Raymond Barthélemy

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Naissance
Décès
(à 69 ans)
Montrouge
Nationalité
Raymond Barthélemy
Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Montrouge
Nationalité
Domicile
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Autres informations
Membre de
Distinction
Prix de Rome en 1860

Raymond Barthélemy né le à Toulouse[1] et mort le à Montrouge[2] est un sculpteur français.

Enfance et études

Fils de Bertrand Barthélémy, boucher, et de Margueritte Lagardelle, ménagère, Raymond Barthélémy est élève à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Francisque Duret[3] à partir de 1857[4].

Il participe au Salon des artistes français en 1859 et récompensé d'une mention honorable[5].

Il est lauréat d'une mention au concours du prix de Rome de sculpture en 1859 avec un Mézence blessé préservé par l'intrépidité de son fils Lauzus, puis le remporte en 1860 à l'aide d'une figure en ronde-bosse d’Oreste se réfugiant à l'hôtel de Minerve[6] qui s'attire le jugement suivant : « La physionomie de l'Orestre exprime la fatigue, la terreur, l'horreur et la prière. M. Barthélémy a su rendre avec justesse ces sentiments multiples […], les chairs sont habilement mouvementées, elles vivent […]. On y découvre un talent et une science incontestables »[7],[8] et encore "le mouvement est grand et développé, les lignes sont bien trouvées et l'agitation qui domine le sujet n'a pas empêché l'artiste de rester simple et concis"[9].

Il est pensionnaire à la villa Médicis à Rome du au .

Vie professionnelle

Vers 1869, il s'installe au 25 rue de Humboldt et à partir de 1881, il réside aussi au 29 rue du Petit-Parc à Montrouge[10] remplacé par le 47 rue Victor-Hugo dans la même ville en 1888[11]. Il participe à nouveau au Salon des artistes français 14 fois entre 1867 et 1892.

Le 23 septembre 1871, il épouse à Toulouse, Anaïs Gabrielle Malet, sans profession, née en 1848, fille de feu Jean-Baptiste Malet maroquinier et de Jeanne Bascoul, sa veuve, sans profession. Le sculpteur Louis Rouzet et son frère Richard Barthélémy, aussi sculpteur, furent présents à cette cérémonie[12]. Raymond Barthélémy réside alors au 36 rue des Novars à Toulouse[13].

À partir de 1875, Raymond Barthélémy est membre du jury de l'École nationale supérieure des beaux-arts[14].

Il participe en 1878 au concours de la Ville de Nancy pour l'érection d'un Monument à Thiers[15].

Il eut pour élève le sculpteur René-Louis Foy[16],[17], fut membre de la Société des artistes français et adhéra en 1899 à la Ligue de la patrie française[18].

Il enseigne en 1890 un cours préparatoire spécial de dessin pour les aspirants aux écoles supérieures du gouvernement[14].

À sa mort en 1902, La Chronique des arts et de la curiosité le mentionne comme « sculpteur de talent[19] ».

Envois depuis la villa Médicis à Rome

Au cours de son séjour de pensionné à Rome, il doit réglementairement effectuer un envoi annuel à l'Académie des beaux-arts.

  • En 1861 (1re année), il réalise un bas-relief en plâtre, Homère et son génie, qui est mal reçu : « La composition est banale, les plans sont vagues et mal entendus. La molle attitude du Génie n'a rien d'héroïque. Homère est sans inspiration[20] ».
  • En 1862 (2e année), il sculpte une copie en marbre du Discobole au repos d'après l'antique du musée du Vatican qui rencontre également un accueil critique défavorable : « L'exécution de sa copie est négligée, la tête particulièrement n'a pas le caractère sévère du modèle[21] […] Touché à différentes reprise par la maladie, il n'a pas réalisé la tête d'expression exigée par le règlement[22] ».
  • En 1863 (3e année), malade, il ne peut effectuer l'envoi réglementaire que devait constituer le groupe Berger jouant avec un chevreau[23].
  • En 1864 (4e année), la maladie persistant, il ne réalise aucun envoi[24].
  • En 1865 (5e année), il achève son groupe Berger avec un chevreau ou Faune jouant avec un chevreau qui constitue en retard son envoi de troisième année, jugé d'un « goût maniéré […]. Sa construction incohérente. […] La tête est d'un sentiment faux et l'exécution générale est d'une monotonie qui ne répond pas à l'action du sujet. Cependant sous certains aspects les contours offrent de la finesse[25] ». Il réalise également pour sa cinquième et dernière année de pension un Ganymède, mais comme il n'était qu'ébauché, il ne peut être exposée à la villa Médicis. Après avoir fait l'objet de différentes recommandations[26], il sera présenté au Salon de 1869[27].

Salons des artistes français

Raymond Barthélemy expose au Salon entre 1859 et 1892[28] et se voit décerner des médailles d'or à ceux de 1867 et 1869[29], ce qui lui permet par la suite d'exposer hors-concours.

Expositions universelles

  • 1878 : Jeune Faune jouant avec un chevreau, groupe en bronze ; Ganymède, groupe en marbre.
  • 1889 : Pastourelle du Faune, groupe en marbre, no 1670 ; L'Électricité, figure en bronze pour la galerie des Machines. Raymond Barthélemy remporte une médaille d'or[80].

Œuvres dans les collections publiques

Notes et références

Liens externes

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