Roger Falck
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Roger Falck (né le 3 janvier 1903 à Paris et mort le 4 juillet 1973 à Saclas) est un peintre, sculpteur et dessinateur français. Actif au sein du Musée de l’Homme dans les années 1930 et 1940, il contribue de manière significative à la muséographie et à la production graphique de l’institution, notamment à travers des affiches et supports d’exposition.
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Biographie
En 1932, Roger Falck participe à la création et aux activités du groupe Les Indélicats[1], collectif d’artistes publiant une revue anarchiste sous forme de livrets tirés à une centaine d’exemplaires. Chaque livraison se compose d’une série d’une dizaine de linogravures proposant un regard critique sur la société. Les thèmes abordés, tels que la célébration du 14-Juillet, le chômage, les élites, le sport, la colonisation ou la guerre sont traités avec une esthétique graphique directe et engagée. Le groupe réunit vingt-et-un artistes, parmi lesquels Maurice Estève, Édouard Pignon, Gabriel Robin, Georges Ort, Adrien Cumora, Gisèle Delsine, Louis Féron, André Fougeron ou encore Marcel Debarbieux. De 1932 à 1934, Roger Falck réalise pour ces portfolios onze linogravures principalement en noir et blanc.
Dans le courant des années 1930, il rejoint l’équipe de muséographie et de dessin du Musée de l’Homme, récemment fondé par le professeur Paul Rivet au sein du Muséum national d’Histoire naturelle. À cette occasion, il réalise au moins neuf affiches pour les expositions entre 1938 et 1962[2]. Son collègue Louis Féron souligne son rôle central au sein de l’équipe et l’importance de ses conseils dans les choix graphiques et intellectuels du service.
Occupation & Résistance
Durant l’Occupation, selon certains témoignages, Roger Falck aurait été brièvement arrêté pour avoir aidé Paul Rivet à échapper aux autorités nazies. Les circonstances exactes de cet épisode demeurent partiellement documentées, et sa participation directe aux activités du réseau de résistance du Musée de l’Homme n’est pas établie avec certitude.
Il partage sa vie avec Éveline Lot (1918–1974), anthropologue et fille de l’historien médiéviste Ferdinand Lot. Celle-ci participe notamment à la dactylographie du journal clandestin tenu par plusieurs membres du Musée de l’Homme.
Voir aussi
Bibliographie
- Barbara Dramé, Les Linogravures du groupe "Les Indélicats 1932-1936", supports artistiques d'une contestation politique et sociale, collection Type-type, Éditions plein Chant, 2022, p.20
