Route d'Espagne

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Route d'Espagne
Image illustrative de l’article Route d'Espagne
La route d'Espagne au niveau du centre hospitalier Gérard-Marchant.
Situation
Coordonnées 43° 32′ 39″ nord, 1° 25′ 02″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Oncopole
Croix-de-Pierre
Début Route d'Espagne - Portet-sur-Garonne
Fin no 352 route de Seysses et no 2 avenue de Muret
(Rond-point du 21-septembre-2001)
Morphologie
Route N20 (1824-2006)
D120 (2006-2017)
M120 (depuis 2017)
Longueur 3 800 m
Largeur entre 10 et 26 m
Transports
Téléo Téléphérique Oncopole - Lise Enjalbert
Liste des lignes de bus de Toulouse Bus L5
132550117152 (partiellement)
Odonymie
Anciens noms Chemin de Muret (XVe – XVIIIe siècles)
Chemin de Portet (XVIe – XVIIIe siècles)
Nom actuel 1811
Nom occitan Rota d'Espanha
Histoire et patrimoine
Création avant le XVIe siècle
Lieux d'intérêt Centre hospitalier Gérard-Marchant
Oncopole
Notice
Archives 315552624010
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Route d'Espagne
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Route d'Espagne

La route d'Espagne (en occitan : rota d'Espanha) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Description

La route d'Espagne est une voie publique située dans Toulouse. Elle traverse le quartier de l'Oncopole, puis le quartier de la Croix-de-Pierre. Elle correspond à une partie de l'ancienne route nationale 20 devenue la route départementale 120, qui va de Toulouse à Roques. Longue de plus de 3 800 mètres, c'est une des plus longues voies de Toulouse.

La route d'Espagne naît dans le prolongement de la voie du même nom, sur la commune de Portet-sur-Garonne. Dans la première partie de la route, jusqu'au rond-point du Professeur-Daniel-Blanc, au carrefour du chemin des Silos, à l'ouest, et de la rue Irène-Joliot-Curie, à l'est, la route d'Espagne dessert une vaste zone commerciale et industrielle, la zone d'activités Sud, qui s'organise autour de l'avenue de Larrieu, de la rue Jean-Perrin et de la rue Léon-Joulin.

La deuxième partie de la route d'Espagne, jusqu'au chemin de la Loge, correspond, du côté est, à l'emprise de l'ancienne usine AZF, disparue et progressivement démolie à la suite de l'explosion du 21 septembre 2001. Les terrains sont en partie occupés par les bâtiments du Cancéropole – devenu Oncopole en 2014. Du côté ouest, entre le chemin des Silos et la rue de Gironis, s'étend le centre hospitalier Gérard-Marchant – l'ancien asile de Braqueville. La rue de Gironis permet de relier la route d'Espagne au cœur du quartier de Lafourguette, au-delà des voies de la ligne ferroviaire de Toulouse à Bayonne et de l'autoroute A64. Le dépôt de bus Tisséo occupe enfin un terrain triangulaire entre la rue de Gironis, la route d'Espagne et la voie ferrée.

Après le chemin de la Loge, la route d'Espagne est alors franchie, grâce à plusieurs ponts ferroviaires, par les voies ferrées de la ligne de Toulouse à Auch et de Toulouse à Bayonne. Le pont de Langlade, construit en 1997, permet le franchissement de l'avenue du Corps-Franc-Pommiès – périphérique (A620) –, accessible depuis la route d'Espagne en partie du côté est par deux bretelles, aux ronds-points Henri-Sarramon et Robert-Baden-Powell.

La dernière partie de la route d'Espagne s'est progressivement urbanisée dans la deuxième moitié du XXe siècle. Au rond-point Robert-Baden-Powell, la rue Louis-Courtois-de-Viçose donne accès à la zone d'activité Porte Sud, établie sur les terrains de l'ancien camp de Bordelongue après les destructions de l'explosion d'AZF. Ensuite, sur le côté ouest de la route d'Espagne, les rues desservent un quartier de pavillons et de petits immeubles. Sur le côté est, après les édifices commerciaux établis autour de l'impasse Camille-Langlade se trouvent le lycée professionnel Joseph-Gallieni, puis la cité des Oustalous. La route d'Espagne se termine au carrefour de la Pointe, devenu le rond-point du Vingt-et-Un-Septembre-2001, qu'elle forme avec la route de Seysses et l'avenue de Muret, qui la prolonge au nord-est jusqu'à la place du Fer-à-Cheval.

