Richard Blass
criminel canadien notoire
From Wikipedia, the free encyclopedia
Richard Blass est un criminel canadien notoire (né à Montréal le 24 octobre 1945 - décédé le ). Il a été qualifié de criminel le plus dangereux du Canada à l'époque et un des criminels les plus marquants de l'histoire criminelle du Québec et même du Canada.
Biographie
Carrière
Entre 1965 et 1975, Blass est soupçonné de 21 meurtres et a réalisé 3 évasions spectaculaires. Comme il a survécu à 5 fusillades, la presse l'avait surnommé « le Chat ».
Qualifié de « criminel le plus dangereux du Canada » par le procureur de la couronne, Me Claude Girouard, Richard Blass est un criminel brillant, arrogant et très dangereux. Il a réalisé une évasion que certains considèrent comme la « fuite la plus importante du siècle » au Canada.
Toujours à la recherche de publicité, le fugitif a d'ailleurs fait parvenir à la presse une photo de lui-même, durant son évasion, après avoir lu dans Le Journal de Montréal que la police ne possédait aucune photo récente du criminel recherché. En novembre 1974, il écrit une lettre à son avocat, Frank Shoofey, dans laquelle il menace de tuer un grand nombre de personnes, « à moins que les journalistes n'obtiennent la permission de visiter les lieux de détention de Saint-Vincent-de-Paul », lieux qu'il jugeait dégradants.
Évadé du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul le en compagnie d'un autre criminel connu de l'époque, Jean-Paul Mercier. Le , il vole une bijouterie de la rue Beaubien avec 3 complices son frère Michel, Ginette Charron et Mohamed M. Richard Blass entra au cabaret Gargantua, le , avec l'intention d'éliminer un ancien policier devenu gérant de l'établissement. Après lui avoir logé une balle en plein cœur, Blass fit sortir tous les gens qu'il connaissait et fait descendre les autres clients dans le sous-sol. Là, il aspergea tout le sous-sol d'essence et mit le feu (13 morts). Le Québec fut horrifié des méthodes barbares de Blass, et les journalistes purent enfin avoir accès au "Cell Block I" de Saint-Vincent de Paul (sans caméras, ni magnétophones), qui avait endurci et fait de Blass le criminel qu'il est devenu.
Ce crime spectaculaire incita les autorités policières à se lancer à la recherche de Blass afin de mettre fin à ses activités une fois pour toutes. La poursuite se termine à Val-David dans les Laurentides avec la mort violente de Blass, abattu par deux policiers de deux rafales de mitraillette. Il mourut de 27 balles dans le corps à l'âge de 29 ans alors qu'il était sur le point de se rendre. Sa sépulture est située dans le Cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal[1].
Conflits avec la mafia et le crime organisé
Des journalistes et historiens du crime organisé ont souligné que Richard Blass entretenait des relations particulièrement conflictuelles avec des membres de la mafia montréalaise dans les années 1960, notamment avec le réseau dirigé par la famille Cotroni. Contrairement à d’autres criminels actifs à Montréal à la même époque, Blass refusait de reconnaître l’autorité des organisations mafieuses structurées, ce qui l’a placé en marge du milieu interlope dominé par ces groupes[2].
Selon cet ouvrage, ce refus de collaboration avec la mafia aurait contribué à l’isolement de Blass dans le milieu criminel montréalais et à la multiplication des conflits armés entre criminels indépendants et organisations établies[3].
Plusieurs médias ont rapporté qu’en mai 1968, Blass aurait été impliqué dans une embuscade visant Frank Cotroni, figure centrale de la mafia italienne à Montréal. L’attaque a entraîné la mort de deux gardes du corps, tandis que Cotroni a survécu. Cet événement est généralement présenté comme un point de rupture majeur entre Blass et la mafia montréalaise[4].
À la suite de cette attaque, Richard Blass aurait été la cible de représailles attribuées à des membres ou associés du crime organisé. Des reportages de Radio-Canada indiquent que ces tensions ont contribué à l’intensification de la violence entourant Blass et à l’attention accrue des forces policières à son égard dans les dernières années de sa vie[5].
Les relations tendues entre Richard Blass et la mafia sont également évoquées dans des chroniques judiciaires, qui décrivent un criminel opérant en dehors des structures traditionnelles du crime organisé dans un contexte marqué par une violence soutenue[6].
Dans la culture populaire
Le film Requiem pour un beau sans-cœur (1992) de Robert Morin est inspiré des derniers mois de sa vie. Gildor Roy tient le rôle principal.
En 2005, dans la série télévisée québécoise, Le Négociateur, le chanteur Éric Lapointe y interprète un criminel surnommé Le Chat, est librement inspiré de Richard Blass.
Le documentaire de 22 minutes Richard Blass, vedette du crime - [FR ] d'Alain Abel et Jean-Claude le Floch, télédiffusé sur Radio-Canada le , raconte l'essentiel de la vie mouvementée de Blass et sa terrible fin.
Le roman graphique « Blass: Le Chat sur un toit brûlant » [7]. (2020), portant sur les dix dernières années de la vie de Richard Blass est publié aux éditions Glénat Québec. Il est scénarisé par Michel Viau, dessiné par Jocelyn Bonnier.