Raymond Plassat
coureur cycliste français
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Raymond, Henri Plassat, né le à Reims et mort le dans le 17e arrondissement de Paris[1], est un coureur cycliste sur piste français, spécialiste de la poursuite.
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Le père la Soupe |
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Biographie
Né à Reims, sa famille se réfugie en Bretagne pendant la première guerre mondiale ; il revient à Reims en 1920 et se fait marbrier[2].
Membre du Bicycle club rémois, il court sa première course sur route, Reims-Rethel en 1921 où il chute[3]. En fin de saison 1922, il réussit une bonne course en compagnie de Fernand Moulet[2]. En 1923, il achète un vélo de piste et débute sur la piste de la Haubette à Tinqueux près de Reims[3]. Il pratique toutes les spécialités : vitesse, américaine, individuel, demi-fond, … Les résultats commencent à venir. Il se lance dans le demi-fond et réussit à se classer troisième derrière Georges Faudet et Désiré Briot[note 1]. En américaine, il fait équipe avec Jules Léty[note 2] et se distingue plusieurs fois[4]. Plassat gagne également un match-poursuite contre trois adversaires à Charleville. L’hiver, il pratique la culture physique en compagnie de Marcel Thil[2],[5].
En 1924, il fait son service militaire. Il gagne quand même un Grand Prix Alléluia. Il fait une belle 3e place en américaine, battu par Deruyter-Neffati et Faudet-Toussaint[note 3]. À Nancy, sa ville de garnison, il s’adjuge un Grand Prix Excellence et s’assure plusieurs places d’honneur ; à Strasbourg, sur 100 kilomètres à l’américaine, il manque une belle place de second à la suite d’une chute. II revient courir à Reims, en fausse permission, il tombe ; il faut le transporter à l’infirmerie, le rapatrier ; il écope de quinze jours de prison. Envoyé à l’armée d’occupation, il fait des étincelles dans la région de Sarrebruck grâce à ses chefs sportifs, puis il revient à Reims prendre une troisième place en américaine, battu par Faudet-Choury et Souchard-Rich[2].
Après son service militaire, dans une individuelle à laquelle participent Deruyter, Brocco, Rich,..., il se classe troisième, battu aux points, bien qu’il ait terminé avec 3/4 de tour d’avance, s’étant échappé en fin de course. Puis il se remet au demi-fond luttant avec Toussaint, Léty[6]. Il écume toute la région de l’Est, dans ses diverses spécialités[2].
En 1927, il gagne le Prix de Jonchery couvrant contre la montre, 25 kilomètres en 42’ battant le second, Fernand Moulet, de trois minutes. Puis il reprend sur piste, remportant des succès divers[7]. Pour le meeting du Grand Prix de Paris, il vient apporter au team rémois dans la course-poursuite, l'énorme appoint de ses qualités de polisseur et les « bleu et blanc » sont de rudes adversaires pour les vainqueurs du V.C.L.[8],[9]. Il se distingue encore personnellement dans la revanche qui a lieu quelques jours après à Buffalo[2].
En 1927, l’hiver venu, sur les conseils de René d’Hennin[note 4], il prend un congé et part courir à Paris. Il gagne l'éliminatoire et affronte Octave Dayen pour le brassard-poursuite amateurs au Vél' d'Hiv' battu que d'une dizaine de mètres[10],[11] puis André Raynaud [12] et le remporte contre Maurice Delaunay[13],[14].
En 1928, il s'installe à Bois-Colombes[15], il court des américaines avec Maurice Cordier[16]. Le 4 mars 1928, il bat le record sur 10 km avec 13 min 7 s 3/5, lors d'un match poursuite contre Maurice Richard[note 5],[2],[17] avec qui il fait équipe en américaine[18] et dont les temps sur 10 km ne sont toujours pas égalés en 1946[19]. Il échoue contre le record de l'heure français à Amiens[20].
En 1929, il pense arrêter la compétition et reprend l'hôtel-restaurant de ses beaux-parents « Le Cordon Bleu », 231 avenue d'Argenteuil à Bois-Colombes[21],[22] puis en 1932, ouvre un restaurant « Le Sportman », à La Fourche, 5, avenue de Saint-Ouen[23],[24].
En 1933, après quatre ans d'absence au Vél' d'Hiv, il rencontre Amédée Fournier, médaillé d'argent de la poursuite par équipes aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1932 et se défend bien[25],[26],[27]. Fin 1933, il participe à un omnium par équipes routiers vs. pistards où il court l'américaine avec son ami Maurice Richard[28],[29],[30]. Il reprend la compétition en 1934 avec Richard[31],[32]. En février 1934, Henri Lemoine et lui sont battus par Francis Faure monté sur sa bicyclette à pédalage horizontal[33].
En 1936, Il fait partie de l'équipe de Champagne créée par Louis Daugé[34],[35].
En 1939, il court encore à Reims dans les éliminatoires régionales du Grand Prix des Nations[36],[37].
Il est mobilisé pendant la seconde guerre mondiale. Fait prisonnier, il est détenu en captivité au Stalag VII-A (en), au nord de la ville de Moosburg, dans le sud de la Bavière, où il organise les activités sportives[38],[39]. Il est libéré en octobre 1941[40],[41],[42].
Palmarès
- 1924
- Grand Prix Alléluia.
- Grand Prix Excellence à Nancy
- 1927
- Prix de Jonchery, contre la montre
- 2e du Prix Quentin-Bauchart, poursuite par équipe, avec le BCR[8]
- 1928
- Prix Miller-Waller, américaine sur 2 h. avec Maurice Richard[43]
- 1934
- Prix du Tour de France, américaine sur 2 h. avec Maurice Richard[44]
- 1935
- Prix Grenda[45]
Vie privée
Il épouse Yvonne Mallet le 27 novembre 1928 à Bois-Colombes[1],[46].