Il est appelé ainsi parce qu'on utilise le lait qui reste dans le pis de la vache un quart d'heure après la traite ordinaire - du wallon rimoûd': re-traire[1]. Ce fromage, cubique, pèse de 200 à 500 grammes : lavé avec du sel, il devient piquant, avec du lait, il reste doux. Il est encore vendu souvent coupé en portion, il peut bénéficier de 2 à 3 mois d'affinage.
On l'appelait parfois angelot. Il sert de rente ou de cadeau aux gens influents[2]. Parfois appelé simplement Fromage de Herve, il servait pour le commerce plus lointain, probablement moins affiné[3].
Ce fromage est cité dans les foires de Leipzig et de Francfort au XVIIe siècle où les marchands de Herve les échangeaient contre des vaches du Holstein (race bovine) et en Lorraine où on appelait ces marchands de Herve les haverlings[4].
Il est parfois associé à la neûre sirôpe, un sirop de Liège, sorte de mélasse de poire et de pomme.