Rue Tripière
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| Rue Tripière (oc) Carrièra Tripièra | |
La rue Tripière vue de la rue Saint-Rome. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 36′ 07″ nord, 1° 26′ 34″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Capitole (secteur 1) |
| Début | no 2 rue Sainte-Ursule |
| Fin | no 1 rue Saint-Rome |
| Morphologie | |
| Type | Rue |
| Longueur | 120 m |
| Largeur | entre 3 et 6 m |
| Histoire | |
| Création | Rue Tripière (XVe siècle) Rue des Anheliers (XVe siècle) Rue Bédelières ou Budelières (XVe siècle) |
| Protection | Site patrimonial remarquable (1986) |
| modifier |
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La rue Tripière (en occitan : carrièra Tripièra) est une voie publique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France. Elle se trouve au cœur du quartier Capitole, dans le secteur 1 - Centre.
Description

La rue Tripière est une voie publique située dans le centre-ville de Toulouse. C'est une rue caractéristique de la vieille ville médiévale et elle n'est large que de 6 mètres – 3 mètres dans les parties les plus étroites. La rue Tripière naît de la rue Sainte-Ursule, presque à l'angle de la rue Temponières, face à la place de la Bourse. Sur la première partie de son parcours, elle suit un parcours orienté au nord-est, long de 52 mètres, jusqu'à former une placette irrégulière, au carrefour de la rue du May et de la rue Bédelières, qui était désigné au Moyen Âge comme le carrefour du Tombarelle. Elle s'oriente ensuite au sud-est et rejoint après 68 mètres la rue Saint-Rome.
Voies rencontrées
La rue Tripière rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Transports
La rue Tripière n'est pas directement desservie par le réseau de transport en commun Tisséo. Elle se trouve toutefois à proximité immédiate de la station de métro Esquirol, sur la ligne
.
La station de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations no 4 (no 15 rue Sainte-Ursule), no 10 (no 15 place Étienne-Esquirol), no 11 (no 2 place de la Daurade) et no 288 (no 28 rue des Marchands).
Odonymie

La rue Tripière portait déjà ce nom au XVe siècle. Il rappelle la présence dans cette rue et dans les rues voisines des artisans tripiers (tripièrs en occitan), qui étalaient leurs marchandises sur des bancs dans les étroites ruelles du quartier. On la désignait également d'autres noms, liés à ces mêmes artisans : rue Agnelières pour les bouchers de viande de mouton et d'agneau (anhelièrs en occitan), rue Budolières pour les tripiers (budelièrs en occitan) ou Bédelières pour les bouchers de viande de veau (bedelièrs en occitan) – c'est d'ailleurs le nom de l'actuelle rue Bédelières, qui relie la rue Saint-Rome à la rue Tripière. En 1794, pendant la Révolution, on lui donna le nom de rue de la Cordialité, mais il ne subsista pas[1],[2].
Le nom de Tripières n'était pas exclusif à la rue actuelle. Il existait une autre rue Tripières ou Tripières-Vieilles, dans le faubourg Saint-Cyprien : l'actuelle rue Charles-Viguerie[3].
Histoire
Moyen Âge et période moderne
Au Moyen Âge, la rue Tripière appartient au capitoulat. La population profite de la proximité du four dit « de Tripières »[4].
Elle se trouve au cœur d'un quartier de bouchers qui s'organise autour de la rue des Bancs Majous (actuelle rue Saint-Rome) et des rues perpendiculaires, rue Tripière, rue Bédelières et rue des Pélégantières-Ample (actuelle rue du May)[5].
Au XVIIIe siècle, la rue est profite largement de l'animation de la rue Saint-Rome et de la rue des Changes. Plusieurs voitures de diligences y ont leur départ[6], à proximité de l'hôtellerie à l'Écu de France, une auberge à enseigne privilégiée tenue jusqu'au début du XIXe siècle par un certain Arnaud Julian, puis par sa veuve[7].
Époque contemporaine
Au milieu du XXe siècle, la rue abrite des boutiques textiles, telle la bonneterie Alba (actuel no 18)[8]. L'auberge Louis XIII occupe quant à elle un vaste emplacement à l'angle de la rue du May (actuel no 1 bis)[9].
En 1974, la rue Saint-Rome et la rue des Changes sont les deux premières rues de la ville à être rendues piétonnes[10]. La rue Tripière est, comme la rue du May, rendue semi-piétonne dans les années 1990. Dans le même temps, plusieurs immeubles sont rénovés ou même reconstruits, comme la résidence du May en 1987 (actuel no 3)[11].