Raymond Chabanne

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Raymond Chabanne est un officier général français, né à Clermont-Ferrand le , mort le à Fontainebleau. Il est chef de corps du 3e RPIMa de 1972 à 1974.

Faits en bref Naissance, Décès ...
Raymond Chabanne
Raymond Chabanne
Le Général Raymond Chabanne en 2011

Naissance
Clermont-Ferrand
Décès (à 98 ans)
Fontainebleau
Arme Troupes de marine
Grade Général de brigade
Commandement 3e RPIMa (1972-1974)
Distinctions Grand-croix de la Légion d'Honneur
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Biographie

Enfance, engagement et Campagne de France

Raymond Chabanne est né à Clermont-Ferrand le [1]. Il quitte le domicile familial à 15 ans[1]. Après avoir été groom dans un hôtel puis projectionniste de cinéma, il entre chez les Compagnons de France[1] où il reçoit notamment une « formation de cadres » pour devenir assistant de camp, option éducation physique. Le jour de ses 18 ans, en , il quitte les Compagnons et s’engage à Fréjus dans les troupes coloniales de l’armée d’armistice, au 21e RIC, « victime des affiches en couleur »[1](sic).

Armistice

En , à la suite de l’invasion de la zone libre, Raymond Chabanne est mis en congé d’armistice, rentre à Clermont puis rejoint la résistance comme agent de renseignements au sein de l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIC) dont il devint directeur départemental à 19 ans. Après le débarquement en Provence, il quitte l'ONIC « discrètement » (sic) et intègre une unité de la 1ère Armée qui « passait par là » (sic) dans son chemin vers Paris, où il est affecté comme 2e classe au 4e régiment de tirailleurs sénégalais à Montpellier[1]. Peu de temps après avoir été nommé caporal-chef, son chef de corps le convoque et lui dit : « Chabanne, vous avez été directeur départemental de l'ONIC ? Le Ministère me demande des candidats à envoyer à Saint-Cyr, vous êtes d'accord ? » Il est donc envoyé à l’école militaire inter-armes de Saint-Cyr-Coëtquidan, d’où il sort aspirant en 1946. Pendant son stage à l'école d’application d'infanterie, il passe son brevet de parachutisme.

Premier séjour en Indochine

Nommé sous-lieutenant en , il part en Indochine sur le Pasteur au printemps 1949 au sein du 27e BMTS[1]. À la suite d'une bagarre un peu « musclée » avec un supérieur qui avait traité ses sous-lieutenants de « petits cons » (sic)[2], il reçoit une affectation disciplinaire dans la compagnie mobile d'un bataillon du 6e RIC[1] en poste à Hanoï, où il suit une formation de commando. C'est lors d'un retour de mission qu'il fait une première rencontre avec le capitaine Marcel Bigeard, attablé avec quelques-uns de ses cadres à la terrasse de l'hôtel Métropole : « Je l'ai vu, simplement, je n'ai pas eu l'occasion de lui parler » (sic).

Second séjour en Indochine

Retour en France en 1951, puis départ volontaire pour un deuxième séjour en Indochine où Raymond Chabanne est affecté comme patron du commando Nord-Vietnam n° 21[1]. Après diverses missions, le commando qu’il dirige est mis temporairement à la disposition du chef de bataillon Bigeard, patron du 6e BPC, au moment de l’affaire de Na San en . Début 1954, il fait un stage d'appui aérien dans plusieurs bases, dont la célèbre Cat-Bi. Après la chute, à laquelle il ne participa pas à Diên Biên Phu, il est nommé secrétaire de la sous-commission d'armistice.

Retour en France

Retour en France le . Quatre mois de congé, puis affectation à la demi-brigade coloniale des commandos parachutistes à Bayonne comme commandant d'une compagnie d'appui au sein d'un bataillon tout fraîchement créé, le 3e BCCP commandé par le chef de bataillon Lenoir.

Algérie

Le 3 partira à Bône (Algérie) en . Le capitaine Chabanne, assisté du lieutenant Maurice Schmitt[3] (futur CEMA), restera au 3 jusqu'au départ de son nouveau chef de corps, le lieutenant-colonel Bigeard, en 1958, qu'il rejoindra ensuite à l'École Jeanne d'Arc à Philippeville comme instructeur. Après le 13 mai 1958, Raymond Chabanne est envoyé à l'État-major à Constantine avec le général Gilles, où il crée le Groupement de Commandos Parachutistes (GCP). Puis il rejoint son ancien patron au 3 à Aïn Sefra, où Marcel Bigeard rédigera sa fameuse déclaration. Comme c'est lui qui fut chargé d'apporter l'enregistrement audio de la déclaration et son texte à la Radio d'Alger, et à la suite d'une dénonciation, il fut arrêté sur l'aérodrome d'Oran où son avion avait fait escale à cause du mauvais temps (« une compagnie entière de CRS est sortie du sol à mon retour de l'hôtel où j'avais passé la nuit »), fouillé, accusé de complicité de complot et sanctionné de soixante jours de forteresse (qu'il ne fit pas[4]), de même que Marcel Bigeard, qui fut muté outremer, à Bouar (République centrafricaine).

Carrière en métropole et outre-mer

Après trois semaines d'arrêts de rigueur, il est envoyé à Madagascar, au moment du putsch. « Comme Bigeard, je ne sais pas ce que j'aurai fait si j'étais resté en Algérie au moment du putsh » (sic). De retour de Madagascar, Raymond Chabanne est affecté à la 8e division d'infanterie à Compiègne, commandée par le général Goujon. En , il est nommé à la tête du 3e RPIMa à Carcassonne sans avoir fait l'École de guerre. « Je n'avais pas le bagage intellectuel nécessaire et je ne parlais aucune langue étrangère » dit-il. Après le 3, il est affecté à la DTAI (direction technique des armes et de l'instruction) caserne Lourcines à Paris. En 1975, il est nommé conseiller du président Omar Bongo à Libreville (Gabon) où il restera deux ans. Puis ce fut une affectation comme sous-chef d'État-major de la 2e Région militaire à Lille. Et retour en Afrique en République centrafricaine, où il s'est occupé « des fameux diamants et des grandes chasses, toutes choses qui n'avaient rien à voir avec l'armée » (sic).

Deuxième section

Raymond Chabanne est nommé général de brigade et versé en deuxième section le [5].

Il est mort le à Fontainebleau[6],[7]

Décorations

Notes et références

Liens externes

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