Raymonde Heudebert

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Nom de naissance
Raymonde Lucienne Heudebert
Nationalité
Raymonde Heudebert
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Naissance
Décès
Nom de naissance
Raymonde Lucienne Heudebert
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Conjoint

Raymonde Lucienne Heudebert, née le à Paris et morte dans la même ville le [1], est une artiste peintre et illustratrice française, représentative du courant africaniste[2].

Raymonde Heudebert est la fille de Lucien Alfred Heudebert (1860-1943), marchand de biscottes, et d'Ellen Katherine Burn (1865-1940)[3]. Elle est l'élève de René Ménard à l'Académie de la Grande Chaumière[4], puis de Maurice Denis et Félix Vallotton à l'Académie Ranson à Paris[5]. Elle devient sociétaire du Salon d'automne et y expose dès 1920[6]. Cette même année, elle est reçue aux soirées de Mireille Havet, où elle côtoie Raymond Radiguet, Jacques-Napoléon Faure-Biguet, Marcelle Garros, Maurice Martin du Gard et Winnaretta Singer[7].

Édouard Corniglion-Molinier

Le , Raymonde Heudebert épouse le futur général d'aviation et ministre Édouard Corniglion-Molinier (1898-1963) dont les racines sont niçoises, s'apprêtant alors à vivre une grande partie de chaque année à Villefranche-sur-Mer[8].

Sur une invitation en Guinée, elle va effectuer en Afrique-Occidentale française un voyage qui va la situer, à l'instar de Roger Bezombes, Gustave Hervigo, Georges-André Klein ou Anna Quinquaud, parmi les artistes africanistes essentiels du XXe siècle[5]. Elle peint des paysages en Afrique-Occidentale française (Guinée, Soudan français - actuel Mali -, Haute-Volta - actuel Burkina Faso) -, en France (Villefranche-sur-Mer) et en Italie (Venise, Florence, Rome, Naples)[5].

« Dépouillement dans les lignes onduleuses définissant un paysage, simplification raffinée des volumes : en Italie, en Provence ou en Espagne, à l'Île Maurice ou à Hong-Kong, Raymonde Heudebert a recueilli l'essence même de la nature qu'elle transpose avec la rigueur d'une artiste cubiste pleine d'humour et de force, de sensibilité très très fine dans une acuité visuelle exceptionnelle » observe Gérald Schurr[9], qui souligne cependant que Raymonde Heudebert a plus particulièrement « su renouveler le thème éternel de Venise grâce à la sensibilité d'un graphisme synthétique, à la fluidité d'une palette qui évoquent comme dans un rêve poétique, plus qu'ils ne les décrivent, les célèbres architectures de la Sérénissime »[10].

Collections publiques

États-Unis

  • D'Ariane à Zoé, suite de 26 lithographies dont Raymonde Heudebert, 1930.

France

Portraits non localisés

Livres illustrés

  • François Mauriac, Génitrix, 100 exemplaires numérotés sur papier vélin Lafuma, enrichis d'un portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert, Bernard Grasset éd., Collection « Les cahiers verts », 1923.
  • Louis Gautier-Vignal, Les Maisons de la mer, poèmes, 150 exemplaires, dessins de Raymonde Heudebert, Nice, Éditions G. Mathieu, 1924.
  • François Mauriac, Le Désert de l'amour, 30 exemplaires numérotés sur papier de Chine, enrichis d'un portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert, Bernard Grasset éd., Collection « Les cahiers verts », 1923.
  • Henri Bernstein, La Galerie des glaces, portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert en frontispice, Arthème Fayard & Cie Éditeurs, Imprimerie Ramlot, 1926.
  • Edmond Jaloux, Le Message, portrait de l'auteur par Raymonde Heudebert en frontispice, Éditions Les cahiers libres, 1930.
  • D'Ariane à Zoé, Librairie de France, 1930,
    26 prénoms sous forme de 26 nouvelles par 26 écrivains, enrichies de 26 lithographies d'artistes, dont Yves Alix, Berthold Mahn, Pierre-Eugène Clairin, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, Kiyoshi Hasegawa, Raymonde Heudebert et Marie Laurencin.

Expositions

Expositions personnelles

Expositions collectives

Vente publique

  • Claude Robert, commissaire-priseur, Vente de l'atelier Raymonde Heudebert, Paris, hôtel Drouot, [27].

Réception critique

Notes et références

Annexes

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