David Belliard
journaliste et homme politique français
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David Belliard, né le à La Teste-de-Buch en Gironde[2], est un homme politique français.
| David Belliard | |
David Belliard en 2021 à Paris. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire du 11e arrondissement de Paris | |
| En fonction depuis le (2 mois et 7 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | François Vauglin |
| Adjoint à la maire de Paris[1] | |
| – (5 ans, 8 mois et 26 jours) |
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| Élection | 3 juillet 2020 |
| Maire | Anne Hidalgo |
| Prédécesseur | Christophe Najdovski (Transports) |
| Successeur | Dan Lert (Transports) Thomas Chevandier (Espace public) |
| Conseiller de la métropole du Grand Paris | |
| En fonction depuis le (10 ans, 4 mois et 22 jours) |
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| Élection | 22 janvier 2016 |
| Réélection | 9 juillet 2020 |
| Président | Patrick Ollier |
| Prédécesseur | Poste créé |
| Conseiller de Paris | |
| En fonction depuis le (12 ans, 2 mois et 8 jours) |
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| Élection | 30 mars 2014 |
| Réélection | 28 juin 2020 22 mars 2026 |
| Circonscription | 11e arrondissement (2014-2026) Paris (depuis 2026) |
| Maire | Anne Hidalgo Emmanuel Grégoire |
| Groupe politique | GEP (2020-2026) ESP (depuis 2026) |
| Président de la Régie immobilière de la ville de Paris | |
| En fonction depuis le (5 ans, 8 mois et 30 jours) |
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| Élection | 14 septembre 2020 |
| Prédécesseur | Frédérique Calandra |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | La Teste-de-Buch (Gironde) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Les Écologistes |
| Profession | Journaliste |
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En 2014, il est élu conseiller de Paris. En 2020, il est tête de liste pour Europe Écologie Les Verts aux élections municipales à Paris. Il se rallie après le premier tour à la maire socialiste sortante Anne Hidalgo. Après la réélection de cette dernière, il devient adjoint chargé de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie.
À nouveau désigné chef de file des écologistes pour les élections municipales de 2026 à l'issue d'une primaire, il réalise l'union avec le candidat socialiste Emmanuel Grégoire avant le premier tour, ce qui lui permet d'être le candidat d'union de la gauche dans le 11e arrondissement à la place du maire sortant François Vauglin qui avait terminé devant lui en 2020. À la suite de la victoire de sa liste, il devient maire d'arrondissement et simple conseiller de Paris.
Biographie

Jeunesse et études
Il est issu d’une famille modeste, son père est maçon et sa mère aide-soignante[3]. Il grandit dans le petit village d’Augicourt en Haute-Saône[4].
Après son bac, il suit des études de commerce à l'EDHEC[3]. Il est titulaire d'une licence de lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle et d'un DEA en sociologie à Paris 7.
Parcours professionnel et politique
En 2002, proche de Pierre Bergé[5], David Belliard est nommé directeur financier du Sidaction, dont il sera directeur général adjoint en 2006[5].
En 2009, il devient directeur du développement et journaliste à la coopérative d'édition et du mensuel Alternatives économiques[6]. Il est spécialiste des questions de politiques de santé publique et de protection sociale.
En 2012, il cosigne avec d'autres journalistes une tribune dans le journal Le Monde intitulée « Sortons du placard ! », incitant les personnalités publiques à faire leur coming out[7]. En 2013, il participe au collectif fondateur de l'association des journalistes LGBTQI[8] (AJL).
En 2009, il adhère au parti politique d’Europe Écologie Les Verts. Lors des élections municipales de 2014, il devient conseiller de Paris dans le 11e arrondissement[9],[10],[11], puis conseiller métropolitain lors de la création de la métropole du Grand Paris en [12].
Président du groupe des écologistes au Conseil de Paris (2014-2020)
En 2014, il relance le projet de centre des archives LGBTQI à Paris au Conseil de Paris[13],[14].
Il s'oppose aux grands projets urbains, tels que la Tour Triangle dans le 15e arrondissement de Paris[15] ou le projet Bercy-Charenton, dans le 12e arrondissement de Paris[16]. Il vote contre l'accueil des Jeux olympiques de Paris 2024, après avoir demandé, sans succès, un référendum francilien sur le sujet[17].
En 2018, il demande la mise en place de créneaux horaires réservés aux femmes dans les piscines municipales[18].
Il défend la proposition d'une brigade de la sécurité et de la tranquillité publique, en opposition au projet de création d'une police municipale[19],[20].
Candidat aux élections municipales à Paris (2020)
En 2018, alors qu'il est président du groupe EELV au Conseil de Paris, il décide de se présenter à la primaire écologiste pour les élections municipales de la mairie de Paris[21],[22]. Il est élu le tête de liste EELV et devient candidat pour les élections municipales de 2020 à Paris[23],[24]. Il intègre sur ses listes pour les municipales l'activiste lesbienne Alice Coffin. Il obtient 10,79 % des suffrages au premier tour[25] puis se rallie avant le second tour à Anne Hidalgo. Une fois la maire réélue, il devient son adjoint chargé des transports et de la voirie.
