Reguieg el Hadj Ould Mohamed
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| Reguieg el Hadj Ould Mohamed | |
Le caid Reguieg el Hadj Ould Mohamed 1951 | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Caid de la commune mixte des Trembles | |
| – (13 ans, 6 mois et 13 jours) |
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| President de la Djemaa | |
| – (21 ans) |
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| Sous-officier/Sergent dans l'armée française | |
| – (7 mois et 5 jours) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Les Trembles, Oran, Algérie française |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Sidi Bel Abbès, Algérie française |
| Père | Reguieg Mohamed Ould el Hadj Miloud |
| Mère | Berrached Mama bent el Hadj Habib |
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Reguieg Hadj Ould Mohamed (en arabe : رقيق الحاج ولد محمد) né en 1898 au Trembles et mort le 14 juillet 1954 a Sidi Bel Abbès, est un notable algérien de l'Oranie pendant la colonisation française, cultivateur-agriculteur et caïd des Trembles, connu pour avoir présidé la djemaa locale de 1920 à 1941.
Originaire d'une famille de notables et chérifs dont les membres ont joué un rôle important dans l'histoire de l'Oranie depuis le 18e siècle.
Origines et généalogie
Reguieg Hadj ould Mohamed naît en 1898 aux Trembles, dans le département d'Oran[1],[2].
Il appartient à la Famille Reguieg, une dynastie de notables et de chérifs de la région d'Oran fils de Reguieg Mohamed ould el Hadj Miloud et Berrached Mama bent el Habib[1],[2] son arrière grand-père paternel est Reguieg Hadj Mohamed, ami de l'émir Abdelkader, financeur de la bataille de la Macta et l’un des premiers à avoir subi une dépossession de 6 000 à 7 000 hectares sur 9 000 hectares ainsi qu’une spoliation de chevaux et de bœufs par le Gouvernement français, après la chute de l’Ouest., il descend d'une lignée prestigieux : arrière-arrière-petit-fils de Ben Abdelrezak, fils de Sidi Mostefa Benkhada, lui-même fils de Sidi Ali Benkhada[3]. Il a comme oncles Reguieg Habib Ould L'Hadj Miloud et Reguieg Abdelkader Ould el Hadj Miloud, perpétue cette tradition de leadership local.
Service militaire (1918)
Après l'appel aux armes de la Première Guerre mondiale, Reguieg Hadj Mohamed intègre l'armée française. Il rejoint le service des 2e tirailleurs le 6 avril 1918[1].
Le 1er septembre 1918, il est nommé Caporal au 17e régiment d'infanterie (17-208). Le 17 octobre suivant, il passe au 6e tirailleurs[1].
Le 3 novembre 1918, il est promu Sergent à la division d'Oran. Il effectue ainsi la campagne d'Allemagne-Algérie du 6 avril 1918 au 11 novembre 1918, ce qui lui vaut d'être décoré de la Médaille commémorative française de la Grande Guerre[1].
Carrière administrative (1920-1954)
Après la Première Guerre mondiale, Reguieg Hadj Mohamed retourne dans sa région natale et s'engage dans l'administration coloniale:
De 1920 à 1941, il occupe la fonction de président de la djemaa des Trembles, une assemblée délibérante locale représentant la communauté musulmane, sous supervision de l'administration française. Cette fonction lui permet de défendre les intérêts de la population indigène auprès des autorités coloniales[4].
Le 1er janvier 1941, il est nommé caïd au Trembles. Il alors est un magistrat administratif musulman exerçant la juridiction de premier instance sur les indigènes dans le cadre du code de l'indigénat. Il occupe cette fonction jusqu'à son décès le 14 juillet 1954 à Sidi Bel Abbès[4].
Carrière économique et agricole
Parallèlement à ses fonctions administratives, Reguieg Hadj Mohamed est propriétaire d'un domaine agricole de plus 100 hectares de céréales, contribuant à l'économie locale[4].
Décès et obsèques

Reguieg Hadj Ould Mohamed décède le 14 juillet 1954 à Sidi Bel Abbès, laissant derrière lui une communauté en deuil. Ses obsèques ont lieu le jeudi 15 juillet 1954, en présence d'environ 2 000 personnes[5].
De nombreuses personnalités locales (Caid, Agha et Bachagha) et administratives (Maire, conseiller municipales, délègues financiers...) participent aux funérailles pour rendre hommage au défunt. Il est décrit comme un « serviteur dévoué » et un « chef éclairé » pour sa communauté, ayant servi pendant 33 ans pour le bien-être des populations Arabes[5].

Distinctions
Reguieg Hadj Mohamed reçoit plusieurs distinctions honorifiques reconnaissant ses services :
Chevalier de la Légion d'honneur 21 septembre 1951[6],[4]
Chevalier de l'ordre du Mérite agricole 4 aout 1939[4]
Médaille commémorative de la guerre -[1]