Voies rencontrées

La route d'Espagne rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Route d'Espagne - Portet-sur-Garonne
  2. Avenue de Larrieu (g)
  3. Rond-point du Docteur-Maurice-Dide
  4. Avenue du Général-Eisenhower (g)
  5. Impasse Palayré (d)
  6. Rue Léon-Joulin (g)
  7. Rond-Point du Professeur-Daniel-Blanc
  8. Chemin des Silos (g)
  9. Avenue Irène-Joliot-Curie (d)
  10. Avenue Hubert-Curien (d)
  11. Rond-Point Hélène-Rouch
  12. Rue de Gironis (g)
  13. Place Pierre-Potier (d)
  14. Place Maria-Gomez-Alvarez (d)
  15. Chemin de la Loge (d)
  16. Rond-Point Henri-Sarramon
  17. Avenue du Corps-Franc-Pommiès/Périphérique (A620) - Échangeur no 25
  18. Rond-point Robert-Baden-Powell
  19. Rue Louis-Courtois-de-Viçose (g)
  20. Impasse Camille-Langlade (d)
  21. Rue Étienne-Bacquié (g)
  22. Rue Bernadette (g)
  23. Rue Gustave-Charpentier (g)
  24. Rue d'Orbesson (g)
  25. Rue Pénent (g)
  26. Avenue Henri-Barbusse (d)
  27. Rond-point du 21-Septembre-2001
  28. Route de Seysses (g)
  29. Avenue de Muret (d)

Transports

La route d'Espagne est parcourue et desservie sur presque toute sa longueur par la ligne du Linéo L5. Elle est également proche de l'avenue Irène-Joliot-Curie, où se trouvent la station Oncopole - Lise Enjalbert, terminus ouest du téléphérique Téléo, ainsi que le terminus de la ligne de bus 13, qui parcourt et dessert la route d'Espagne entre l'avenue Hubert-Curien et la rue Louis-Courtois-de-Viçose.

Le dépôt de bus Tisséo de Langlade occupe une superficie de 11 hectares. Il est aménagé en 1976 pour la SEMVAT[1]. Il comptait en 2001 1 800 salariés et 424 bus. Il est entièrement reconstruit après les destructions causées par l'explosion de l'usine AZF en 2001, et rouvert en [2].

Enfin, la route d'Espagne est également équipée de plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse, toutes entre la Pointe et l'avenue du Corps-Franc-Pommiès : les stations no 190 (39 route d'Espagne) et no 241 (57 route d'Espagne).

Odonymie

À la fin du Moyen Âge, la route d'Espagne était désignée – comme l'actuelle avenue de Muret – comme le chemin de Muret (cami de Murel en occitan médiéval), puisqu'il conduisait à Muret, capitale du Comminges[3]. Ce nom doit être ancien, puisque la porte du rempart du faubourg Saint-Cyprien, où débouchait le chemin, était aussi connue comme la porte de Muret (emplacement de l'actuelle place du Fer-à-Cheval)[3].

Avec la réforme du réseau routier sous le Premier Empire en 1811, puis sous la Restauration, la route de Muret devint une partie de la route nationale no 20, de Paris à Bourg-Madame, et de la route nationale no 125, de Toulouse à Fos, à la frontière espagnole, et elle fut donc désignée comme la route d'Espagne. En 1866, avec le développement de l'urbanisation le long de la route d'Espagne, la première partie de la route, entre la place du Fer-à-Cheval et la Pointe, reprit le nom d'avenue de Muret, tandis que celui de route d'Espagne était conservé pour la deuxième partie[4].

Histoire

Patrimoine et lieux d'intérêt

Notes et références

Voir aussi

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