Rose Löwenbraun
femme médecin, directrice du sanatorium Léopold Bellan à Chaumont-en-Vexin
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Rose Löwenbraun, née le à Sulita (une petite commune du district de Botosani au nord de la province roumaine de Moldavie), était une femme médecin, directrice du sanatorium Léopold Bellan à Chaumont-en-Vexin. Déportée sous l'occupation allemande, elle meurt à Auschwitz en 1943[1].
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Biographie
Fille de Lazar Löwenbraun et de Johanne Löwenbraun (née Gottesman) Rose Löwenbraun naît le en Moldavie, une région de la Roumanie. Elle arrive à Nancy à l'âge de 19 ans, après avoir obtenu le baccalauréat roumain. Grâce à un ancien accord franco-roumain, elle y effectue 2 années d'études supérieures en médecine, puis les poursuit à Paris, accompagnée de sa sœur Rachel et d'une partie de sa famille. Elle rédige sa thèse en 1934, qui porte sur « Le Gluconate de calcium en physiothérapie, tuberculose pulmonaire, hémoptysies, exsudats, rhumatisme allergique...[2] », conservée à la Bibliothèque Nationale de France.

Après ses études, elle obtient rapidement le poste de directrice du sanatorium Léopold Bellan à Chaumont-en-Vexin[3], tandis que sa sœur Rachel y travaille comme panseuse,
Installée dans la commune, elle est bien intégrée, selon de nombreux témoignages. Cependant, à la veille de Noël 1942, elle est arrêtée du fait de ses origines juives[4], probablement dénoncée par un de ses voisins. Elle est transférée au camp de Drancy, puis par le convoi no. 48, en date du [5], à Auschwitz en Pologne où elle décède en 1943, à l'âge de 36 ans, du fait d'une crise cardiaque liée à l'épuisement. Contrairement à sa sœur, Rachel réussit à se cacher pendant la guerre, et part à New-York au début des années 50 avec son mari rencontré au sanatorium.
Bibliographie
- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld: Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
