Référendum constitutionnel thaïlandais de 2026
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| Référendum constitutionnel thaïlandais de 2026 | ||||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
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| Inscrits | 52 933 610 | |||||||||||||
| Votants | 36 870 266 | |||||||||||||
| 69,65 %[1] | ||||||||||||||
| Votes blancs | 3 075 330 | |||||||||||||
| Votes nuls | 932 583 | |||||||||||||
| Approuvez-vous l'idée d'une nouvelle Constitution ? | ||||||||||||||
| Pour | 58,64 % | |||||||||||||
| Contre | 30,49 % | |||||||||||||
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Un référendum constitutionnel se tient en Thaïlande le , le même jour que les élections législatives. Les électeurs sont questionnés sur leur approbation à l'élaboration d'une nouvelle Constitution visant à remplacer celle de 2017.
La date du référendum coïncidant avec celle des élections législatives fut choisie pour une meilleure utilisation des fonds publics et du budget national[2],[3].
Anciennes constitutions
À la suite du coup d'État de 2006, renversant le gouvernement de Thaksin Shinawatra, le « Conseil pour la sécurité nationale (en) », alors junte militaire en place, abroge la Constitution alors en vigueur de 1997, réputée comme la plus démocratique du pays depuis la révolution siamoise de 1932. Après l'introduction d'une Constitution provisoire, mettant en place une Assemblée constituante, la Constitution de 2007 est ensuite adoptée par le tout premier référendum du pays le , à 57,81 % des suffrages, les opposants à cette Constitution étant ainsi les partisans de l'ancien gouvernement Shinawatra[4].
Les premières élections issues de cette Constitution furent celles de décembre de la même année, où le Palang Prachachon, le de facto successeur du parti de Thaksin Shinawatra, le Thai Rak Thai, arrive en tête et parvient à composer sous deux gouvernements, ceux de Samak Sunthorawet et de Somchai Wongsawat, avant d'être destitués tous deux par la Cour constitutionnelle, puis d'être remplacé par Aphisit Wetchachiwa, chef du Parti démocrate, fin 2008.
Celui-ci laisse sa place à la tête du gouvernement, lors des élections législatives de 2011, à Yingluck Shinawatra, sœur cadette de Thaksin, incarnant cette fois-ci le Pheu Thai arrivé en tête, et qui est une nouvelle renaissance du Palang Prachachon. Une crise politique éclate cependant en 2014, la faisant convoquer des élections législatives anticipées (qui ne seront jamais validées), mais qui la fait également destituer à son tour par la même Cour constitutionnelle. Un énième coup d'État s'en suit, et le « Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre », junte militaire dirigée par Prayut Chan-o-cha, remplace la Constitution de 2007 par une provisoire, avant de soumettre à nouveau par référendum l'actuelle Constitution, où elle est adoptée à 61,35 % des suffrages[5].
Positions
Partis politiques
- Fierté thaïe : pour, sans pour autant modifier les chapitres 1 et 2 de la Constitution relatifs à l'État et à la monarchie. « Globalement satisfait » de la Constitution de 2017, tout en comprenant les arguments en faveur d'une « Constitution du peuple »[6],[7].
- Parti démocrate : pour, sans pour autant modifier les chapitres 1 et 2 de la Constitution relatifs à l'État et à la monarchie[8],[9].
- Parti du peuple : pour ; principal partisan d'une nouvelle rédaction d'une nouvelle Constitution, pour retirer l'héritage politique des coups d'État militaires et des juntes militaires passés[10].
- Pheu Thai : pour, tout en conservant les chapitres 1 et 2 de la Constitution relatifs à l'État et à la monarchie, telles qu'elles sont[10].
- Prachachart : pour[8].
- Thai Sang Thai : pour[8].
- Nation thaïe unie : contre, car la Constitution actuelle contient des dispositions importantes et qu'une réécriture permettrait une recrudescence d'anciens personnalités politiques disqualifiées. Elle devrait être plutôt « amendée » qu'abrogée[11],[12].
- Palang Pracharat : contre[8].