Robert Kushner

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Nom de naissance
Robert Ellis Kushner
Nationalité
Formation
Robert Kushner
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Robert Kushner
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Robert Ellis Kushner
Nationalité
Formation
Activités
Mère
Dorothy Browdy Kushner (1909-2000), peintre et graveuse
Autres informations
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Œuvres principales
4 Seasons Seasoned (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Robert Kushner est un artiste peintre, mosaïste, graveur, lithographe et sculpteur américain né le 19 août 1949 à Pasadena, (Californie). Il est l'un des principaux représentants du mouvement Pattern and Decoration (en).

Bibliothèque Huntington, Pasadena
Université de Californie à San Diego

Robert Kushener passe son enfance à Arcadia (Californie) entre un père, Robert Kushner († 1980), successivement éleveur de poulets, de faisans et de paons et une mère, Dorothy Browdy Kushner (1909-2000), peintre expressionniste, qui est naturellement sa première professeure : « dans mon enfance, évoquera-t-i, rien n'était plus intéressant que l'atelier de ma mère : plein d'énergie et toujours plein d'idées »[1],[2].

Un autre fait notable de sa jeunesse est « sa fréquentation assidue de la bibliothèque Huntington voisine où il passe des heures à regarder des livres anciens et des gravures et à se promener dans ses jardins botaniques », ce qui semble en lien avec « les fleurs, les ornements et les riches motifs de textiles qui occuperont une place importante dans son œuvre d'artiste »[3].

Pauline Oliveros

C'est après un bref passage par l'apprentissage de la biologie[4] que ses études à l'Université de Californie à San Diego sont marquées par la naissance de liens d'amitié avec Kim Mac Connel (en) (1946-) - une complicité confortée par une « fascination partagée pour les tapis d'Orient, le kitsch et les clip art chinois »[5] - et Amy Goldin (en) (1926-1978). Parmi ses maîtres, figure la compositrice Pauline Oliveros (1932-2016) qui, au-delà de son professorat de musique, propose des cours informels sur toutes sortes de traditions culturelles dans le monde, y mêlant, se souviendra-t-il, « la cuisine indienne, la lecture du jeu de tarot, un peu de Kabbale et de méditation »[6].

En 1971, année où il obtient son baccalauréat en arts visuels[7], il fait son apparition sur la scène publique avec des performances en rapport avec le textile, entendant manifester à travers la création de vêtements la nature dynamique des tissus par leur relation avec le corps[8],[9]. Dans sa conception de costumes, il s'étend alors à toutes sortes d'objets et matériaux, y intégrant même des aliments qui sont consommés au cours des performances[10],[11],[5],[12].

S'installant à New York en 1972, il est pendant cinq années restaurateur de tapis pour la Martin & Ullman Artweave Textile Gallery. Il évoquera : « Apprendre non pas tant sur la structure physique que sur la structure du design d'un textile en le démontant et en le restaurant est riche en enseignement. La façon dont j'utilise les verticales et les horizontales vient-elle du cubisme ? Non, c'est la chaîne et la trame des textiles »[13]. Il accompagne en 1974 Amy Goldin dans un voyage en Turquie, en Iran[4] et en Afghanistan, sur cette route de la soie[14] où se confirme à lui « toute la dimension historique, culturelle et esthétique de l'ornementation comme principe et style »[15] et c'est à leur retour aux États-Unis qu'ils s'entourent d'autres jeunes artistes - comme le condisciple Kim MacConnel - afin de jeter les bases d'un nouveau mouvement qu'Amy Goldin théorisera en 1975 dans un article intitulé « Patterns, grids and painting »[16],[17] : il s'agit de revaloriser les formes d'art alors déconsidérées comme les arts décoratifs ou l'art des femmes, de « défendre un retour au motif, à l'ornement, au plaisir esthétique à travers les influences d'Orient comme d'Occident »[15]. Dans cette optique, Robert Kushner s'intéresse naturellement à l'anthropologie, ce dont il s'expliquera dans un texte intitulé Man as art où il dit l'influence du livre d'Andrew et Marilyn Strathern Self-decoration in Mount Hagen (University of Totonto Press, 1971) : « ce merveilleux morceau d'anthropologie a changé ma pensée sur le vêtement, la sculpture, la présentation de l'individu dans la société et, en fin de compte, l'importance de la décoration dans le monde entier »[18].

Robert Kushner devient ainsi l'un des principaux représentants - que Pierre Cabanne cite aux côtés de Kim MacConnel (en), Miriam Schapiro, Valerie Jaudon (en), Tony Robbin (en), Rodney Ripps (en) et Robert Zakanitch (en) - du courant Pattern and Decoration (en) qui voit le jour en 1975, « mêlant l'influence d'Henri Matisse à celle de Frank Stella »[19],[20] .

