Ritchy Thibault

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Nationalité
Française
Activité
Activisme politique, journalisme militant
A travaillé pour
Ersilia Soudais ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Ritchy Thibault
Ritchy Thibault en 2026
Fonctions
Porte-parole de Pour une écologie populaire et sociale
Biographie
Naissance
Nationalité
Française
Activité
Activisme politique, journalisme militant
Autres informations
A travaillé pour
Ersilia Soudais ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Membre de

Ritchy Thibault, né en à Pineuilh en Gironde, est un militant politique français, ancienne figure du mouvement des Gilets jaunes. Il est connu pour son engagement en faveur de la lutte contre l'antitziganisme.

En parallèle de ses études d'histoire, il est collaborateur parlementaire de la députée de La France insoumise (LFI) Ersilia Soudais entre 2024 et 2025.

Origines et engagement précoce

Issu d'une famille tsigane (Manouche par son père, Gitane par sa mère) sédentarisée à Pineuilh, Ritchy Thibault grandit dans un milieu dépolitisé, confronté à des discriminations liées à ses origines et à des injustices sociales[1]. Son père est vendeur de literie sur les marchés, et sa mère vend du linge de maison[1]. Marqué par le Porrajmos  génocide des Tziganes, dont ses grands-parents furent victimes , l’antitziganisme et les difficultés de son frère atteint de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH), il s’inspire de figures comme l’abbé Pierre ou le résistant manouche Raymond Gurême[1],[2].

À 14 ans, en 2018, il participe au mouvement des Gilets jaunes sur le rond-point de Pineuilh, une expérience qu’il qualifie de « seconde naissance »[1]. Considéré comme le « plus jeune des Gilets jaunes », il y développe sa conscience politique à travers débats et lectures, notamment des œuvres de l’anarchiste Élisée Reclus[2],[3]. Lycéen, il fonde l’association Les Jeunes solidaires, s’engage dans le collectif École pour tous, participe à des marches pour le climat et contribue à l’ouverture d’un jardin communautaire à Pineuilh[1],[4].

En 2022, après avoir obtenu son baccalauréat, il se présente brièvement comme candidat sans étiquette aux élections législatives dans la dixième circonscription de la Gironde, prônant une politique citoyenne et participative[4]. L’été suivant, il parcourt 5 000 km à pied et en auto-stop à travers la France pour rencontrer des collectifs militants (féministes, syndicalistes, soutiens aux sans-papiers)[1].

Études et militantisme à Paris

En 2022, Ritchy Thibault s’installe à Paris pour entamer une licence d’histoire à l’université Paris-Cité, avec pour objectif d’approfondir l’histoire des Roms[1]. Il devient porte-parole du collectif Pour une écologie populaire et sociale (PEPS), tout en refusant les étiquettes partisanes, bien qu’il soit proche de mouvances de gauche radicale, notamment La France insoumise[5]. Il participe à des médias indépendants comme Au poste, Les Insurgés et Quartier général, et cofonde La Luciole-Media (qu’il quitte ensuite) et Le Peuple Révolté pour documenter les mobilisations sociales[2],[6].

Il s’engage dans de nombreuses luttes, notamment contre la réforme des retraites (2023), les méga-bassines à Sainte-Soline, les JO de Paris 2024, le racisme systémique, les violences policières et le conflit israélo-palestinien[2],[7]. En 2023, il perturbe un débat à la Fête de l’Humanité en critiquant Édouard Philippe pour son rôle lors des Gilets jaunes, et intervient dans l’émission Touche pas à mon poste ! face à Jordan Bardella et une députée Renaissance[8].

En 2024, après la réélection d’Ersilia Soudais (LFI) lors des élections législatives partielles, Ritchy Thibault devient son collaborateur parlementaire, travaillant sur l’antitziganisme, notamment sur une résolution pour reconnaître le Porajmos et un rapport sur les conditions de vie dans les aires d’accueil pour les gens du voyage en France[9],[10]. Le , la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, lui interdit l’accès au palais Bourbon et à l’hôtel de Lassay, invoquant un « risque de trouble à l’ordre public » lié à ses déclarations, notamment un appel à l’« intifada »[11]. Cette décision, soutenue par Renaissance et le Rassemblement national, est dénoncée par Ersilia Soudais comme une « ingérence gravissime » et par le syndicat CGT des collaborateurs parlementaires comme « discriminatoire »[9],[12]. Ersilia Soudais se sépare de lui en avril 2025 en raison de nombreux propos polémiques[13].

Plaintes

  • Jordan Bardella (2023) : Après des propos tenus sur Touche pas à mon poste ! où Thibault qualifie le fascisme de « menace à éradiquer », Bardella porte plainte pour « menace contre un élu ». Une enquête préliminaire est ouverte en [14].
  • Le , au Salon international de l'agriculture, Ritchy Thibault interpelle Emmanuel Macron en lui criant : « L’éborgneur, n’oublie jamais que nous sommes dans le pays de la Révolution française, le pays qui fait tomber la tête des monarques ! »[6]. Arrêté, il passe 46 heures en garde à vue. L’Élysée porte plainte pour « menace de mort », ce qu'il conteste, arguant du caractère métaphorique de ses propos. Le procès, initialement prévu pour , est reporté à [6],[15].
  • Bruno Retailleau (2024) : Le ministre de l’Intérieur porte plainte pour « injure publique » après un post sur X où Thibault qualifie les policiers d’« enfants de Pétain »[16].
  • Appel à l’« insurrection » (2025) : Lors d’un rassemblement contre l’islamophobie le , Thibault appelle à constituer des « brigades d’autodéfense populaire », propos qualifiés d’« appel à l’insurrection » par les autorités. Retailleau saisit la justice[17],[18].

Ouvrages

Références

Liens externes

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