Relativity Space

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CréationVoir et modifier les données sur Wikidata
FondateursTim Ellis et Jordan Noone
Relativity Space
Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Tim Ellis et Jordan Noone
Siège social Los Angeles
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Eric Schmidt (depuis )[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Astronautique
Produits Lanceurs Terran 1 et Terran R
Effectif 230 (2020)
Site web www.relativityspace.com

Relativity Space est une société aérospatiale américaine basée à Los Angeles, en Californie qui développe et commercialise ses propres lanceurs spatiaux. L'entreprise est fondée en 2015 par Tim Ellis et Jordan Noone. Relativity Space développe ses propres moteurs-fusées. Elle compte obtenir des gains de productivité décisifs grâce à un recours systématique de l'impression 3D.

La société développe le lanceur léger Terran 1 capable de placer plus d'une tonne en orbite basse dont le premier vol a lieu en mars 2023. Peu après, la société annonce qu'elle abandonne la commercialisation de ce lanceur qui occupe un créneau très encombré et qu'elle se concentre sur le développement du lanceur lourd partiellement réutilisable Terran R d'une capacité de 23 tonnes dont le premier vol est programmé en 2026.

Création de la société

Relativity Space est fondée en 2015[2] par Tim Ellis (Directeur général) et Jordan Noone (en) (Directeur technique) avec l'idée de fabriquer des lanceurs en utilisant les avantages procurés par l'impression 3D de manière beaucoup plus systématique que les entreprises existantes du NewSpace comme Blue Origin et SpaceX[3]. Relativity Space prévoit d'imprimer en 3D un lanceur complet[4]. Selon Relativity Space, l'utilisation systématique de l'impression 3D permet de réduire le délai de conception et d'utiliser moins d'outils et de main-d'œuvre humaine[5].

Financement et développement

Relativity Space annonce en son financement de série D de 500 millions de dollars à une évaluation de 2,3 milliards de dollars [6], portant son montant total de financement à 685,7 millions de dollars[7]. Relativity Space est financé par Tiger Management (en), Fidelity Investments, Baillie Gifford, Bond (en), Tribe Capital (en), Playground Global (en), Social Capital (en), Y Combinator, et Mark Cuban. L’entreprise prévoit de lancer sa première fusée, baptisée Terran 1, début 2022[3].

Commercialisation du lanceur Terran 1

Le premier contrat de lancement par une fusée Terran 1 est rendu public le . Il comprend plusieurs lancements de satellites gérés par l'opérateur canadien Telesat[8].

En , Relativity Space passe un contrat avec la société mu Space (en) pour le lancement en orbite basse par une fusée Terran 1 d'un de ses satellites au second semestre 2022[9].

En , Relativity Space signe un contrat avec Spaceflight Industries, un fournisseur de « covoiturage spatial » et de gestion de mission. Les termes de cet accord n’ont toutefois pas été divulgués, cependant il a été partagé que le contrat comprenait un lancement de la fusée Terran 1 au troisième trimestre 2021, avec une option pour un nombre non précisé de lancements supplémentaires[10].

En , Relativity Space et Momentus Space annoncent leur accord de service de lancement lors de la 2019 World Satellite Business Week à Paris. L’accord précise que les lanceurs Terran 1 de Relativity Space lanceront en orbite les remorqueurs spatiaux Vigoride (en) de Momentus Space. Le contrat est pour un lancement, avec une option pour cinq missions supplémentaires.

En , Relativity Space annonce la signature d’un nouveau contrat de lancement avec Iridium[11]. Ce contrat comprend jusqu’à six lancements dédiés pour déployer des satellites de rechange (déjà construits) en orbite terrestre basse pour la constellation Iridium Next. Selon Suzi McBride, directeur de l'exploitation d’Iridium, le fournisseur de communication par satellite a choisi de s’associer à Relativity Space en raison de sa capacité de lancement flexible et de la capacité de l’entreprise à lancer un satellite à la fois[12]. Selon l’accord, ces lancements ne commenceront pas avant 2023[12].

Lockheed Martin a annoncé le qu’il lancerait une mission de démonstration de gestion de l’hydrogène liquide sur Terran 1. Lockheed Martin a également précisé que le lancement utilisera le véhicule de transfert orbital Vigoride de Momentus pour abriter la charge utile cryogénique[13]. Cette annonce est venue deux jours après que la NASA ait annoncé les récipiendaires de ses Tipping Point awards[14].

En , le ministère de la Défense américain a passé un contrat pour un lancement de Terran 1 en 2023[15].

Abandon du lanceur Terran 1 et refonte du lanceur Terran R

Le , Relativity Space annonce qu'elle retire du service Terran 1 pour se concentrer sur le développement de Terran R. Le premier vol de ce lanceur qui n'est désormais que partiellement réutilisable, est repoussé à 2026[16].

Installations

Siège et usine

Relativity Space a annoncé un nouveau siège social et une usine de 11 000 mètres carrés à Long Beach, en Californie, en février 2020[17]. Ce nouveau siège social abrite à la fois les opérations commerciales et l’usine autonome de Relativity Space[18]. Selon une interview avec le PDG Tim Ellis, l’usine n’a pas d’outillage fixe, ce qui lui permet d’être rapidement reconfigurée et autonome[19].

Stennis Space Center

En , Relativity Space a signé un bail de 20 ans au John C. Stennis Space Center, un centre d'essais de moteurs-fusées de la NASA, situé dans le Mississippi, pour tester ses composants de moteurs et pour tester son nouveau moteur-fusée, nommé Aeon 1[20],[21]. En , Relativity Space a développé ses travaux avec le Centre spatial Stennis pour inclure l’utilisation exclusive de 20 000 m2 dans le Bâtiment 9101[22]. Relativity Space prévoit de créer 200 emplois et d’investir 59 millions de dollars dans le Mississippi au cours de ce bail de neuf ans, qui offre une option de prolongation de 10 ans[22].

Cape Canaveral LC-16

Le , Relativity Space a annoncé qu'elle avait remporté un appel d'offres concurrentiel de la United States Air Force pour la reconstruction et l'exploitation du Launch Complex 16 (LC-16), aujourd'hui désaffecté, à la Base de lancement de Cap Canaveral[23].

Base de lancement de Vandenberg : Building 330

En , Relativity Space a annoncé son intention de développer un deuxième pas de tir à la Base de lancement de Vandenberg en Californie pour lancer des charges utiles sur des orbites polaires et des orbites héliosynchrones, notamment les satellites Iridium, entre 2023 et 2030[24].

Produits

Notes et références

Voir aussi

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