Richard Davis (contrebassiste)

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Richard Davis
Richard Davis en 1987.
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Contrebasse, basse (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Discographie de Richard Davis (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Richard Davis est un contrebassiste américain né le à Chicago et mort le .

Élève de la DuSable High School de Chicago (comme Nat King Cole, Johnny Griffin, Gene Ammons et d'autres grands musiciens), Richard Davis joue dans l'orchestre de l'école sous la direction de Walter Dyett, un homme qui a une énorme influence sur lui, tant humainement que musicalement[1]. Il commence à étudier la contrebasse en 1945[2]. Grâce à un autre élève de la DuSable High School, il découvre les enregistrements de Jimmy Blanton, Milt Hinton, Slam Stewart et Oscar Pettiford.

Toujours à Chicago, Richard Davis accompagne Andrew Hill et Ahmad Jamal (1952-1954) avant de partir pour New York avec un autre pianiste, Don Shirley, avec qui il reste jusqu'en 1956. L'année suivante, il devient le contrebassiste de Sarah Vaughan, avant de s'établir à New York, où il commence à prendre part à de nombreuses séances d'enregistrement, qui le verront aussi bien accompagner Margo Guryan, Barbra Streisand ou encore Bruce Springsteen que se produire sous la direction de Pierre Boulez et Igor Stravinsky.

Parallèlement, il continue à se produire avec Eric Dolphy (1961 et 1964), Jaki Byard, Roland Kirk. Membre fondateur du New York Bass Violin Choir, un ensemble de contrebassistes comprenant également Sam Jones, Ron Carter, Percy Heath et Milt Hinton, il est contrebassiste de 1966 à 1972 dans le big band codirigé par Thad Jones et Mel Lewis, le Thad Jones/Mel Lewis Orchestra. Il quitte New-York en 1977 pour devenir enseignant à l'Université du Wisconsin, à Madison.

En 1994, il crée la Richard Davis Foundation for Young Bassists, un organisme qui a pour but de faciliter l'accès des jeunes contrebassistes à l'enseignement dispensé par les meilleurs professeurs, et de mettre à leur disposition des instruments adaptés à leur taille (ce qui permet de commencer l'étude de l'instrument dès cinq ans)[3]. Richard Davis cherche en priorité à faciliter l'accès à l'instrument aux jeunes issus de minorités ethniques et de milieux défavorisés. Chaque année, aidé par un petit groupe de bénévoles, il organise à Madison une «Bass Conference» au cours de laquelle les contrebassistes de moins de dix-huit ans rencontrent, et étudient avec quelques-uns des meilleurs professeurs et concertistes des États-Unis, du Canada, d'Europe et du Japon[4].

Mais ses activités d'enseignant n'empêchent pas Richard Davis de continuer à se produire, essentiellement aux États-Unis, et d'enregistrer intensément. À l'été 1997, il vient en France pour la première fois depuis très longtemps, pour une tournée en compagnie de Roland Hanna et Andrew Cyrille.

Il meurt le 6 septembre 2023[5]

Style

Véritable caméléon de la contrebasse, Richard Davis sait autant assurer une walking bass derrière Oscar Peterson qu'explorer toutes les ressources harmoniques et de l'instrument par exemple aux côtés de Roland Kirk ou Elvin Jones. Il prend souvent ses solos comme walking bass (notamment avec Booker Ervin) et utilise beaucoup les cordes à vide. Un jeu d'archet plein de fougue, une justesse remarquable, une inventivité sans limites, une sonorité pleine et chaude : ainsi peut-on qualifier le jeu de Richard Davis. Autre particularité: il joue assis ce qui change inévitablement le son et sa sonorité tout à fait reconnaissable pour les auditeurs. Il est assurément l'un des contrebassistes de jazz les plus importants de ces cinquante dernières années.

Discographie

Notes et références

Liens externes

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