Regroupement social républicain
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| Regroupement social républicain | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Chef | Giorgio Pini, Concetto Pettinato |
| Fondation | |
| Disparition | Années 1960 |
| Scission de | Mouvement social italien |
| Abréviation | RSR |
| Positionnement | Gauche nationaliste (de jure) Extrême droite (de facto) |
| Idéologie | Néofascisme Nationalisme italien Nationalisme révolutionnaire Républicanisme Anticapitalisme Anti-américanisme Anti-occidentalisme Socialisme national |
Le Regroupement social républicain (Raggruppamento Sociale Repubblicano, plus tard Parti du socialisme national (Partito del Socialismo nazionale) est une formation politique néo-fasciste italienne active de 1952 à 1957, et de 1957 aux années 1960 au sein du cartel du Parti national du travail (Partito nazionale del Lavoro) résultat de la scission de la gauche, socialisante et révolutionnaire, du Mouvement social italien (MSi), opérée par Giorgio Pini et Concetto Pettinato.
Aux origines : la scission de 1952
En septembre 1951, le courant de la « gauche » Missina se scinde en Comité central sur le soutien du parti au Parti national monarchiste (PNM), Giorgio Almirante et Filippo Anfuso votant en faveur du secrétaire Augusto De Marsanich, tandis qu'Ernesto Massi et Giorgio Pini restent opposés à l'alliance avec les monarchistes[1].
Le courant est vaincu lors du congrès national de L'Aquila en ; deux des trois principaux dirigeants de la « gauche » quittent le MSI, l'ancien sous-secrétaire de la République sociale italienne (RSI) Giorgio Pini et l'ancien directeur de La Stampa Concetto Pettinato. Quelques semaines plus tard, ils forment officiellement, le , à Bologne le Regroupement social républicain.
Organisation et idéologie
Se développant principalement dans le nord de l'Italie, le mouvement se dote vite d'une structure avec un exécutif central qui nomme par la suite le colonel Massimo Invrea (futur général). Cette formation comprend immédiatement des représentants du courant interne Missina des « groupes autonomes républicains ». Le symbole du parti est une flamme tricolore avec les lettres « RSR » entourées d'une couronne de laurier. L'organe officiel du mouvement est la Prima Fiamma, publiée tous les quinze jours à Turin[2].
Le 15 février 1953, dans le premier numéro de Prima Fiamma, Giorgio Pini fait paraître un long article présentant l'orientation idéologique du mouvement :
« Nous ne voulons pas donner l'impression de nous couvrir par crainte de certaines insinuations, notamment celles de ceux qui nous présentent comme des convertis – un peu tard, il faut l'admettre – à un socialisme plus ou moins scientifique, matérialiste et internationaliste. C'est une insinuation ridicule, propagée par ceux qui ont tout intérêt à discréditer la position la plus claire et la plus cohérente qui soit (…)
Cela dit, lorsqu'on examine les relations juridiques et économiques dans lesquelles la vie prend forme dans la sphère matérielle subordonnée à la sphère morale, il apparaît indiscutable que ces relations ne peuvent être régulées que selon deux critères : celui de la libre concurrence imposée aux droits de l'individu (d'où le libéralisme politique et le libéralisme économique), et celui de la coordination sociale, de la collaboration entre les catégories, de la subordination des droits individuels aux droits collectifs, et enfin d'une économie régulée selon les intérêts de la nation (d'où les diverses formes de dirigisme social appelées socialisme) (…)
Nous rejetons la conception libérale et de marché ; nous adoptons la conception socialiste sans nous soucier des pinailleurs qui objectent que le socialisme signifie un déterminisme économique au sens matérialiste du terme (…) Que les esprits confus, qu'ils soient malveillants ou bien intentionnés, se rassurent : notre socialisme n'a rien de subversif, il n'inverse pas la primauté du spirituel sur le matériel, il n'envisage pas un nivellement par le bas et il ne rejette pas la hiérarchisation des valeurs individuelles et collectives. Par conséquent, tout en réaffirmant ici l'appellation de socialisme-national que nous avons adoptée pour définir les principes de notre charte – un développement logique, direct et précis de la Charte du Travail, des Corporations, du Manifeste de Vérone et de la socialisation –, nous estimons opportun d'ajouter un élément qui influence l'interprétation politique de notre programme au regard de la situation actuelle (…)
Ce n'est pas nous qui devons ou pouvons embrasser le socialisme matérialiste, mais plutôt les travailleurs qui, finalement, embrasseront le socialisme-national, notre principe qui les attendait, et les attendra toujours. Ce sont là des considérations élémentaires, mais la confusion actuelle, tant à droite qu'à gauche, est telle que nous avons jugé nécessaire de clarifier la situation, dans l'espoir que la droite comme la gauche nous aient enfin compris. »[3]
Contact avec le Parti communiste italien (PCI) et Stanis Ruinas
Selon les rapports de Giuseppe Pardini, ils auraient eu des contacts avec des représentants du Parti communiste italien (PCI), dont Luigi Longo, pour le compte de la direction nationale du PCI, d'où la décision d'inviter les ouvriers adhérents au RSR à adhérer à la Confédération générale italienne du travail (CGIL) en lieu et place de l'Unione Generale del Lavoro (CISNAL)[4]. Ils ont aussi des relations avec les groupes de « Pensiero Nazionale », dirigés par Stanis Ruinas, qui ne se sont finalement pas joints. En août 1953, le RSR change de nom pour devenir le Parti du socialisme national[5],[6].
La scission de 1957 et la disparition du parti
Le secrétaire adjoint du MSN Ernesto Massi, l'autre représentant de la gauche interne, qui a quitté le MSI en 1957 à la suite de la défaite au congrès national du MSI de Milan, confirmant le rôle modéré du secrétaire Arturo Michelini, crée le Parti national du travail (Partito nazionale del Lavoro)[7] en décembre 1957 quand l'aile gauche démissionnaire du parti se rassemble en masse et où convergent Giorgio Pini et Concetto Pettinato, tandis que l'aile traditionaliste et « évolienne » menée par Pino Rauti quitte également le MSI pour créer le Centro Studi Ordine Nuovo.
Aux élections politiques de 1958, le Parti national du travail présente des listes à la Chambre dans cinq circonscriptions, mais n'a aucun élu[8].
Notes et références
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Raggruppamento Sociale Repubblicano » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Copia archiviata » [archive du 3 aprile 2015]
- ↑ Adalberto Baldoni, La destra in Italia, Pantheon, 1999, p. 478
- ↑ Giorgio Pini, « La Nostra Rivalsa », La Primma Fiamma, (lire en ligne)
- ↑ Giuseppe Pardini, Nazione, Ordine e altri disegni, Vicende politiche nella destra italiana, Le Lettere, pagina 17
- ↑ http://www.lelettere.it/Data/Files/HtmlEditor_Files/Image/Estratti_pdf/1065nazione.pdf
- ↑ « Copia archiviata » [archive du 5 marzo 2016]
- ↑ « Fondazione Ugo Spirito - NewsLetter » (consulté le )
- ↑ ::: Ministero dell'Interno ::: Archivio Storico delle Elezioni - Camera del 25 maggio 1958
Bibliographie
- Paolo Buchignani, Fascisti rossi. Da Salò al Pci, la storia sconosciuta di una migrazione politica, Mondadori, Milano, 1998.
- Giuseppe Pardini, Nazione, Ordine e altri disegni,Vicende politiche nella destra italiana, Le Lettere, 2011.