Rue du Chevalier-du-Guet
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Anc. 4e arrt Rue du Chevalier-du-Guet
(supprimée en 1854) | ||
Plan de la rue du Chevalier-du-Guet et de la voirie avoisinante à la fin du XVIIIe siècle avec, en superposition, le tracé des rues actuelles. | ||
| Situation | ||
|---|---|---|
| Arrondissement | Anc. 4e (1er) | |
| Quartier | Quartier du Louvre | |
| Début | Rue de la Vieille-Harengerie et place du Chevalier-du-Guet | |
| Fin | Rue des Lavandières-Sainte-Opportune | |
| Géolocalisation sur la carte : Paris
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La rue du Chevalier-du-Guet est une ancienne rue de Paris, disparue en 1854, située dans l'ancien 4e arrondissement (actuel 1er arrondissement).
Cette rue commençait aux 1-2, rue de la Vieille-Harengerie et place du Chevalier-du-Guet et finissait aux 16-18, rue des Lavandières-Sainte-Opportune[1]. Elle était prolongée à l'est par la rue Perrin-Gasselin[2].
Les numéros de la rue étaient rouges[1]. Le dernier numéro impair était le no 7 et le dernier numéro pair était le no 12.
La rue appartenait juste avant la Révolution française à la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois[3]. Pendant la Révolution, la rue marquait la limite entre deux sections révolutionnaires :
- côté impair dans la « section du Louvre » de 1790 à , puis « section du Muséum » qui devient le quartier du Louvre en 1795 ;
- côté pair dans la « section du Marché-des-Innocents » de 1790 à , puis « section des Halles », puis en , « section des Marchés » qui devient le quartier des Marchés en 1795.
Origine du nom
Ce nom lui vient du chevalier du guet, ou du commandant du guet, qui logeait à proximité, au commencement du XVe siècle[4].
Historique
De 1300 jusqu'au milieu du XVIe siècle, elle s'appelle « rue Perrin-Gasselin » et est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « le Perrin Gasselin ».
Dans les anciens plans, on trouve ordinairement la rue Perrin-Gasselin confondue avec la rue du Chevalier-du-Guet qui sont la continuité l'une de l'autre.
Elle est citée sous le nom de « Rue du chevalier du guet » dans un manuscrit de 1636.
Son tracé tortueux lui a valu, parfois, d’être appelée « rue Serpente »[5].
Un décret du réorganise les abords des Halles et prévoit notamment le percement de l'actuelle rue des Halles[6]. Dans le cadre de cette opération d'urbanisme, la rue Jean-Lantier est prolongée jusqu'à la rue Saint-Denis, entraînant la disparition de la rue du Chevalier-du-Guet[7],[8].
La rue du Chevalier-du-Guet en 1750,
servant d'accès à l'hôtel du Chevalier-du-Guet.La rue du Chevalier-du-Guet en 1836,
servant d'accès à la mairie et justice de paix.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- En 1368, Charles IV, roi de Bohême, avait son hôtel rue du Chevalier-du-Guet[9].
- No 8 : le , le peintre français Louis-Philippe Crépin (1772-1851) y décède.