Riencourt-lès-Cagnicourt
commune française du département du Pas-de-Calais
From Wikipedia, the free encyclopedia
Riencourt-lès-Cagnicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Riencourtois. Sa population est de 253 habitants au recensement de 2023, elle connait un pic de population en 1846 avec 635 habitants. Elle s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages. La commune est membre de la communauté de communes Osartis Marquion.
| Riencourt-lès-Cagnicourt | |||||
La rue de Clichy. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Arras | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Osartis Marquion | ||||
| Maire Mandat |
Gérard Crutel 2026-2032 |
||||
| Code postal | 62182 | ||||
| Code commune | 62709 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Riencourtois | ||||
| Population municipale |
253 hab. (2023 |
||||
| Densité | 53 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 12′ 00″ nord, 2° 57′ 31″ est | ||||
| Altitude | Min. 75 m Max. 102 m |
||||
| Superficie | 4,73 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Arras (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Brebières | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, Riencourt-lès-Cagnicourt est une commune rurale de l'Artois, située, à vol d'oiseau, à 17 km au sud-est d'Arras (aire d'attraction, chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais)[1]. Elle est accessible par l'ancienne route nationale 356 (actuelle RD 956).
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes. Les communes limitrophes sont Bullecourt, Cagnicourt, Hendecourt-lès-Cagnicourt, Noreuil et Quéant.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 4,73 km2 ; son altitude varie de 75 à 102 mètres[2].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie[3]. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[4],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 728 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à 8 km à vol d'oiseau[11], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 711,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 3].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[14]. Ces paysages, qui concernent 238 communes, sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent 70 % de la surface agricole utilisée (SAU)[15].
Milieux naturels et biodiversité
L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées[16].
Urbanisme
Typologie
Au , Riencourt-lès-Cagnicourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[Insee 1]. Elle est située hors unité urbaine[Insee 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[Insee 2]. Cette aire, qui regroupe 163 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[Insee 3],[Insee 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93,4 %), zones urbanisées (6,6 %)[17]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Radincurt en 1024 ; Ryencourt en 1333 ; Riencourt-en-Artoys de 1330 à 1331 ; Riencourt-lès-Hendecourt en 1720[18] ; Riencourt lez Hendecourt en 1793 ; Riencourt et Riencourt-lès-Cagnicourt depuis 1801[2].
La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. En règle générale, il s'agit d'une localité qui tient à se situer par rapport à un lieu voisin. Par exemple, la localité de Riencourt indique qu'elle se situe près de celle de Cagnicourt. D'usage vieilli, cette préposition n'est guère plus rencontrée que dans les toponymes, plus particulièrement ceux de localités.
Histoire
Moyen Âge et Ancien Régime
Le village, qui n'était qu'un hameau au XIe siècle, dépendait de la juridiction de St-Vaast. La seigneurie de Riencourt était divisée en trois parties qui furent aliénées au domaine royal par Louis XV. La moitié en fut vendue à un sieur Ransart d'Arras.
Robert de Flines (?-1673) est seigneur de Hautlieu (sur Riencourt-lès-Cagnicourt), de Scin (sur Laplaigne), du Petit-Fresnois (sur Molenbaix). Fils de Jean, conseiller et procureur fiscal au bailliage de Tournai-Tournaisis et d'Adrienne Desmartin, il est avocat, licencié es droits, devient procureur général, conseiller au Conseil de Flandre, puis passe conseiller au conseil souverain de Tournai, et de ce fait anobli et fait chevalier Il meurt à Tournai le . Il épouse à Tournai dans la chapelle du couvent des Frères mineurs capucins le Isabeau Du Chambge (1619-1680). Fille de Monsieur Maistre Noël Du Chambge, licencié es lois, bailli de Pecq, de ce fait représentant le seigneur de Pecq aux États des bailliages de Tournai-Tournaisis et de Marguerite du Bus, elle est baptisée à Tournai le et meurt à Tournai le , à 60 ans[19].
En 1650, le village fut le théâtre d'un fait d'armes où deux régiments de cavalerie, trois compagnies franches et une autre du roi d'Espagne ont été entièrement défaites.
À la fin de l'Ancien Régime, le village dépendait du gouvernement d'Artois et était régi par la coutume d'Artois[18].
L'église paroissiale consacrée à Saint Vaast relevait du diocèse d'Arras, doyenné de Croisilles, district de Fampoux[18].