Marcia Tucker (en)

Immédiatement, les musées et galeries new-yorkaises, mais aussi les critiques d'art comme John Perreault (en) qui à son tour s'en fera le théoricien[21],[22], perçoivent en ce mouvement « une cohérence d'école à même de créer le choc interrogateur de quelque chose de nouveau qui soudain arrive »[23] et l'accueillent favorablement - Robert Kushner est ainsi accroché avec plusieurs membres du groupe à l'exposition inaugurale de la Holly Solomon Gallery (en) en septembre 1975[24],[25] (il en demeurera l'un des principaux artistes permanents[26],[27]), invité également par la conservatrice Marcia Tucker (en) à participer à la Biennale du Whitney Museum of American Art[28],[29] -, trouvant dans cette « attaque des préjugés manifestes du monde de l'art contre l'esthétique décorative »[30] un renouvellement propice en réaction à la domination d'alors du minimalisme et de l'art conceptuel : « les Américains avaient besoin de se rafraîchir dans une fête rétinienne sans arrière-plan philosophique et sociologique, où les références culturelles, soieries orientales, entrelacs celtiques et tissus navajos, se mêlent à la nostalgie des époques heureuses où le décor quotidien exprimait la joie de vivre »[19]. À propos de l'exposition au MoMA PS1 de New York, qui à son tour accueille le mouvement sur ses cimaises en novembre 1977, Jean-Louis Ferrier et Yann Le Pichon confirment : « L'exposition Pattern Painting regroupe un certain nombre d'artistes que l'on aurait qualifié, il y a peu de temps encore, de "décoratifs". Mais, après des années d'art "minimal", le public prend manifestement plaisir à retrouver cette symphonie de couleurs et de textures »[31]. Pour sa part, Theodore W Wolff restituera que le mot « décoratif » a acquis un statut de dignité dans la critique d'art « en grande partie grâce aux peintures, aux œuvres sur papier et aux écrits de Robert Kushner. Personne d'autre, ces dernières années, n'a passé plus de temps et de réflexion ni étudié les principes du grand art décoratif d'un passé lointain ou proche pour les appliquer à ses propres œuvres délicieusement colorées et expressives. Celles-ci tendent à de grands formats, à être richement décorées et à fusionner divers matériaux textiles avec des éléments figuratifs largement esquissés… L'effet est saisissant, les images peintes et dessinées émergeant lentement de ce qui semblait au départ être une composition purement abstraite »[32].

The Fabric Workshop and Museum, Philadelphie

Il est alors offert à Robert Kushner d'expérimenter la sérigraphie et le design en tant que tout premier résident de l'établissement fondé par Marion Boulton Stroud (en) (1939-2015)[33] à Philadelphie en 1977, The Fabric Workshop and Museum« les distinctions entre les arts et l'artisanat, les beaux-arts et les arts décoratifs s'estompent et se fondent les unes dans les autres »[34],[35].

Dans la décennie 1980, après des voyages en Inde et au Japon[36], Robert Kushner commence à peindre des compositions florales[37]. Le large éventail de couleurs auquel il a recours s'enrichit alors d'or, d'argent et de feuille de cuivre patiné, ce qui devient en quelque sorte sa seconde signature[38]. Une présentation d'œuvres de cette période est perçue par Patrick Javault comme « une révélation et l'occasion de réviser un point d'histoire. Il s'agit de grandes tentures, patchworks de tissus d'origines très diverses, sur lesquelles ont été portées des peintures à la gouache. Les figures peintes, essentiellement des contours renvoient avec humour à certains clichés exotiques ou à la culture hippie ; une sorte de sous-texte qui n'est pas l'essentiel. L'élan est vraiment vers un dépassement de la peinture, vers l'idée d'un environnement changé par des toiles chatoyantes et hypnotiques. Les tissus choisis permettent de citer un large rang d'artistes, de Gustav Klimt à Henri Matisse, tandis que la suspension de ces tentures au plafond fait découvrir leur réversibilité à la façon de certains Simon Hantaï ou Claude Viallat. C'est somptueux sans suinter le luxe, et on a l'impression de déccouvrir un chaînon manquant entre l'abstraction états-unienne dominante et un art contemporain mondialisé »[39].

