Gaston Thomson, né le à Oran (Algérie) et mort le à Bône (Algérie), est un homme politiquefrançais. Député sans discontinuer de 1877 à 1932, il détient la palme de la longévité parlementaire en France, avec 54 ans et 320 jours.
Rédacteur de L'Homme Libre, proche de Jaurès, Ferry, Gambetta et Clemenceau, il sert de témoin à ce dernier lors de son duel avec Déroulède à la suite du scandale de Panama. Thomson prend la défense de Dreyfus lorsqu'éclate la fameuse affaire qui coupe la France en deux. En 1898, il perd son poste de maire de Constantine au profit de son adversaire, l'avocat Émile Morinaud, qui l'accuse de «n'être élu que grâce au vote massif des juifs[1]».
Défenseur de la politique des rattachements et de la colonie de peuplement, il veille à préserver les intérêts économiques des colons d'Algérie[3]. En , il interpelle Albert Grévy, commissaire du gouvernement et gouverneur de l'Algérie, dénonçant l'incarcération arbitraire d'Arabes de la province de Constantine[4].
Il doit démissionner après l'accident qui survient au cours d'un exercice de tir aux Salin-d'Hyères sur le Latouche-Tréville le , accident qui fait quatorze morts. Son œuvre est poursuivie par Georges Leygues[5].
Il est directeur du journal Le National de 1892 à 1896.
Au reste, il est franc-maçon[6] et avait un frère ainé, Charles, qui fut de 1882 à 1886 gouverneur de Cochinchine.
Notes et références
↑Jacques Marseille, France et Algérie, journal d'une passion, Paris, Larousse, 2002, p. 143