Qéïla
From Wikipedia, the free encyclopedia

Cette section ou cet article est une traduction incomplète ().
| Pays | |
|---|---|
| Zone géographique | |
| Superficie |
0,05 km2 |
| Coordonnées |
| Population |
918 hab. |
|---|---|
| Densité |
18 360 hab./km2 |
Qéïla (en hébreu : קְעִילָה, romanisé : Qəʿilā, litt. « Citadelle ») est une ancienne ville située dans les plaines du royaume de Juda[1]. Il s'agit désormais d'une ruine sous le nom de Khirbet Qeyla près du village moderne de Qila, à 11 km à l'est de Bayt Jibrin et à environ 3 kilomètres à l'ouest de Kharas[2],[3].
Bronze tardif
Les plus anciens documents historiques de Qéïla se trouvent dans les lettres d'Amarna datant du XIVe siècle av. J.-C.[2] Dans certaines d'entre elles, Qéïla ainsi que son roi Shuwardatha sont mentionnés[2]. Il est possible de déduire à partir de ces documents l'importance de cette ville parmi les villes de Canaan qui bordaient l'Égypte avant la conquête de Canaan par les israélites.
Âge du fer
Selon la Bible hébraïque dans le premier livre de Samuel, les Philistins avaient progressé vers l'est jusqu'à Qéïla et avait commencé à s'approprier le pays en pillant ses greniers jusqu'à ce que David les empêche[4],[5]. Plus tard, il apprit que les habitants de la ville, s'étaient montré déloyaux envers lui, en le livrant au roi Saül « avec 600 hommes ils quittèrent Qéïla et allèrent où ils purent aller ». Ils se rendirent aux bois de Zif : « David s’aperçut que Saül s’était mis en campagne pour lui ôter la vie. David était dans le désert de Zif, à Horesha » (I Samuel 23:15). Ici, son ami Jonathan le rechercha et « l’encouragea au nom de Dieu » : il s'agit de la dernière rencontre entre David et Jonathan[5].
Qéïla est mentionnée dans le livre de Josué (15:44) comme étant l'une des villes « des plaines » de Shéphélah. En 1160, Benjamin de Tudèle identifie Qaqun comme étant la Qéïla antique[6]. Conder et Kitchener, cependant, identifient le site biblique avec Khirbet Qeyla « à sept miles de Bayt Jibrin » et à 11 km au nord-ouest d'Hébron[7]. Le site a d'abord été décrit par Eusèbe de Césarée comme étant « [Près de] huit bornes milliaires à l'est d'Eleutheropolis [aujourd'hui Bayt Jibrin], sur la route d'Hébron. » Victor Guérin, ayant visité la Palestine au XIXe siècle, identifia également Qéïla avec la même ruine, Khirbet Kila (en arabe : خربة كيلا), près du village moderne du même nom, une place située à quelques kilomètres au sud d'Adullam (Khurbet esh Sheikh Madhkur) ainsi qu'à l'ouest de Kharas. Ce point de vue a été adopté par l'Autorité des antiquités d'Israël. Khirbet Qeyla, se trouve du côté nord du village de Qila. Guérin y trouva un souterrain ainsi qu'une voûte circulaire, apparemment antiques, les vestiges d'un mur entourant le plateau, et à côté d'une colline voisine, des tombes creusées dans la roche. La ville est mentionnée dans les lettres d'Amarna en tant que Qilta.
Période du Second Temple
Qéïla est mentionnée dans le livre de Néhémie comme étant l'une des villes ayant été réétablies par les exilés juifs de retour de l'exil à Babylone et ayant aidé à construire les murs de Jérusalem pendant le règne du roi persan Artaxerxès Ier[2],[8],[9]. Néhémie note en outre que ces rapatriés étaient les descendants mêmes des individus ayant anciennement résidé dans la ville avant leur bannissement du pays, qui étaient tous retournés vivre dans leurs anciens lieux de résidence[10].
Pendant la période du Second Temple, des morgado de figo façonnés en gâteaux durs ronds ou carrés (en hébreu : דְּבֵילָה, romanisé : dəḇilā) étaient produits à Qeyla, et, en raison de leur qualité et une douceur exceptionnelles et succulentes pouvaient être proposées telles quelles dans le Temple de Jérusalem comme bikkourim, un élément habituellement réservé aux fruits frais (lorsqu'ils proviennent de régions proches de Jérusalem), et pour les raisins secs et les figues séchées lorsqu'ils proviennent de régions plus éloignées. Cela est mentionné dans le Talmud de Jérusalem dans le traité Bikkurim 3:3, ainsi que le commentaire de Salomon Cyrille[2].
Les actuels résidents de la ville sont des Bédouins expulsés lors de la guerre israélo-arabe de 1948-1949 des zones environnantes de Beer-Sheva.
Description du site
La Khirbet Qeila (Ruine de Qéïla) est située sur une colline en terrasses, en forme de dôme au bout d'un éperon descendant vers l'est, à proximité d'un petit village arabe qui porte le même nom[2]. De l'autre côté, elle est entourée de chaînes, qui descendent dans le ruisseau de Wadi es-Sur (une extension de la vallée des Térébinthes) et le fortifiant avec une fortification naturelle. Sa superficie est d'environ 50 dounams (5 hectares)[2]. On distingue les vestiges des murs sur ses pentes, et, au nord, on aperçoit la montée vers la porte de la ville, qui est faite comme une rampe avec un mur de soutènement[2]. Au pied du tell, du côté de la route, des grottes funéraires furent taillées[2]. Les poteries retrouvées au tell indique qu'il y avait un peuplement presque continu de l'âge du bronze à l'époque des Croisades et des Mamelouks[2].
Les vestiges d'une vieille route menant de Qéïla à la vallée des Térébinthes via Adullam sont encore visibles, et de Qéïla à Tarqumia. Une autre route antique se détache de Qéïla en direction de Kefar Bish, qui est désormais une ruine à 4,5 kilomètres à l'ouest de Qéïla, mais un village juif s'y était établi pendant l'occupation romaine de la Palestine[2].
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Keilah » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Josué, « Livre de Josué - chapitre 15 »

- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 (he) Aryeh Itzhaki, מדריך ישראל : אנציקלופדיה שימושית לידיעת הארץ [« Guide d'Israël : Une encyclopédie utile pour connaître le pays »] (OCLC 745203905)
- ↑ (en) Michael Avi-Yonah, « GAZETTEER OF ROMAN PALESTINE » [« Répertoire de la Palestine romaine »], Qedem, vol. 5, , p. 3–112 (JSTOR 43587090)
- ↑ (en) Anson Rainey, « The Biblical Shephelah of Judah » [« La Shéphélah biblique de Juda »], Bulletin of the American Schools of Oriental Research, no 251, , p. 1-22 (JSTOR 1356823)
- 1 2 Samuel, « Premier livre de Samuel - chapitre 23 »

- ↑ (en) Claude Reignier Conder, Tent Work in Palestine : A Record of Discovery and Adventure [« Le travail sous la tente en Palestine : un récit de découverte et d'aventure »], , 422 p. (ISBN 978-1-4021-8987-6), p. 213
- ↑ (en) David Toshio Tsumura, The First Book of Samuel [« Le Premier Livre de Samuel »], Eerdmans, , 698 p. (ISBN 9780802823595), p. 550
- ↑ Néhémie, « Livre de Néhémie - chapitre 3 »

- ↑ Flavius Josèphe, Œuvres complètes, , 1536 p. (ISBN 978-2221132982)
- ↑ Néhémie, « Livre de Néhémie - chapitre 7 »