Musée d'Art contemporain de Los Angeles

Si l'histoire du mouvement Pattern and Decoration demeure précisément associée aux années 1972-1985, il n'en est pas moins l'objet d'une redécouverte trois décennies plus tard par Anna Katz, conservatrice du musée d'Art contemporain de Los Angeles, puis de l'exposition qui y fait suite en 2019. Dans le catalogue, Anna Katz élargit la dimension de ces artistes dans l'histoire de l'art contemporain : « Pattern and Decoration est souvent présenté comme anti-minimaliste, et donc comme simplement réactif à l'art des années 1960, mais, en fait, il s'est attaqué à des systèmes d'évaluation beaucoup plus anciens opérant dans l'histoire de l'art occidental »[40],[41]. Ä propos de Robert Kushner plus précisément, cette dimension élargie était alors déjà perçue par une Alexandra Anderson-Spivy observant que l'artiste « a toujours eu pour objectif de renverser les hiérarchies esthétiques, d'élever les principes de la décoration et d'intégrer les richesses des civilisations non-occidentales dans le grand art »[42].

Galerie Nathalie Obadia, Paris

À Paris, Robert Kushner figure à partir de son exposition de 2021 parmi les artistes permanents de la Galerie Nathalie Obadia, offrant alors à Jean-Luc Chalumeau d'observer que si, de fait, « Pattern and Décoration n'est plus d'actualité, Kushner est toujours là, et plus que jamais disciple de Matisse ». Le constat de l'historien et critique d'art est qu'« Henri Matisse en 1911 et Robert Kushner en 2020 créent des dialogues de surfaces où le volume n'existe plus. Aucune rupture dans la circulation des motifs et des couleurs qui unifient l'intérieur et l'extérieur. Plus d'un siècle sépare les deux artistes qui, tous deux, parviennent à la tension constitutive entre décorativité et représentation… Robert Kushner continue dans son heureuse recherche de la présence décorative immédiate qui n'exclut pas les allusions aux diverses traditions de la représentation. Rémi Labrusse parle de "l'expérience abyssale du peintre face à l'énigme du désir d'image". Nous partageaons cette expérience avec Robert Kushner aujourd'hui »[43].

Contributions (sélections)

Contributions bibliophiliques

Kathy Acker

Scénographie

Expositions (sélection)

Expositions personnelles

Galerie Daniel Templon, Paris
Whitney Museum of American Art, New York
Institute of Contemporary Art, Philadelphie
Montclair Art Museum (en), Montclair (New Jersey)
Mint Museum (en), Charlotte (Caroline du Nord)

Expositions collectives

MoMA PS1, New York
Palais des Beaux-Arts de Bruxelles
Institut d'art contemporain, Philadelphie
Museum of Modern Art, New York
New Gallery of Contemporary Art (en), Cleveland
Brandts Klædefabrik (da), Odense
Musée d'Art Blanton, Austin (Texas)
Ludwig Forum für Internationale Kunst, Aix-la-Chapelle
Musée d'Art McNay, San Antonio
Musée d'Art moderne et contemporain, Genève
Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien (Mumok), Vienne
Institut d'art contemporain de Boston

Citations

Dits de Robert Kushner

  • « La décoration, un rejet abjectement péjoratif pour beaucoup, est pour moi une très grande revendication, quelque peu provocante… L'œil peut vagabonder, l'esprit pense sans encombre à travers des domaines visuels qui sont riches en termes d'expansion et d'émotion. La décoration a toujours eu son propre agenda, l'offrande sincère et sans vergogne de plaisir et de réconfort. » - Robert Kushner[184]
  • « Le monde d'aujourd'hui est complexe et gênant… En tant que réponse artistique à toute cette horreur, le cynisme esthétisé semble un luxe indidieux. Est-il possible au contraire d'offrir un art de l'espoir, un art de se distraire en connaissance de cause de ces immenses problèmes ? N'y a-t-il pas encore de la place dans nos salons mentaux pour le fauteuil de Matisse ? » - Robert Kushner[64]
  • « La géométrie et la botanique sont-elles en paix ? En dialogue ? À couteaux tirés ? J'aime à penser que lorsque j'ai terminé un travail après des semaines et parfois des mois, il y a une juxtaposition intéressante et intentionnellement déroutante entre l'abstraction pure et la forme linéaire, qu'elles s'équilibrent mutuellement et créent leur propre numéro d'équilibriste. » - Robert Kushner[82]