Adjoint à la Maire de Paris (depuis 2020)
Succédant à Christophe Najdovski[26],[27], il défend une politique de réduction de la place de la voiture dans les zones urbaines denses comme Paris[28]. Il planifie le projet d'extension des pistes cyclables à Paris afin de rendre la capitale « 100 % cyclable »[26]. Il promeut la gratuité des transports pour les jeunes Parisiens jusqu'à 18 ans[29]. Il annonce vouloir « supprimer la moitié des places de stationnement à Paris » en lançant un vaste programme de transformation des places de parking en surface et des « états généraux du stationnement »[30]. Il initie le programme de création de 300 « rues aux écoles », destinées à supprimer ou réduire la circulation automobile aux abords des écoles parisiennes[31]. Il conduit le projet de création d'une zone à trafic limité au centre de Paris et s'engage dans la transformation du Périphérique, visant à la réduction de la circulation[32]. En , après un débat de plusieurs années, il rend payant le stationnement des motos et scooters thermiques à Paris[33]. Ces actions lui valent d'être la cible de menaces de violences[34]. En , dans le cadre de la campagne des municipales, il déclare vouloir empêcher les propriétaires de SUV de stationner en surface dans les rues parisiennes[35].
En , il s'oppose à la vente du Parc des Princes au Paris Saint-Germain (PSG), détenu par un fonds souverain qatari. Il est accusé de racisme par Nasser al-Khelaïfi, le PDG du PSG[36],[37]. Il s'oppose à plusieurs reprises à la maire de Paris Anne Hidalgo, dès 2020. Dans l'affaire dite Girard, où des élues féministes écologistes exigent la démission de Christophe Girard, alors adjoint à la Culture à Paris, il apporte son soutien aux élues qui accusent Christophe Girard d'avoir soutenu financièrement, dans les années 80, l'écrivain Gabriel Matzneff « qui a revendiqué des actes pédocriminels dans ses romans »[38].
Il est depuis le président de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), qui gère 61 000 logements sociaux[39].
Il soutient publiquement Yannick Jadot pour la primaire écologiste en vue de l'élection présidentielle de 2022[40]. Il devient l'un de ses conseillers politiques pendant la campagne électorale[41].
Candidat aux élections municipales à Paris (2026)
En 2025, défendant le bilan de la majorité municipale sortante, il annonce vouloir se présenter une nouvelle fois à la primaire écologiste pour les élections municipales de 2026[25]. Il est désigné candidat écologiste le au second tour devant Anne-Claire Boux[6]. Il propose notamment de piétonniser la Place de la République[42], la création d'une mutuelle municipale à Paris[43], la gratuité des bus[44]. Dans les sondages, il est crédité de 14 % des intentions de votes contre 20 % pour le candidat socialiste Emmanuel Grégoire[45]. En , après des semaines de négociations, il propose aux écologistes de retirer sa candidature et fusionner sa liste avec celle socialiste. Après un vote favorable des adhérents écologistes, les deux candidats s'unissent pour former une liste d'union de la gauche pour Paris avant même le premier tour[46].
Dans le cadre de cette accord, il prend la tête de la liste dans le 11e arrondissement, aux dépens du maire sortant François Vauglin[47]. Lors du premier tour, sa liste arrive largement en tête avec 48,93 % des suffrages[48]. Sa liste s'impose de nouveau au second tour avec 55,32 % des suffrages, devançant nettement la liste de droite menée par Nelly Garnier (22,67 %)[49].
Littérature
David Belliard publie un roman où il revient sur la maladie et la mort de sa mère, survenues pendant la campagne des municipales en 2020 où il était tête de liste. Ce roman, intitulé Et soudain tout s'éteint (2022)[50], revient sur ses origines sociales et la genèse de son engagement politique.
Synthèse des résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2020 | EELV | Ville de Paris | 59 649 | 10,79 | 4e | Fusion avec la liste d'Anne Hidalgo (PS) | ||||
| Paris 11e | 5 340 | 13,40 | 3e | Fusion avec la liste de François Vauglin (PS) | ||||||
| 2026 | LE-PS-PCF-PP-L'A | Paris 11e | 29 324 | 48,93 | 1er | 34 517 | 55,32 | 1er | ||
Publications
- Béranger, Alix et Winckler, Martin, Nous ne sommes pas coupables d'être malades!, Les petits matins, (ISBN 978-2-915879-72-8 et 2-915879-72-9, OCLC 690169270)
- Notre santé est-elle à vendre? : et 25 autres questions que tout le monde se pose sur la santé, Textuel, (ISBN 978-2-84597-439-5 et 2-84597-439-6, OCLC 800527775)
- Paris, rêve de gosse : pour une ville véritablement écologique, Rue de l'échiquier (ISBN 978-2-37425-197-4 et 2-37425-197-7, OCLC 1153998307)
- David Belliard, Sortie de route, se libérer de la voiture individuelle, c'est possible !, Paris, Les Petits Matins, , 96 p. (ISBN 978-2-36383-412-6)