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Romain Graziani

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Romain Graziani
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Benno Graziani (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Pénélope Riboud (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Directeurs de thèse
Mark Edward Lewis (en), François JullienVoir et modifier les données sur Wikidata

Romain Graziani est un sinologue, philosophe et écrivain français né en 1971[1], professeur en études chinoises à l’École normale supérieure de Lyon. Il est l’auteur de nombreux travaux sur l’histoire intellectuelle de la Chine ancienne, en particulier sur le Zhuangzi.

Romain Graziani intègre l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1992, où il étudie la philosophie et obtient l’agrégation de philosophie en 1995. Après un travail de DEA intitulé « Du statut ontologique des objets négatifs chez Meinong, Twardowski et Husserl » et dirigé par Claudine Tiercelin, il s’oriente à partir de 1996 vers l’étude de la langue et de la civilisation chinoises, et étudie à l’université de Cambridge et à l’université Harvard. Il soutient en 2001 à l’université Paris-Diderot sa thèse de doctorat dirigée par François Jullien et Mark Edward Lewis (en) intitulée « De la régence du monde à la souveraineté intérieure. « Une étude des chapitres de « L’Art de l’esprit » des Écrits de Maître Guan (Guanzi) »[2].

Il est élu maître de conférences en études chinoises en 2003 à l’université Paris-Diderot. En 2009, il devient professeur en études chinoises à l’ENS de Lyon, où il dirige la section de chinois. Depuis 2008, il enseigne également à l’Université de Genève[3].

Travaux

Ses premiers travaux ont été consacrés au taoïsme ancien, et en particulier au Zhuangzi. Il publie en 2006 aux éditions Gallimard Fictions philosophiques du Tchouang-tseu, inspiré notamment par les travaux de Jean François Billeter et de Jean Levi. Selon ce dernier, Graziani « y fait un sort à l’image d’un Zhuangzi maître de sagesse dispensant l’art souriant de traverser les vicissitudes de l’existence sans y laisser trop de plumes et insiste sur la dimension politique de la critique de la conscience intentionnelle et des catégories du discours à laquelle se livre Zhuangzi.»[4].

En 2011, il poursuit son enquête sur le taoïsme ancien dans Les Corps dans le taoïsme ancien, ouvrage dans lequel il analyse notamment les corps difformes et informes dans le Zhuangzi et le Liezi.

En 2019, il publie un essai intitulé L’Usage du vide aux éditions Gallimard. Il y analyse les paradoxes de la volonté, en s’appuyant tant sur le taoïsme ancien que sur la philosophie occidentale contemporaine.

En 2025, il publie, toujours aux éditions Gallimard, un essai intitulé Les Lois et les Nombres. Il s’y intéresse aux origines de l’imaginaire de la quantification et de l’impartialité de la loi dans la Chine ancienne, et à la manière dont celui-ci n’a cessé d’innerver la tradition politique chinoise.

Autres

Romain Graziani est également l’auteur d'ouvrages de poésie et de nouvelles publiés aux éditions Corti (d) et aux éditions Fata Morgana. Il traduit par ailleurs des textes littéraires chinois vers le français, tels que Le Détachement féminin rouge de Jiang Yun (en) chez Hermits United, en collaboration avec Song Gang (2024).

Œuvres

Œuvre littéraire et poétique

Œuvre sinologique et philosophique

Traductions

  • Jiang Yun (en), Le détachement féminin rouge (en collaboration avec Song Gang), Londres & Paris, Hermits United, 2024 (ISBN 9781739389734).
  • Traduction (avec introduction) du traité L’Art de nourrir le principe vital (Yang sheng lun  養生論) de Xi Kang (3e siècle), in Volume d’hommage à Catherine Despeux, L’Asiathèque, 2024.

Annexes

Notes et références

Liens externes

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