Andrew Wyeth
peintre américain
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Andrew Wyeth, né le à Chadd's Ford, en Pennsylvanie, et mort le , également à Chadd's Ford, dans la banlieue de Philadelphie, est un peintre américain.
| Naissance | |
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| Sépulture |
Hathorn Cemetery (d) |
| Nom de naissance |
Andrew Newell Wyeth |
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| Représenté par | |
| Lieux de travail | |
| Mouvement |
régionalistes et réalistes américains |
| Influencé par | |
| Père | |
| Mère |
Caroline Brenneman Brockius (d) |
| Fratrie |
Carolyn Wyeth (en) |
| Conjoint |
Betsy James Wyeth (en) |
| Enfant | |
| Distinctions | |
| Site web |
Christina's World (1948) |
Classé parmi les peintres « régionalistes » et réalistes américains[1], il est notamment connu pour son tableau Christina's World (1948).
Biographie
Jeunesse et formation
Après que le jeune Andrew a eu des problèmes de santé, ses parents décident de ne plus l’envoyer à l’école et de l'instruire eux-mêmes. Son père, Newell Convers Wyeth (1882-1945), illustrateur connu qui fréquente des célébrités artistiques, tels F. Scott Fitzgerald et Mary Pickford, l’initie à l’art, et tout particulièrement à l'art du paysage rural américain.
À cette époque, il admire et est sensible à l'œuvre du peintre Winslow Homer. Plus tard, il apprend à maîtriser les techniques associées à l’aquarelle à base d'œuf, la tempera.
Carrière et reconnaissance
En 1937, il expose pour la première fois ses aquarelles. En 1948, il peint Christina's World, son tableau le plus célèbre. En 1951, il expose seul au musée d'art de Farnsworth.
En 1963, il reçoit la médaille présidentielle de la Liberté, puis le prix Einstein en 1967[1]. En 1970, il est le premier artiste à avoir un de ses tableaux accroché à la Maison-Blanche.
Le , il est élu membre de l’Académie française des beaux-arts[2],[1]. Deux ans plus tard, il devient membre de l’Académie des beaux-arts de l'URSS. En 1980, il est le premier artiste à être élu à l’Académie royale de Grande-Bretagne. En 1988, il reçoit la médaille d'or du Congrès en présence du président George H. W. Bush puis la National Medal of Arts par le président lui-même[1].
Décès
Il meurt chez lui le , à 91 ans[3],[1], dans sa ville natale de Chadd's Ford, près de Philadelphie. Sa mort a été annoncée par le porte-parole du Brandywine River Museum.
Famille
Son épouse est morte en 2020 à 98 ans.
Un de ses fils, Jamie Wyeth, né en 1946, est également un peintre et portraitiste reconnu. Le second, Nicolas, est un important marchand d’art.
Démarche artistique
Andrew Wyeth commence à peindre dans des nuances de bruns et de gris seulement. Il s’inspire de son entourage pour réaliser ses tableaux. Ses sujets préférés sont la terre et les habitants de sa ville natale et du Maine, où il passe la moitié de l’année, ainsi que ses proches. Sa grande maîtrise picturale lui permet de montrer sa réflexion mélancolique sur le temps qui passe et la faillibilité humaine[réf. nécessaire].
Quelques œuvres
- 1946 : Hiver 1946 peint pendant le deuil de son père mort l'année précédente dans un accident ferroviaire.
- 1948 : Christina's World, tableau de 81,9 × 121,3 cm qui devient très vite célèbre. Il représente une jeune femme handicapée allongée de dos sur un pré désert et, à l'horizon, une maison. Cette œuvre contient le formidable pouvoir suggestif de son auteur. L'atmosphère y est étrange, la posture du personnage tendue. On sent comme une menace dans ce paysage. Wyeth montre un monde où planent l'incertitude et l'attente.
- 1952 : Lejania, pinceau sec sur papier de 35 × 54,6 cm[4].
- 1960 : Young Bull ce tableau d’un minutieux réalisme dégage une extraordinaire puissance d‘expression. Les couleurs sont sobres, neutres, sur la même gamme de tons. Le taureau souligne l’isolement. Derrière le muret s’étend un monde vide, un arbre mort et une maison close. Le ciel lui-même est vide. Les quelques ombres nous montrent que la scène se passe au début ou à la fin de la journée. Ce tableau est le reflet d’un monde ayant du vague à l'âme.
- 1964 : The Drifter, œuvre qui montre un homme, un vagabond. Son apparence physique, la texture élimée et crasseuse de la veste et du tricot donnent cet indice. Les effets de lumière peints par l‘artiste soulignent la douloureuse dignité du visage.
- Autres œuvres
- Roasted Chestnuts. Chambered Nautilus, 1956
- Sea chest Adam, 1963
- Up in the studio, 1965
- Gunning Rock, 1966
- Siri Erickson, 1969
- Anna Kuerner, 1971
- Nogeeshik, 1972
- Pleasant dress, 1973
- Her daughter, 1975
- Blue Cap, 1976
- Nudes, 1977
- Day dream, 1978
- Jack Light, 1980
- The Helga Pictures (en), 268 peintures et gravures du mannequin allemand Helga Testorf, entre 1971 et 1985.
Expositions
- « The Wyeths : trois générations d'artistes américains », Mona Bismarck-American Center for Art and Culture à Paris -[5].
- « Wyeth: Andrew y Jamie en el estudio/ Andrew and Jamie in the Studio », musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, - .
Publication
- Andrew Wyeth: Autobiography, Bulfinch Press, 1995
