Le prix littéraire de la Résistance est décerné annuellement jusqu'en 2015 par le Comité d'action de la Résistance (CAR) à un ouvrage particulièrement significatif de l'histoire de la Résistance et de la déportation. Il a été attribué pour la première fois en 1953 et est devenu annuel à partir de 1963. Le Comité d'action de la Résistance s'étant dissout en 2015, Le Souvenir français a repris l'organisation du prix littéraire[1].
En 2023, l'Ordre de la Libération est devenu partenaire du prix, ainsi renommé Prix littéraire de la Résistance CAR - Souvenir Français - Ordre de la Libération[2].
Le prix est décerné pour la première fois en février 1953, à l'issue du 3e congrès du CAR. Il est alors décerné par l'Association des résistants du 8 novembre 1942 et remis par Georges Bidault, président du CAR. Son montant est de cent mille francs. Deux auteurs se partagent le prix, Maurice Vanino, pour De Retondes à l'île d'Yeu, le temps de la honte (paru en 1952), et le marquis d'Argenson, pour Pétain et le pétinisme (sic), paru en 1953 et préfacé par le journaliste Rémy Roure, un des animateurs du CAR[3],[4].
Jean Cassou reçoit le prix en mars 1954 (12 voix contre 4), à l'issue d'un déjeuner, pour son pamphlet qui dénonce l'oubli de la Résistance, La Mémoire courte. Le jury comprend Bidault, Jean Pierre-Bloch, le colonel Henri Romans-Petit et Jean Texcier, vice-présidents du CAR, des journalistes (Rémy Roure, ancien fondateur du CAR, Georges Altman, Claude Bourdet), l'avocat et critique littéraire à L'Aurore Pierre Loewel, proche du CAR, l'écrivain Louis Martin-Chauffier, le député Pierre de Bénouville (membre fondateur du CAR), les deux lauréats précédents, le général Paul Legentilhomme, Aimée Batier, secrétaire générale du CAR, Elie Soffer, secrétaire général de la section parisienne de l'Association des résistants du 8 novembre 1942, Georges Vavasseur, ancien secrétaire général du CAR, le colonel Chabanier[5],[6],[7],[8],[9].
La liste des lauréats est donnée dans le tableau suivant[10]. On utilise les abréviations suivantes: M. sp. pour mention spéciale; M. exc. pour mention exceptionnelle; H.c. pour hors concours.
Une présentation des lauréats par ordre chronologique inverse (des plus récents aux plus anciens) est obtenue en cliquant sur la tête de la première colonne, Année.
Les sept vies d'Adrien Conus. Compagnon de la Libération, inventeur militaire de génie, agent secret de la France libre, rescapé d'un peloton d'exécution allemand, colonel perdu en Indochine, chasseur d'éléphants émérite et...amant imprudent
↑Pour les années 1952 à 2011, la source est: Plus de soixante ans d'Histoire du Comité d'Action de la Résistance (1948-2011), Comité d'Action de la Résistance, s.d. (2011)
↑Écrite par Germaine Tillion à Ravenbrück, cette opérette tourne en dérision de façon magistrale ses bourreaux et l’horreur des camps.
↑La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières — Les maquis espagnols en Haute-Savoie.
↑L'ouvrage comporte deux messages: d'une part, un rappel des combats auxquels a participé l'auteur sur les navires portant la Croix de Lorraine au pavillon de beaupré; d'autre part, une dénonciation de l'incroyable comportement des amiraux restés fidèles à Vichy.
↑Dieulefit est une bourgade qui, du début à la fin de l'occupation, sut abriter ceux qui auraient pu être pourchassés par l'occupant.
↑Ce livre retrace l'épopée d'un jeune homme au cœur grand comme ses rêves, qui très tôt s'engage dans la Résistance pour les Services secrets britanniques, mais aussi celle de ses compagnons, hommes et femmes, villages entiers engagés avec lui dans la lutte pour la liberté.