Raseteur
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Les raseteurs sont les principaux acteurs de la course camarguaise. Ils affrontent généralement à deux, trois ou plus, un animal appelé cocardier, taureau castré très vif et léger, auquel ils tentent d'enlever les attributs primés qui décorent sa tête. Ils effectuent un nombre de rasets très variés, qui leur permettent de déplacer l'animal. Ils sont assistés par des tourneurs.
Autrefois, les raseteurs se recrutaient parmi les ouvriers saisonniers ou les déclassés de la société rurale[1]. Avec l'apparition des écoles taurines dans les années 1980, dans des zones jouxtant le pays de Bouvino, avec, aussi, la croissance des banlieues et le taux d'immigration, on trouve de plus en plus de jeunes raseteurs issus de famille immigrées. Certains se sont déjà fait un nom comme Sabri Allouani issu de l'école taurine de Vendargues[1].
Danger
Si la course camarguaise présente moins de danger pour l'homme que la corrida, il n'en reste pas moins qu'il peut y avoir des blessures, ce sport se pratiquant à un très haut niveau.
Au XIXe siècle, il y a eu des morts parmi les raseteurs à la suite d'un apport de sang espagnol dans la race camarguaise. Ce fut le cas de Rossi, tué dans les arènes d'Arles en 1883 par « Boucabèu », de la manade de Joseph Yonnet[2]. En 1886, Louis Robert mourut sous les cornes de « Méfiez-vous » à Nîmes[3]. Ce qui amena à recodifier la « course libre » et l'on préconisa un retour à la sélection de taureaux de Camargue[4].
En 2020, lors d'une course libre pour les jeunes raseteurs de la Ligue taurine d'Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, un élève raseteur, Kevin Bruguiere, est décédé suites de ses blessures après avoir heurté un taureau[5].