Carte de Cassini
La carte de Cassini ci-dessus montre qu'au milieu du XVIIIe siècle, Riencourt était une paroisse située à l'est du Grand Chemin de Bapaume à Douai, aujourd'hui la route départementale 986.
Au nord, deux moulins à vent en bois, aujourd'hui disparus, étaient en activité à cette époque.

Première Guerre mondiale
Au début de la Première Guerre mondiale, le village « se composait de cent quarante-cinq maisons comportant plusieurs grosses métairies. Les bâtiments communaux étaient une église du XVIIe siècle, un presbytère, une mairie-école et des dépendances[20] ».
Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[21]. « Pourtant, 130 personnes, hommes, femmes et enfants sont revenus [en 1919] s'installer dans ce désert où plane la mort, où la mitraille a fait rage pendant près de cinquante mois, sans arrêt. La mairie, une baraque en planches, compose avec deux ou trois autres du même genre, toutes les habitations. C'est là-dedans que vivent une centaine de personnes et une vingtaine d'enfants filles et garçons. Tout ce monde est dénué de tout vêtement, de literie, d'appareils de chauffage[20] ». Le village est « adopté » en 1919 par la ville de Clichy, en banlieue parisienne, pour aider à sa reconstruction[22],[23].
Tornade de Palluel (1967)
Le , lorsque la tornade a dévasté la plus grande partie du village, les habitants n'ont pas eu peur. Ils n'en ont pas eu le temps ! Le cataclysme a été si rapide et si violent que les maisons se sont effondrées, et que les toits et les arbres ont été arrachés avant qu'on sache ce qui arrivait. Dès les premières heures après la tornade, alors que partout, pompiers, gendarmes, ambulanciers, militaires étaient déjà à l'œuvre pour les premiers secours, les premiers mouvements de solidarité se manifestaient spontanément envers les sinistrés. Cette tornade fut la classée EF5 par Keraunos (observatoire français des tornades et orages violents) soit des vents estimés à plus de 320 km/h et ce qui la met au rang de 2e tornade la plus forte de France.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais[Insee 5].
Commune et intercommunalités
La commune faisait partie de la communauté de communes Osartis, créée fin 1999.
Dans le cadre des prescriptions de la réforme des collectivités territoriales françaises[24], afin d'achever la couverture intégrale du département par des intercommunalités à fiscalité propre, supprimer les enclaves et discontinuités territoriales et rationaliser les périmètres des intercommunalités, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, formant le la communauté de communes Osartis Marquion dont est désormais membre la commune. Cette communauté de communes regroupe 49 communes et totalise 42 814 habitants en 2022[Insee 5].
Circonscriptions administratives
La commune faisait partie depuis 1801 du canton de Vitry-en-Artois[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Brebières[Insee 5].
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 2012 de la première circonscription du Pas-de-Calais[25].
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
Les habitants sont appelés les Riencourtois[34].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[36].
En 2023, la commune comptait 253 habitants[Note 6], en évolution de −3,44 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,1 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 139 hommes pour 119 femmes, soit un taux de 53,88 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans l'« Artois », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[39]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 7] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 3].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 18 | 14 | 11 | 7 |
| SAU[Note 8] (ha) | 621 | 826 | 800 | 635 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 18 lors du recensement agricole de 1988[Note 9] à 14 en 2000 puis à 11 en 2010[41] et enfin à 7 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 61 %. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 621 ha en 1988 à 635 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 35 à 91 ha[41],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint Vaast.
- La chapelle de la Délivrance, détruite pendant la Première Guerre mondiale et reconstruite sur le chemin de Noreuil au début des années 1920 par la famille Canlers-Cornet. De nombreux australiens viennent commémorer leurs ancêtres disparus lors des combats du printemps 1917[42],[43].
- Le monument aux morts, dont le sculpteur est Hippolyte Lefèbvre[44].
- L'église Saint Vaast.
- La chapelle de La Délivrance.
- Le monument aux Morts.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | D'or à la croix ancrée de gueules, à la bordure de sinople[45].
|
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Dossier de la commune sur la base nationale sur l'intercommunalité (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier complet de la commune sur le site de l'Insee[Note 10], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur "Remonter le temps", sur le site de l’IGN[Note 11], [lire en ligne]
- « La commune » sur Géoportail.
- Le réseau France services pour la région Hauts-de-France, [lire en ligne]
- Carte spéciale des régions dévastées : 13 NO, Cambrai [Nord-Ouest], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

