La mairie de Paris engage, en 2020, le projet rues aux écoles pour piétonniser, débitumer et végétaliser les rues à la périphérie des 1 200 écoles parisiennes. Les objectifs sont de réduire les nuisances sonores et la pollution de l'air et d'améliorer la sécurité des enfants. Par ailleurs les plantations permettent de « rafraîchir la ville » lors des canicules[2],[3]. Le coût moyen d'une Rue aux écoles est de l'ordre de 400 000 euros selon des élus municipaux[4].
En 2022, la ville de Paris se donne pour objectif de réaliser 100 Rues aux écoles interdites à la circulation et végétalisées d’ici à 2026, date des prochaines élections municipales à Paris, parmi les 300 rues partiellement ou complètement piétonnisées selon les cas[4].
Une étude de la Ville de Paris, publiée en décembre 2023 par Le Parisien, montre une diminution de 25 % dioxyde d’azote (NO2) entre 2021 et 2023, à proximité de l'école élémentaire de la rue Saint-Merri dans le 4e arrondissement de Paris, où la circulation automobile est interdite. Par ailleurs, la teneur de NO2 a aussi baissé de 23 % dans les salles de classe de l'école selon les mesures réalisées par la direction générale de la Santé (DGS)[3],[5].
Au printemps 2024, les associations Respire et AirGones publient « la première étude d’évaluation » de dix aménagements des Rues aux écoles et leur résultat sur la qualité de l’air à Paris et à Bagnolet. Ces études montrent une baisse des teneurs de (NO2) de 10 à 30 % selon les sites[6]. Le collectif d’associations La Rue est à nous reconnait les efforts de la mairie de Paris mais considère que « trop peu d’écoles parmi les plus polluées ont été aménagées »[7].
La ville de Paris organise, en septembre 2024, la première « Fête des rues aux enfants » afin de faire connaitre les 224 rues devenues piétonnes à proximité des écoles parisiennes. Parmi celles-ci, 74 sont effectivement aménagées avec la suppression de la chaussée et la plantation d'arbustes. Pour les autres, la route est pour l'instant simplement interdite au voitures. À cette occasion, l'adjoint chargé de la transformation de l'espace public, des mobilités et des transports, David Belliard, rappelle l'objectif de la ville « d'atteindre 300 rues aux enfants d'ici 2026, dont la moitié – autour de 150 – complètement réaménagées ». Le coût global des travaux pendant la mandature 2020-2026 est de 110 millions d'euros pris en charge par la ville de Paris[8].
En septembre 2025, le nombre symbolique de 300 rues est atteint[9].