Raymonde Heudebert
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16e arrondissement de Paris
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(à 97 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Raymonde Lucienne Heudebert |
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Raymonde Lucienne Heudebert, née le à Paris et morte dans la même ville le [1], est une artiste peintre et illustratrice française, représentative du courant africaniste[2].
Raymonde Heudebert est la fille de Lucien Alfred Heudebert (1860-1943), marchand de biscottes, et d'Ellen Katherine Burn (1865-1940)[3]. Elle est l'élève de René Ménard à l'Académie de la Grande Chaumière[4], puis de Maurice Denis et Félix Vallotton à l'Académie Ranson à Paris[5]. Elle devient sociétaire du Salon d'automne et y expose dès 1920[6]. Cette même année, elle est reçue aux soirées de Mireille Havet, où elle côtoie Raymond Radiguet, Jacques-Napoléon Faure-Biguet, Marcelle Garros, Maurice Martin du Gard et Winnaretta Singer[7].
- Les maîtres

Le , Raymonde Heudebert épouse le futur général d'aviation et ministre Édouard Corniglion-Molinier (1898-1963) dont les racines sont niçoises, s'apprêtant alors à vivre une grande partie de chaque année à Villefranche-sur-Mer[8].
Sur une invitation en Guinée, elle va effectuer en Afrique-Occidentale française un voyage qui va la situer, à l'instar de Roger Bezombes, Gustave Hervigo, Georges-André Klein ou Anna Quinquaud, parmi les artistes africanistes essentiels du XXe siècle[5]. Elle peint des paysages en Afrique-Occidentale française (Guinée, Soudan français - actuel Mali -, Haute-Volta - actuel Burkina Faso) -, en France (Villefranche-sur-Mer) et en Italie (Venise, Florence, Rome, Naples)[5].
« Dépouillement dans les lignes onduleuses définissant un paysage, simplification raffinée des volumes : en Italie, en Provence ou en Espagne, à l'Île Maurice ou à Hong-Kong, Raymonde Heudebert a recueilli l'essence même de la nature qu'elle transpose avec la rigueur d'une artiste cubiste pleine d'humour et de force, de sensibilité très très fine dans une acuité visuelle exceptionnelle » observe Gérald Schurr[9], qui souligne cependant que Raymonde Heudebert a plus particulièrement « su renouveler le thème éternel de Venise grâce à la sensibilité d'un graphisme synthétique, à la fluidité d'une palette qui évoquent comme dans un rêve poétique, plus qu'ils ne les décrivent, les célèbres architectures de la Sérénissime »[10].
Collections publiques
États-Unis
- D'Ariane à Zoé, suite de 26 lithographies dont Raymonde Heudebert, 1930.
France
- Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente.
- Grenoble, musée de Grenoble : Portrait du peintre (autoportrait), huile sur toile 104x73,5cm, vers 1922 (dépôt du Centre national des arts plastiques)[11].
- Paris :
- Assemblée nationale, dépôts du Centre national des arts plastiques :
- musée du quai Branly : Indigènes traversant un oued, huile sur toile.
- Rouen, musée des Beaux-Arts : Paul Morand en costume chinois.
- Saint-Germain-en-Laye, musée départemental Maurice-Denis :
- Grand Nu au voile, 1923.
- Autoportrait sur fond noir, non daté
Portraits non localisés
- Gérard Bauër[4].
- Ninetta Casagrande de Villariera[4].
- Marc Chadourne[4].
- Colette[4].
- Edmond Jaloux[4].
- Suzanne Lenglen[4].
- François Mauriac[14].
- Paul Morand[5].
- Armande de Polignac[5].
- Catherine Pozzi[4].
Livres illustrés
- François Mauriac, Génitrix, 100 exemplaires numérotés sur papier vélin Lafuma, enrichis d'un portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert, Bernard Grasset éd., Collection « Les cahiers verts », 1923.
- Louis Gautier-Vignal, Les Maisons de la mer, poèmes, 150 exemplaires, dessins de Raymonde Heudebert, Nice, Éditions G. Mathieu, 1924.
- François Mauriac, Le Désert de l'amour, 30 exemplaires numérotés sur papier de Chine, enrichis d'un portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert, Bernard Grasset éd., Collection « Les cahiers verts », 1923.
- Henri Bernstein, La Galerie des glaces, portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert en frontispice, Arthème Fayard & Cie Éditeurs, Imprimerie Ramlot, 1926.
- Edmond Jaloux, Le Message, portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert en frontispice, Éditions Les cahiers libres, 1930.
- D'Ariane à Zoé, Librairie de France, 1930, 26 prénoms sous forme de 26 nouvelles par 26 écrivains, enrichies de 26 lithographies d'artistes, dont Yves Alix, Berthold Mahn, Pierre-Eugène Clairin, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, Kiyoshi Hasegawa, Raymonde Heudebert et Marie Laurencin.
Expositions
Expositions personnelles
- Galerie Druet, Paris, février 1923[15].
- Galerie Jacques Rodrigues-Henriques, Paris, 1927[5].
- Galerie Bernheim-Jeune, Paris, juin 1931[16],[17],[18], 1932[19].
- Galerie George Bernheim, 1938[20].
- Galerie Bruno Caille, Paris, 1960[20].
- Œuvres récentes de Raymonde Heudebert, galerie Bruno Martin Caille, Paris, [21].
- Galerie du Cercle, no 23 rue de la Pépinière, Paris :
Expositions collectives
- Salon d'automne, Paris, à partir de 1920[6].
- Nouveau Salon, galerie Barbazanges, Paris, 1922, avec Pierre Bompard, Charles Despiau, Adolphe Feder, Raymonde Heudebert, André Jolly, Tristan Klingsor, Marthe Lebasque, André Léveillé, Lucien Mainssieux, Jean Peské[23].
- Salon d'automne, Toulouse, 1934[24].
- Exposition universelle de 1937, Paris, pavillon pontifical, avec Yves Brayer, Maurice Denis, George Desvallières, Élisabeth Faure, René Levrel)[25].
- Dixième anniversaire de la Galerie du Cercle (Denise Douchez). Yves Alix, Willy Eisenschitz, Jean Even, Raymonde Heudebert, galerie du Cercle, Paris, [26].
- Coloniales 1920-1940, musée municipal de Boulogne-Billancourt, de à .
- Salon des indépendants et Salon des Tuileries, expositions non datées, vraisemblablement pour le second à partir de sa création en 1923[4].
- Genève, Londres, New York, expositions non datées.
Vente publique
- Claude Robert, commissaire-priseur, Vente de l'atelier Raymonde Heudebert, Paris, hôtel Drouot, [27].