Robert de La Vieuville
From Wikipedia, the free encyclopedia
Robert de la Vieuville est un noble et un homme politique de l'Ancien Régime.
| Robert de La Vieuville | |
Blason de Robert de la Vieuville | |
| Titre | Grand Fauconnier de France |
|---|---|
| Autres titres | Marquis La Vieuville |
| Prédécesseur | Charles II de Cossé (1550-1621), maréchal de France, duc de Brissac |
| Successeur | Charles de La Vieuville |
| Biographie | |
| Dynastie | Seigneurs de La Vieuville |
| Décès | v. 1612 Château de Chailvet |
| Père | Pierre de la Vieuville |
| Mère | Catherine de La Taste |
| Enfants | Charles de La Vieuville |
| modifier |
|
Biographie
Il est le fils de Pierre de la Vieuville et de Catherine de la Taste.
Le , il est guidon à la compagnie de son oncle Adolphe de Lyons d'Espaulx.
Le , il est gentilhomme de la chambre du roi Henri III de Navarre, futur Henri IV[N 1]. La Vieuville arrive à la Cour quelques mois après le mariage du futur Henri IV (le )[N 2].
Du au , Charles IX l'ayant nommé lieutenant général en pays de Rethelois, il combat le maréchal de Saint-Pol qui ravage le pays pour le compte la Ligue. Il cède Rethel en 1589. Puis ils combattent autour du château de Sy. Le marquis avait trois compagnies à pied et deux d'arquebusiers à cheval, Saint-Pol avait huit canons, 1 200 cavaliers et 6 000 hommes à pied. Le siège dure douze jours, laisse les deux partis exsangues et le pays ruiné. Le marquis se rend, promet de ne pas fortifier son château et de rester neutre. Le maréchal de Saint-Pol retourne à Reims en août.
Du au , Vieuville est capitaine de Gendarmerie. Du au , il est ambassadeur en Allemagne, et conseiller d'État. Le , il est nommé lieutenant de fauconnerie. De au , il est nommé grand fauconnier de France, succédant à Charles II de Cossé.
Le , il est chevalier des Ordres du Roi quand il est reçu dans l’Ordre du Saint-Esprit.
Le Docteur A. Lapierre écrit de lui : « C'était un ambitieux ; il sut profiter de sa situation officielle pour assurer sa fortune et flatter les partis adverses, pour arriver à ses fins. On le vit tour à tour l'ami des ligueurs et des royaux. »
Une étude détaillée lui est consacrée par Laurent Bourquin, dans son article « Comprendre une prise de parti au temps des guerres de Religion : la biographie de Robert de La Vieuville », Histoires de vies, Association des historiens modernistes, actes du colloque de 1994, Paris, 1996, p. 15-37
Titres
Il est Marquis de Sy, terre qui fut élevée au rang de marquisat de la Vieuville par Henri IV, Baron de Rugles, Vicomte de Farbus, Seigneur de la Vieuville à Chailvet et Royaucourt, seigneur de Villemontry, Lumes, Mambrecourt (au diocèse de Laon), Pavant, la Ferté et Novion (Nouvion et/ou Nouvion), Romery, Givaudeau (commune de Bayonville, Ardennes) et Wautrincourt (Saint-Laurent, Ardennes), Vougrey (Aube).
En 1576, il est Seigneur du fief de Plume-Oison, dépendant d'Assis-sur-Serre (Aisne)[1], acquise auprès du duc de Nevers, Louis de Gonzague. Et en 1598, Robert de la Vieuville achète la seigneurie baronnie d'Arzillières au duc Henri de Mayenne, branche cadette des ducs de Guise, achat probablement facilité par sa qualité d'héritier — par sa 1re femme Guillemette de Bossut — de Madeleine de Grandpré (voir ci-dessous)[2].
Mariages et descendance
Premier mariage
Robert de la Vieuville (Chailvet † 1612), épouse Guillemette de Bossut-Longueval. De leur union naît Henriette. Elle épousera Antoine de Joyeuse-Grandpré (1565-1611).
Guillemette de Bossut-Longueval était la quatrième et dernière enfant d'Anne de Linange/von Leiningen, baronne de Hans et comtesse de Dampierre en Astenois (morte en 1560, elle était la fille de Hesso IV de Linange et de Madeleine de Grandpré-Hans, elle-même fille de Jacques de Grandpré et de Louise/Laure d'Hangest, dame de Dampierre et d'Arzillières ; les d'Hangest tenaient Arzillières et Dampierre par mariage-héritage) et de Claude de Bossut, Baron de Bazoches, Seigneur de Longueval, gouverneur de Reims, Capitaine d'une compagnie de 50 hommes d'armes des ordonnances du Roi, bailli du Vermandois (1530), maître d'hôtel du Roi François, ambassadeur en Suisse en 1536, Gouverneur de Stenay (1541), Lieutenant du Roi à Luxembourg (1543), lieutenant du Roi au gouvernement de Champagne et Brie (1544). Claude de Bossut présenta le dénombrement de château de Marchais le , château construit par son grand-père Nicolas de Bossut, aujourd'hui propriété des Grimaldi.
Les armes de la famille de Bossut, alias Boussu (Liège) : D'or au double trêcheur fleuronné et contre-fleuronné de sinople, au sautoir de gueules et brochant sur le tout du tout.
Ensuite, Hans et Dampierre connurent un sort commun, tandis qu'Arzillières restait aux La Vieuville.
Second mariage
En 1581, Robert de la Vieuville épouse, en second mariage, Catherine d'O. De leur union est né Charles de La Vieuville, Surintendant des Finances.

Catherine d'O de Vérigny (née en 1555, morte avant le ), est la veuve de Michel de Poisieu, mort le 13/4/1580.
Poisieu était chevalier de l'ordre du Roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre, Seigneur de Pavant (Aisne), du dernier quart de Bucy-les-Pierrepont (Aisne), de Condé sur Aisne, de Lor (Arrondissement de Laon), de Rugles, de Vérigny (près de Chartres) etc. Poisieu donna, en 1567 et 1569, quittances de ses gages de lieutenant en la compagnie de 50 lances du Roi sous la charge de Pierre de La Vieuville. Ils eurent une fille unique : Dyane Renée de Poisieu, (morte le ), qui épousera le René du Plessis-Chastillon (mort au mois de ).
Catherine d'O était la fille aînée de Charles II d'O, Seigneur de Vérigny, chevalier de l'Ordre du roi et de Jacqueline de Girard de Bazoches, dame de Frazé (Eure-et-Loir) et surtout cousine germaine de François d'O, surintendant des finances et favori de Henri III.
Robert de La Vieuville serait inhumé, avec sa deuxième épouse, dans l'église de Royaucourt et Chailvet[N 3] ainsi que trois de ses enfants morts en bas âge (Pierre, Bastien, et Louise). Cela n'apparaît pas dans les registres paroissiaux, tenus seulement à partir de 1667, et où ne figurent que les personnes mortes avant 1683.
