ProPublica

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ProPublica
Logo de ProPublica.
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
Siège
Pays
Organisation
Effectif
50 employésVoir et modifier les données sur Wikidata
Fondateur
Paul Steiger (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Présidents
Paul Steiger (en), Herbert Sandler (en), Richard Tofel (en), Stephen Engelberg (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires
10,1 M$ (), 11 M$ (), 13,8 M$ (), 10,3 M$ (), 17 M$ (), 14,5 M$ (), 43,6 M$ (), 26,7 M$ (), 39,2 M$ (), 37,5 M$ (), 36 M$ (), 44,5 M$ (), 58 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Récompense
Philip Meyer Journalism Award ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Identifiants
IRS
OpenCorporates

ProPublica est un organisme sans but lucratif basé à New York et gestionnaire du site Internet ProPublica.org. De type pure player, l'organisme se décrit comme une salle de nouvelles indépendante spécialisée en journalisme d'enquête d'intérêt public[1].

Les enquêtes de ProPublica sont faites par des journalistes à temps plein de l'organisme et sont données à des « partenaires » médiatiques afin, notamment, d'en augmenter la diffusion. L'organisation compte une cinquantaine de partenaires tels 60 Minutes, CNN, ABC World News, USA Today, New York Times, Los Angeles Times, Washington Post, The Huffington Post, Politico, Salon.com, Slate, MSN Money, MSNBC.com, Newsweek, Reader's Digest, Business Week, This American Life et NPR.

ProPublica est un terme en latin de cuisine signifiant littéralement « pour la cause publique ».

Histoire

ProPublica est fondé en 2008. Stephen Engelberg, ancien chef du service d’investigation du New York Times et Paul Steiger (en), ancien rédacteur en chef du Wall Street Journal constituent progressivement une équipe d’une trentaine de journalistes, venant des plus grands titres de presse du pays. En 2018, le site emploie cent vingt salariés[2].

En 2018, près de soixante publications anglo-saxonnes ont diffusé ses enquêtes[2].

ProPublica mène un journalisme de contre-pouvoir, s'attachant à l'impact concret des enquêtes publiées. En 2018, selon Le Monde, ProPublica a ainsi « contribué à faire démissionner plusieurs hommes puissants accusés de harcèlement, à faire libérer un homme injustement condamné dans le Nevada, à déclencher une enquête de Washington sur les publicités ciblées de Facebook utilisant des critères ethniques »[2].

En 2026, les salariés syndiqués de ProPublica ont mené une grève de 24 heures, contre l’absence d’accord sur certains points de leur future convention collective, dont à propos de l'intelligence artificielle dans la rédaction et l’enquête, les protections contre les licenciements, les conditions disciplinaires et les salaires ; selon les grévistes, la direction a imposé unilatéralement la politique interne sur l’IA qui pourrait progressivement remplacer des tâches journalistiques essentielles puis servir à justifier des suppressions de postes. Les grévistes demandent aussi que le public soit informé quand des outils d’IA sont utilisés dans les enquêtes. C'est la première grève de l’histoire de ProPublica et elle et s’inscrit dans un mouvement plus large de négociations sur l’IA dans les rédactions américaines[3].

Distinctions et récompenses

En 2010, ProPublica devient le premier site Internet de nouvelles à gagner le Prix Pulitzer pour une enquête sur les conséquences de l'ouragan Katrina[4],[5],[6] publiée sur ProPublica.org et dans le New York Times Magazine[7],[8].

En 2019, ProPublica remporte son cinquième prix Pulitzer[2].

Financement

Herbert Sandler (en) et Marion Sandler, un couple de milliardaires, s'est engagé à ses débuts à financer le site Internet au moins pour une durée de trois ans. Par la suite, le site a élargi le nombre de ses sponsors. En 2010, ProPublica a un budget de 10 millions de dollars par an, entièrement issu de dons[9]. En 2018, il cumule trente millions de dollars de dons, auprès de plus de 29 000 particuliers et de fondations philanthropiques[2].

ProPublica déclare des dons de plus de 35 millions de dollars en 2021. Selon le New York Post, certains donateurs choisissent de donner par le biais de fonds de dotation, ce qui ne les oblige pas à révéler leur identité. Selon ses états financiers audités de 2022, plus de 9,9 millions de dollars de dons provenant de deux donateurs ont représenté un quart des revenus du site, sans que l'identité de ces donateurs ne soit divulguée[10].

Néanmoins, ProPublica publie sur son site web la liste de certains de ses principaux donateurs, parmi lesquels la Fondation Abrams, la Carnegie Corporation de New York, la Fondation James Dyson et le Commonwealth Fund (en). En 2021, le plus important donateur de ProPublica était Crankstart, la fondation familiale basée à San Francisco et fondée par Michael Moritz, fondateur de Sequoia Capital, une société américaine de capital risque, et « fervent soutien » de l'ancien président Barack Obama. Laurene Powell Jobs, veuve de Steve Jobs, dont la fortune est estimée à environ 26 milliards de dollars, a donné 2 millions de dollars par le biais de sa société d'investissement à vocation sociale, Emerson Collective. Laurene Powell Jobs est une donatrice importante du parti démocrate, ayant donné plus de 2 millions de dollars à ce parti en 2020. Toutefois, ProPublica n'a pas hésité à critiquer celle-ci, un article de ProPublica paru en 2021 la citait parmi plus de la moitié des Américains les plus riches ayant échappé à l'impôt sur les successions[10].

En décembre 2022, ProPublica annonce le remboursement de 1,6 million de dollars donnés par Sam Bankman-Fried, le fondateur déchu de FTX, plateforme centralisée d'échange de cryptomonnaies. Le site a précisé que les fonds seraient transférés sur un compte séparé jusqu'à ce qu'un juge des faillites ou une autre autorité légale détermine où les restituer[10].

Administration

Notes et références

Voir aussi

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