Rue de Brest
rue de Lyon, en France
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La rue de Brest est une voie des quartiers de la Presqu'île dans le 2e arrondissement de Lyon, en France.
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| Situation | ||
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| Coordonnées | 45° 45′ 45″ nord, 4° 50′ 00″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Quartier | Presqu'île (2e arr.) | |
| Début | Place Saint-Nizier | |
| Fin | Place des Jacobins Rue Mercière Rue de l'Ancienne-Préfecture |
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| Morphologie | ||
| Type | Rue | |
| Longueur | 360 m | |
| Largeur | 12 m | |
| Superficie | 4 100 m2 | |
| Transports | ||
| Bus | ||
| Histoire | ||
| Anciens noms | Rue Centrale Rue Trois-Carreaux (portion) Rue Basse-Grenette (portion) Rue des Halles (portion) |
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| Géolocalisation sur la carte : Lyon
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Situation
Elle constitue l'une des voies commerçantes majeures du centre de Lyon, parallèle aux deux percées hausmanniennes que sont les rues du Président-Édouard-Herriot et de la République, en prolongeant la rue Paul-Chenavard et débouchant sur la place des Jacobins.
Configuration
La chaussée de la rue est composée d’une rangée de stationnement vertical de 2 mètres de large, d’une voie de circulation automobile de 3 mètres de large, et d’une voie partagée bus-vélo dans le même sens que les voitures et de 3 mètres de large également.
Le tout est entouré de deux trottoirs de 2 mètres de large chacun.
Odonymie
Le nom actuel de la rue a été adopté après délibération du conseil municipal le [1].
La rue a été nommée ainsi à la fin de la Seconde Guerre mondiale en hommage à la ville de Brest presque entièrement rasée par les bombardements alliés.
Les lyonnais ont participé financièrement à la reconstruction de Brest. En remerciement, une des artères principales de Brest a été nommée rue de Lyon.
Histoire
Avant la rue Centrale
Anciennement appelée rue Centrale jusqu'en 1943[2], la rue de Brest s'étendait depuis la rue Tupin et était précédée par la rue des Trois Carreaux et de la rue Basse Grenette.
La partie nord a été habitée depuis le début du Moyen Âge, tandis que la partie au sud de la rue Tupin est plus récente et a été entièrement rénovée sous la direction de René Dardel et de Benoît Poncet en 1847[3].
La même année, des inscriptions romaines ont été trouvées dans la rue[4].
Percement de la rue Centrale (1845)
La création de la rue Centrale est entamée en 1845, sous le mandat du maire Jean-François Terme, et est achevée sous le Second Empire.
Elle est construite à partir des rues Saint-Pierre, de la rue des Trois-Carreaux, la rue Basse-Grenette et traverse des îlots près de la place Confort.
Sa création au sein de la Presqu'île fait partie du plan Morand[5].
XXe siècle
Au début du XXe siècle, le bois sacré d’Inde y a été vendu pendant 40 ans par la maison Vabre et Hysta, au numéro 14[4].
De nos jours
Végétalisation annulée (2019)
En 2019, un vaste projet de végétalisation du secteur entre les places Bellecour et des Terreaux, mené par la mairie, prévoit de supprimer la voie bus-vélo de la rue et quelques places de stationnement pour y implanter des bacs à arbres et arbustes[6] .
Le projet ne voit cependant le jour que sur la rue du Président-Édouard-Herriot quelques mois durant, laissant la rue inchangée.
Coronapiste (2020)
En 2020, dans le cadre de la réalisation massive de coronapistes par la Métropole, la voie bus-vélo est réservée aux seuls cyclistes[7].
La voie a depuis retrouvé son double-usage.
Architecture
Côté ouest
À l'ouest, la rue est composée de bâtiments de cinq étages datant des années 1840.
Côté est
La partie « est » est constituée d'une section large mais courte, suivie d'une série de façades anciennes provenant de la rue de la Poulaillerie.
Entre la rue Grenette et la rue Tupin, une maison de trois étages construite au XVIe siècle nommée ancienne Grenette (halle aux grains[8]) peut être aperçue, laquelle a désormais une terrasse avec des pierres sculptées[4].
Ornements
Les façades colorées de nombreuses portes sont sculptées de diverses manières et présentent des décorations.
Un grand porche argenté annonce le début du passage de l'Argue.
À l’intérieur des immeubles
Au numéro 1, il y a une traboule directe débutant avec une porte vitrée, puis une allée (anciennement appelée avenue de la Mort), un passage et deux portes verrouillées ; elle surplombe la rue Saint-Nizier. Au numéro 45, la traboule directe, ouverte, débute dans un bâtiment du XIXe siècle et conduit à la rue Édouard-Herriot[9].
Activités
La rue comprend de nombreuses associations (de musique, de danse...), des boutiques de vêtements (comme Tommy Hilfiger au numéro 32) et quelques magasins alimentaires : on y trouve notamment, à l’angle ouest avec la rue Tupin, une des boutiques du groupe Pralus.
Transports en commun
Événements

Fêtes de fin d’année
La rue est illuminée par des décorations lumineuses à l’occasion des fêtes de fin d'année.
Bibliographie
- Dominique Bertin et Nathalie Mathian, Lyon - Silhouette d'une ville recomposée, ELAH, (ISBN 9782841471997)
