Rita de Santis

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Réélection7 avril 2014
CirconscriptionBourassa-Sauvé
Législature40e et 41e
Rita de Santis
Illustration.
De Santis en 2018.
Fonctions
Députée à l'Assemblée nationale du Québec

(6 ans et 27 jours)
Élection 4 septembre 2012
Réélection 7 avril 2014
Circonscription Bourassa-Sauvé
Législature 40e et 41e
Prédécesseur Line Beauchamp
Successeur Paule Robitaille
Ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques

(1 an, 8 mois et 13 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Gouvernement Couillard
Prédécesseur Jean-Marc Fournier (Réforme des institutions démocratiques)
Nouvelle fonction (Accès à l'information)
Successeur Kathleen Weil
Biographie
Nom de naissance Rita Lucia Casanova de Santis
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Palmoli (Italie)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec
Conjoint Jean-Marcel de Magistris
Enfants 3
Diplômée de Université McGill
Profession Avocate

Rita Lucia Casanova de Santis, née le à Palmoli en Italie, est une femme politique québécoise et avocate de formation.

Elle a été députée de la circonscription de Bourassa-Sauvé à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière du Parti libéral du Québec de 2012 à 2018[1]. Elle a également occupé le poste de ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des Institutions démocratiques de 2016 à 2017[2].

À l'âge de 4 ans, elle accoste en Nouvelle-Écosse, plus précisément à Halifax, avec ses parents et son frère, sur un bateau nommé Vulcania, en provenance d’Italie[3]. À son arrivée, la famille s'installe à Montréal[3].

Mme de Santis a fait ses études secondaires à la Lasalle Catholic High School, et ses études collégiales, au Loyola College, à Montréal[3]. Elle a obtenu un baccalauréat en biochimie (Honours program, Université McGill, 1976), en plus d’avoir fait une année d’études doctorales en biochimie (Université de Toronto, 1977). En 1980, elle a obtenu un baccalauréat en droit, de l’Université McGill[3]. Elle a passé ses examens du Barreau du Québec et a été assermentée le [3].

Elle est, de 1989 à 2012, associée au sein du grand cabinet d’avocat Davies, Ward, Phillips et Vineberg de Montréal dans les domaines de pratique du développement immobilier, du financement des entreprises et des acquisitions à l’échelle nationale et internationale. Elle a été reconnue pour son travail professionnel par The Best Lawyers in Canada, le Canadian Legal Lexpert Directory et Martindale-Hubbell[4][source insuffisante].

Madame de Santis a été membre de plusieurs conseils d'administration: la Banque de développement du Canada, Investissement Québec, l'Université Concordia, le Centre hospitalier St-Mary. Elle a reçu plusieurs prix et reconnaissances. En 2009 par exemple, le Réseau des femmes exécutives l'inscrit au palmarès des 100 Canadiennes les plus influentes[5].

Élue députée de Bourassa-Sauvé lors des élections générales québécoises du [6], Madame de Santis est membre de l’Assemblée nationale du Québec au sein de l’opposition officielle pour le Parti libéral du Québec. Elle est porte-parole de l’opposition officielle en matière de droits de la personne et de la jeunesse et d’accès à l’information[7]. Elle est réélue députée de Bourassa-Sauvé le [8] et occupe le poste d'adjointe parlementaire du ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes (volet gouvernement ouvert et transparent)[7]. Elle est à ce moment également membre de la Commission des finances publiques et de la Commission de l'administration publique[7]. Du au , elle rejoint le conseil des ministres à titre de ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques[9],[10]. Le , elle obtient un mandat du premier ministre Philippe Couillard, soit celui de veiller à l’amélioration de la représentativité des minorités, visibles et culturelles, au sein de la haute fonction publique[11]. Elle ne se représente pas aux élections générales québécoises de 2018[12].

Elle est mariée à Jean-Marcel de Magistris et mère de trois enfants.

Vie professionnelle

Pratique du droit

De 1981 à 2012, elle pratique le droit au cabinet Davies Phillips Ward & Vineberg (autrefois Phillips & Vineberg) [13]. En , elle est devenue l'une des premières femmes associées du cabinet d'avocat[13]. Elle a travaillé dans les domaines du développement immobilier, du financement des entreprises et des acquisitions à l’échelle nationale et internationale, se spécialisant dans les fusions et les acquisitions, le droit immobilier et le financement de projets.

