t/an). La tour aéroréfrigérante de 125 mètres devrait être conservée[33].

Anciennes fortifications

La ville était un bourg castral entouré d'une enceinte construite dans la deuxième moitié du XIIe siècle par Baudouin IV en même temps que le château dont seule subsiste la tour d'Ostrevant. Cette enceinte était percée d'une porte au nord, près de ce château, la porte d'Ostrevant.

En 1532, à la suite du siège de 1522 et de l'incendie de la ville, Charles Quint fait reconstruire l'enceinte médiévale entourant la ville haute, comprenant des courtines entourées de fossés inondés avec quatre bastions aux angles et deux portes, la porte entre deux-villes prolongée d'un pont-levis et d'un pont sur la Sensée qui communique avec la ville basse et la porte haute ou porte de Douai sur la route au-nord-ouest de la ville qui remplace la porte d'Ostrevant. Cet ensemble constitue une Citadelle[34].

La ville basse étroite et longue, qui apparait comme un faubourg sur la carte de Deventer de 1545, est fortifiée au cours du XVIIe siècle avec construction de courtines bordées de fossés alimentés par l'Escaut et la Sensée. La ville basse se termine par une porte au-delà de laquelle une route conduit à un pont sur l'Escaut. Cette route est bordée de fortifications et le pont est protégé par une demi-lune[35].

Après la prise de Bouchain par l'armée du Roi Louis XIV en 1676, les fortifications de la ville haute sont renforcées par Vauban qui les complète de demi-lunes et d'ouvrages à cornes.

Bouchain est, de plus, protégé par des zones inondables en amont (nord-est) et en aval (sud-ouest), l'arrivée de l'eau étant commandées par l'ouverture d'écluses sur la Sensée et l'Escaut.

Les fortifications sont démantelées en 1893 sauf quelques éléments préservés notamment la Tour d'Ostrevant et le bastion des forges.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1824 dans l'arrondissement de Valenciennes du département du Nord.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Bouchain[36]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Denain

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dix-neuvième circonscription du Nord.

Intercommunalité

Bouchain est un membre fondateur de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé initialement en 2001 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Élections municipales et communautaires

Liste des maires

Maire en 1808 :Menu[37].

Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1802[28] après 1807[39] M. Dronsart   Propriétaire
Les données manquantes sont à compléter.
1920 mai 1929 Fernand Bourgeois   Négociant en vins
mai 1929   Henri Paul   Juge de paix
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 mars 1951 Georges Richard   Métallurgiste
Démissionnaire
mars 1951 mai 1953 Roger Devos   Enseignant
mai 1953 mars 1959 Octave Dru Radical Constructeur de péniches
mars 1959 mars 1971 Jules Guidez   Entrepreneur
mars 1971 juin 1987 Rodolphe Lempereur DVG Notaire retraité
juin 1987 juin 1995 Albert Leduc[40] DVD Percepteur
juin 1995 décembre 1995 Jean Dhollande PCF Receveur des postes
Conseiller général de Bouchain (1985 → 1995)
Décédé en fonction
décembre 1995 mars 2008 Michel Caron[41] PCF Enseignant retraité
mars 2008 [42] Jacques-Pierre Boltz DVD Logisticien
Réélu pour le mandat 2014-2020[43], mais élection annulée par le Conseil d'État
décembre 2014 en cours
(au 13 septembre 2022)
Ludovic Zientek PS Attaché parlementaire
Réélu pour le mandat 2020-2026[44],[45],[46]

Jumelages

La commune est jumelée avec :

Jumelages et partenariats de Bouchain.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Bouchain.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Eitorf[47]Allemagnedepuis
Halesworth[48]Royaume-Uni

Équipements et services publics

Enseignement

Bouchain relève de l'académie de Lille.

La ville administre deux écoles primaires : groupe scolaire Jean Zay, rue Roger Darthois - et l'école primaire Albert DOuay, à laquelle est juxtaposée l'école maternelle Albert Douay, rue Gustave Charpentier[49]

Un collège existe également à Bouchain, le "collège de l'Ostrevant"[49]

Santé

Maison de retraite

Justice, sécurité, secours et défense

La commune relève du tribunal judiciaire de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[50].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[52].

En 2023, la commune comptait 4 113 habitants[Note 7], en évolution de +4,07 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 1281 1021 1981 1831 1481 4011 4631 5771 632
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5011 5041 6071 6851 7631 8591 4051 5271 760
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 7162 2141 7322 0762 4342 4022 4212 8123 505
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
3 9164 8264 5434 3174 2824 1874 1743 9953 952
2022 2023 - - - - - - -
4 0544 113-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 31,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,3 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 904 hommes pour 2 036 femmes, soit un taux de 51,68 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
2,3 
7,1 
75-89 ans
11,9 
18,1 
60-74 ans
20,4 
21,9 
45-59 ans
20,1 
18,0 
30-44 ans
16,5 
16,5 
15-29 ans
13,0 
17,9 
0-14 ans
15,7 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[55]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Sports et loisirs

De nombreuses associations sportives existent à Bouchain : cyclotourisme (avec l'OCCB), musculation, l'équitation, judo (EJJB) et karaté, football, futsal, tennis, gymnastique (avec le Foyer Laïc d'Éducation Populaire ou FLEP), la danse (FLEP), etc.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2021[Note 8], la commune compte 1 708 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 3 897 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 20 600 , inférieur à celui du département (21 340 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 18 %, inférieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 44 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Entreprises et commerces

  • Etablissements H. Dépret, fabrique de bonbons résineux à la sève de pin et au miel "L'air des Vosges" dite du père Dépret.
  • Centrale thermique

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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