Rogerius (glossateur)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Après ou vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
Vers -Voir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Rogerius
Biographie
Décès
Après ou vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
Vers -Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître
Œuvres principales
Summa Codicis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Rogerius est un glossateur de l'école bolonaise de glossateurs du XIIe siècle, probablement né à Plaisance, professeur à Bologne et probablement à Montpellier ou Arles, Plaisance et Modène, mort vers 1163/1165.

Malgré de la réputation de Rogerius et l'importance de ses écrits, peu d'éléments de sa vie sont connus. Certains documents le citent sous le nom de « Frogerius ». Son lieu de naissance est discuté. Certains auteurs l'ont fait naître à Bénévent à partir de passages écrits par Roffredus mais il s'agit d'une erreur car Roffredus citait son maître Carolus de Tocco[1], mais Plaisance semble la plus probable, cependant André Gouron a proposé des origines provençales. Pour Savigny, il est probablement mort jeune. Pierre de Tourtoulon a écrit qu'il était mort vers 1170, les archives digitales de la culture médiévale placent sa mort en 1163/1165[2]. Quand Placentin écrit sa propre Summa Codicis, il écrit que Rogerius est déjà mort.

Il a étudié à Bologne auprès de Bulgarus d'après Azon et Martinus. Il enseigna à Bologne dans les années 1140 et probablement aussi à Montpellier ou Arles, Plaisance et Modène. André Gouron a établi que Rogerius a été un juriste plaidant en Provence dans les années 1150, dans le milieu entourant Raimon de Montredon, archevêque d'Arles. Il fut probablement le premier glossateur à enseigner à Montpellier, avant Placentin. Son style d'écriture, marqué par la rhétorique, un style élégant et raffiné sous la forme dialoguée, le distingue de celui des « Quatre Docteurs ». Au début des années 1160, il exerça les fonctions de conseiller juridique et d'avocat de Hugues II des Baux en Provence. En août 1162, Rogerius plaidait à Turin devant l'empereur Frédéric Barberousse pour Hugues II des Baux dans une plainte contre le comte de Barcelone[3].

Rogerius a commencé à écrire la première Summa Codicis complète et séquentielle. Bien qu'inachevée, elle exerça une grande influence sur Placentin (qui fut probablement son élève) et sur Azon, et Accursius cita pas moins de 920 gloses de cet ouvrage. Elle suivait l'ordre des livres et des titres, sans toutefois traiter chaque loi séparément. Son prologue influença la forme des Quaestiones legitimae. La Summa s'inspirait de la Summa Trecensis, ou peut-être cette dernière constituait-elle une première ébauche de Rogerius lui-même. Dans ce cas, Rogerius mérite d'être considéré comme un penseur influent et original parmi les premiers glossateurs. Plusieurs de ses autres œuvres, De praescriptionibus, Quaestiones super Institutis et Enodationes, furent assurément largement utilisées par les glossateurs postérieurs. Sa paternité d'un recueil de Dissensiones dominorum édité par Haenel[4] et d'une Distinctio « Infames sunt ex genere delicti » imprimée par Rhodius en 1530 est mise en doute.

Ses gloses portent le siglum « R » ou « Rog ».

Manuscrits

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI