Resurrección María de Azkue
prêtre, musicien et écrivain basque espagnol
From Wikipedia, the free encyclopedia
Resurrección de Jesús María de las Nieves de Azcue y Aberásturi, né le à Lekeitio (Biscaye) et mort le à Bilbao (Biscaye), est un prêtre, musicien, écrivain et académicien basque espagnol. Il est surtout connu pour avoir été président fondateur de l'Euskaltzaindia dès sa création en 1919 et pour avoir occupé ce poste jusqu’à sa mort en 1951. Il a marqué l’histoire de l’institution par sa vision de l’euskara moderne. Il fut également membre de l'Académie royale espagnole à partir de 1927, représentant la langue basque.
| Membre de l’Académie royale espagnole (d) Royal Spanish Academy. Basque section (d) Royal Spanish Academy. Basque section (d) | |
|---|---|
| - | |
| Euskaltzainburua (d) | |
| - | |
| Académico de la Real Academia de la Lengua Vasca (d) | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Resurreccion Jesus Maria de las Nieves Azkue Aberasturi |
| Nom de naissance |
Resurreccion Jesus Maria de las Nieves Azkue Aberasturi |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
Eusebio Maria Azkue (d) |
| Parentèle |
Teresa Azkue (d) (nièce) |
| Membre de | |
|---|---|
| Mouvement |
Euskal Pizkundea (d) |
| Genre artistique |
Diccionario Vasco-Español-Francés / Dictionnaire basque-espagnol-français (d), Cancionero popular vasco, Euskaleŕiaren Yakintza (d) |

Bien qu’ordonné prêtre, il ne remplit pas de fonctions pastorales directes et consacra sa vie à la collecte et à la préservation de matériaux linguistiques, de traditions orales, de musiques et de folklore basques, toujours dans le but de structurer et d’unifier l'euskara[1].
Biographie
Fils de l’éminent poète et linguiste Eusebio María Azkue Barrundia, Resurrección de Azcue y Aberásturi effectue ses études primaires et secondaires à Lekeitio avant de les poursuivre à Bilbao. Il entre ensuite au séminaire de Vitoria-Gasteiz et poursuivit des études universitaires à l'Université de Salamanque, où il se spécialisa en Sainte Écriture et en Droit canonique[1].
À seulement 24 ans, il obtint, grâce à un concours organisé par la députation forale de Biscaye, un poste de professeur de langue basque, en concurrence directe avec Sabino Arana (23 ans) et Miguel de Unamuno (24 ans). Malgré la qualité de ses concurrents, il remporte la chaire et y enseigne jusqu’à la guerre civile espagnole[1].
Passionné de musique, il poursuit ses études musicales à Bilbao (Communauté autonome du Pays basque), puis à Bruxelles (Belgique) et à Cologne (Allemagne), se formant notamment à la composition et à la direction. Il compose plusieurs œuvres musicales majeures, dont les opéras Ortzuri (1911) et Urlo (1913), ainsi que le Cancionero Popular Vasco en deux volumes, une compilation de chants traditionnels basques qui lui vaut de remporter le concours organisé par les quatre députations forales basques[1].
Contributions
- Président fondateur de l'Euskaltzaindia (1919–1951)
- Membre de l'Académie royale espagnole depuis 1927, représentant la langue basque
- Collecte systématique de folklore, chansons, contes et traditions populaires basques
- Contributions majeures à la standardisation de l'euskara unifié et à la diffusion de la culture basque dans la littérature et la musique
Son engagement multidisciplinaire dans la philologie, la musique et la littérature basques en fait l’une des figures centrales de la renaissance culturelle basque du XXᵉ siècle[1].
Œuvres
Dans le domaine de la philologie, il excella par ses travaux visant à standardiser et enrichir le basque. Parmi ses publications littéraires, on compte la nouvelle Ardi Galdua (La brebis perdue), écrite en basque unifié, ainsi que Txirristadak (Glissements) et Vizcaytik Bizkaira (De Biscaye à Bizkaia). Ses recherches et publications ont eu un impact décisif sur la consolidation du basque moderne et la préservation du patrimoine culturel et linguistique de la région[1].
Il dédia toute sa vie à l'étude et à la diffusion de la langue basque, aujourd'hui il reste une référence incontournable grâce à ses travaux de recherche d'une grande valeur et toujours actuel. Ses œuvres les plus connues sont dans le domaine de la lexicologie, grammatical et de la littérature populaire. Ses ouvrages sont les suivants[1] :
- Euskal Izkindea. Grammaire basque, 1891.
- Euskara-Gaztelania-Frantsesa hiztegia. Dictionnaire basque-espagnol-français, 1905.
- Euskal Morfologia. Morphologie basque, 1923-1925
- études sur les suffixes basques comme langue agglutinante[2].
- Euskalerriaren Yakintza (Le savoir d'Euskal Herria), 1935-1947
- travail de collecte sur la sagesse populaire.
Dans le domaine musical, il publia une importante œuvre :
- Cancionero popular vasco. Compilation de musiques et de chansons basques, 1918-1925[2]
Critique
Sa célébrité en tant que philologue et chercheur sur les mythes et contes[3] basques ont laissé ses romans en deuxième plan. En tant qu'académicien, il fut le précurseur du gipuzkera osatua (guipuscoan complété), il proposa de prendre comme modèle pour le verbe et la morphologie du guipuscoan, enrichie par l'apport des autres dialectes. L'exemple pratique est le roman Ardi Galdua (La brebis perdue). Le « guipuscoan amélioré » [4] d'Azkue reçu une grande approbation de la part de ses pairs, des écrivains basques et fut la nouvelle référence linguistique pour l'enseignement du basque unifié ou euskara batua dans les années 1960.
Son premier roman est une œuvre costumbriste et satirique.