Conseils d'administration

Rita Lc de Santis a siégé au sein de plusieurs conseils d’administration, avant de faire le saut en politique active :

  • Gouverneure, Vice-Présidente du Conseil et Présidente du Comité de la Gouvernance et de l’Éthique de l’Université Concordia[14]
  • Vice-présidente du Conseil et présidente du Comité de la Gouvernance et de l’Éthique du Centre Hospitalier St. Mary’s[15].
  • Membre du Comité consultatif de la Faculté de droit de l’Université McGill[16]
  • Présidente de la campagne de dotation des bourses de la Canadian Italian Business and Professional Association (CIBPA) (de 2001 à 2011, où 1,3 million de dollars ont été amassés pour des bourses d’études pour des étudiants du premier, deuxième et troisième cycles)[17]
  • Membre du Conseil d’administration d’Investissement Québec[16]
  • Membre du Conseil d’administration du Centre communautaire de la Petite-Italie[16]
  • Membre du Conseil d'administration du Fonds Ville-Marie (Montréal Relève)[18]
  • Membre du Conseil d’administration de la Casa d’Italia[19]
  • Membre du Conseil d’administration de l’Association des hôpitaux de la province de Québec[16]
  • Membre du Conseil d’administration de la Chambre de commerce italienne au Canada[16]
  • Présidente du Advisory Board to the John Molson School of Business[16]
  • Membre du Conseil d’administration, Présidente du Comité des ressources humaines et membre du Comité exécutif de la Banque de développement du Canada[16]

Vie politique

Au début de la vingtaine, Rita Lc de Santis a commencé à s’impliquer en politique au sein du Parti libéral du Québec et a participé aux campagnes référendaires. Elle a été responsable de communautés ethniques du Comité du NON lors du référendum du 20 mai 1980 et du 30 octobre 1995.

Responsable des communautés ethniques

Participation aux campagnes référendaires

  • Référendum sur le « Projet de souveraineté-association pour le Québec »[20] en 1980. Le , lors du rassemblement pour le NON au Centre Paul-Sauvé à Montréal, Rita Lc de Santis a été mentionnée par le premier ministre du Canada, le très honorable Pierre-Elliot Trudeau[21]
  • Référendum sur l’« Accord constitutionnel de Charlottetown »[20] en 1992.
  • Référendum sur l’« Accord du Québec à la souveraineté »[20] en 1995.

Activités/Responsabilité au PLQ

  • Vice-présidente du P.L.Q.
  • Présidente de la Commission des groupes ethniques du P.L.Q.
  • Coprésidente du Congrès des membres du P.L.Q. sur le Rapport Allaire en 1991.

Dérapage

Le , la ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, lors d'un discours prononcé au Rendez-vous de Montréal-Nord/Priorité jeunesse, a suggéré alors qu'elle racontait son expérience d'immigrante, qu'une personne qui tiendrait des propos racistes à un enfant devrait être «tuée, massacrée, jetée, je ne sais pas où».

Puis elle a expliqué qu'en 6e année, sa maîtresse lui avait dit : «ma chérie, tu ne vas jamais réussir dans la vie, tu parles avec un accent italien. Alors oublie-le». « Je suis toujours très émotive, mais voilà, j'ai dit des choses que je n'aurais jamais dû dire, mais ce n'est pas une expérience que je veux pour les enfants. Les enfants, on ne doit jamais leur dire que tu ne vas jamais réussir »[22].

Vie parlementaire

Élection provinciale de 2012

Lors de l’élection provinciale du [23], Rita Lc de Santis a été élue députée de la circonscription de Bourassa-Sauvé sous la bannière du Parti libéral du Québec.

Pendant son mandat, Rita Lc de Santis a été :

  • Membre de la Commission des institutions du au [7].
  • Membre de la Section du Québec de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA) du au [7].
  • Membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les États-Unis (DANREU) du au [7].
  • Membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les institutions européennes (DANRIE) du au [7].
  • Membre de la Commission parlementaire de la santé et des services sociaux du au [7].

Élection provinciale de 2014

Aux élections générales du [8], Rita Lc de Santis a été réélue députée de la circonscription de Bourassa-Sauvé avec une majorité de 12 259 votes. Elle devient l’élue à remporter une élection au niveau provincial avec la plus forte majorité de votes dans l’histoire du comté de Bourassa-Sauvé.

Étant membre du gouvernement du Québec actuel, elle devient l’adjointe parlementaire du ministre responsable de l’Administration gouvernementale et de la Révision permanente des programmes (volet gouvernement ouvert et transparent), M. Martin Coiteux, le [7]. Du au , Rita Lc de Santis est ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques[7]. Deux mois plus tard, elle obtient du premier ministre le mandat de veiller à une plus grande représentation des minorités culturelles dans la haute fonction publique[11].

Pendant son mandat, Rita Lc de Santis a été :

  • Membre de la Section du Québec de l'Association parlementaire du Commonwealth (APC) depuis le [7].
  • Membre de la Délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec la Catalogne (DANRC) depuis le [7].
  • Membre de la Délégation de l’Assemblée nationale pour les relations avec les institutions européennes (DANRIE) depuis le [7].
  • Membre de la Section du Québec de l'Association parlementaire Nouveau-BrunswickQuébec (APNBQ) depuis le [7].
  • Représentante de la Section du Québec au Réseau des femmes parlementaires des Amériques et membre du Comité exécutif du Réseau depuis le [7].
  • Membre de la Commission de l'administration publique depuis le [7].
  • Membre de la Commission des finances publiques depuis le [7].

Elle décide de ne pas se présenter aux élections générales de 2018 pour s'occuper de ses parents vieillissants[24],[25].

Récompenses et prix

Notes et références

Liens externes

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