Réception critique

Edward Lucie-Smith
  • « The theatrical element is still more pronounced in some of the work done by Robert Kushner… In general the picture evokes the atmosphere of Henri Matisse's cryptic Moroccans, and at the same time suggests that it is a theatrical designer's first idea enlarged in giant size. Robert Kushner does not merely evokes the theater. He makes paintings which are also intended to be worm as magnificent costumes. Nothing more opulent has been produced since Léon Bakst was alive » - Edward Lucie-Smith[185]
  • « Par dessus tout, Kushner comprend la couleur. Il sait que les couleurs peuvent être rendues aussi douces que des agneaux ou aussi féroces que des loups affamés. Il sait, par exemple, que les verts peuvent affecter les roses d'une certaine manière lorsqu'ils sont placés entre deux rouges, mais qu'ils agissent tout à fait différemment s'ils sont placés au dessus d'un violet ou d'un brun. Il sait tout cela et bien plus encore sur la couleur et, parce qu'il le sait, il peut l'orchestrer ainsi que les formes, les textures et les lignes qu'il utilise pour obtenir les effets thématiques et formels qu'il désire. Kushner, en bref, est un artiste, pas un décorateur… Les œuvres de Kushner projettent le genre de drame visuel et d'autorité qu'on ne trouve que dans la peinture authentique. » - Theodore F. Wolff[186]
  • « Il a réalisé de nombreux costumes de théâtre et surtout de très nombreuses œuvres décoratives inspirées d'Henri Matisse, peignant sur tissus à motifs des silhouettes. » - Dictionnaire Bénézit[129]
  • « Même lorsqu'il s'agit de sujets sérieux, comme les stéréotypes de genre, la spiritualité ou le deuil, Kushner s'intéresse à alléger l'atmosphère avec une bonne dose d'humour, parce qu'après tout, "la vie est la plupart du temps assez drôle". » - Linda Montano[187]
Robert Kuspit (en)
  • « Robert Kushner est sans doute l'artiste décorateur le plus important aujourd'hui. En dehors des premières œuvres de Miriam Schapiro et des expérimentations de Lucas Samaras, aucune œuvre décorative américaine n'a la richesse visuelle des peintures de Kushner. Loin d'être de simples ornements pour un environnement, ces œuvres sont des environnements en soi. Si, comme le pensait Clement Greenberg, "la peinture de chevalet occidentale subordonne le décoratif à l'effet dramatique", Kushner intègre de manière convaincante le dramatique et le décoratif, revitalisant un traitement de surface qui était devenu périmé et routinier - pour ne pas dire superficiel - dans ce qu'on appelle la peinture de motifs. Chaque qualité - le drame et la décoration - est récompensée sans que l'autre ne soit compromise… Il est rafraîchissant de voir un art qui travaille pour la beauté de la vie et qui la célèbre, un art joyeusement biophilique pour reprendre le terme d'Erich Fromm. L'art de Kushner va à contre-courant de la tendance dominante qui va à l'anti-esthétique ou à l'inesthétique. Il choisit plutôt l'émerveillement de l'existence. » - Robert Kuspit (en)[188]
  • « L'œuvre fournit la preuve irréfutable que Kushner, pour qui le dessin est une discipline spirituelle autant qu'artistique, est devenu l'un de nos dessinateurs les plus accomplis et les plus originaux. Son étude et sa pratique de la peinture chinoise et de la calligraphie japonaise, de même que ses observations approfondies, dévouées et saisonnières de la nature sous-tendent la finesse notable de cette œuvre à la fois délicate et colossale… Kushner nous rappelle que la nature reste le fondement de la beauté. » - Alexandra Anderson-Spivy[77]
  • « Avec des intérieurs de livres désuets, Shakespeare, des notes de musique, des langues orientales mortes, des tickets de métro parisien usagés, les dernières œuvres de Kushner bravent le monde comme des beautés ébouriffées qui parlent d'âge et de sagesse. » - Hannah Hoel[96]
  • « Using reverse appliqué, the artist combines swaths of found fabric to make shapes paintings that quote type of apparel (especially those from different cultures, such as the chador), as well a heraldic banners, tondos and florals. Kushner's extravagant pattern play, joie de vivre color and texture are very Matissean. But his work forces you to think about that wicked word "taste" and encourages you to consider what line yours follows. » - Jenelle Porter (en)[189]

Conservation

Collections publiques

Allemagne

Australie

Autriche

Canada

Espagne

États-Unis

France

Hongrie

Italie

Japon

Panama

  • Ambassade des États-Unis à Panama.

Pays-Bas

Portugal

Royaume-Uni

Russie

Suisse

  • Fondation Ghisla Art Collection (collection Martine et Pierino Ghisla), Locarno[223].
  • Musée du design de Zurich, Artifacts at the end of a Decade, portfolio réunissant les œuvres de 44 artistes, 1981, l'un des cent exemplaires.
Station de métro 77th Street, New York
Gramercy Tavern (en), New York

Mosaïques et peintures

Collections publiques

Collections privées

États-Unis

Japon

Suède

  • Fredrik Roos (sv) :
    • Lilies, technique mixte sur papier 227,3x55,9cm, 1977[232] ;
    • Dancing at the Ritz, acrylique et gouache sur lin flottant 110,5x345cm, 1979[233] ;
    • Cantina, technique mixte sur papier 154,3x56,5cm, 1980[234].

Suisse

Sculptures

Distinctions

Références

Annexes

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