Rémy Rebeyrotte

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Élection18 juin 2017
Réélection19 juin 2022
Circonscription3e de Saône-et-Loire
LégislatureXVe et XVIe (Cinquième République)
Rémy Rebeyrotte
Illustration.
Rémy Rebeyrotte en 2017.
Fonctions
Député français

(6 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
Circonscription 3e de Saône-et-Loire
Législature XVe et XVIe (Cinquième République)
Groupe politique LREM (2017-2022)
RE (2022-2024)
Prédécesseur Philippe Baumel
Successeur Aurélien Dutremble
Maire d'Autun

(16 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection 25 mars 2001
Réélection 21 mars 2008
30 mars 2014
Prédécesseur Didier Martinet
Successeur Vincent Chauvet
Président de la communauté de communes de l'Autunois puis du Grand Autunois Morvan

(9 ans)
Réélection
Successeur Marie-Claude Barnay
Conseiller général de Saône-et-Loire

(20 ans, 11 mois et 23 jours)
Élection 27 mars 1994
Réélection 18 mars 2001
16 mars 2008
Circonscription Canton d'Autun-Sud
Président René Beaumont
Christophe Sirugue
Arnaud Montebourg
Rémi Chaintron
Groupe politique PS (1994-2012)
DVG (2012-2015)
Prédécesseur Patrick Lucotte
Successeur Canton supprimé
Conseiller régional de Bourgogne-Franche Comté
En fonction depuis le
(4 ans, 10 mois et 2 jours)
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Autun (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (1989-2001, 2004-2012)
Cap21 (2014-2017)
LREM/RE (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)[1]
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Profession Principal adjoint de collège
Conseillers généraux de Saône-et-Loire
Députés de Saône-et-Loire
Maires d'Autun

Rémy Rebeyrotte, né le à Autun (Saône-et-Loire), est un homme politique français.

Adhérent du PS de 1989 à 2001, exclu une première fois puis réintégré aux rangs du PS en 2004 jusqu'en 2012 date à laquelle il est exclu une seconde fois pour infraction aux règles internes du parti. Il occupe plusieurs mandats locaux en Saône-et-Loire : il est conseiller général de 1994 à 2015, maire d'Autun de 2001 à 2017, et président de la communauté de communes de l'Autunois puis de la communauté de communes du Grand Autunois Morvan de 2008 à 2017.

Après avoir finalement rejoint en 2017 La République en marche, il est élu député dans la troisième circonscription de Saône-et-Loire lors des élections législatives de 2017 et réélu lors des élections législatives de 2022. Il est battu en 2024. Il tente un retour sur la scène politique municipale en 2026 mais est battu dès le premier tour.

Rémy Rebeyrotte, après des études à Institut d'études politiques de Paris d'où il sort toutefois sans obtenir son diplôme, obtient une maîtrise d’économie politique à l'université Panthéon-Sorbonne et devient assistant parlementaire du député socialiste André Billardon.

Professeur d'économie en lycée général jusqu'en 2015, il a été en principal-adjoint du collège Jacques Prévert de Migennes, dans l'Yonne [2].

Il a été président de la Fédération européenne des sites clunisiens de 2017 à 2024. Marc Fleuret, président du Conseil départemental de l'Indre, lui a succédé.

Carrière politique

Élu local à Autun

Il commence son activité politique en 1989 comme attaché parlementaire d'André Billardon. Il quitte ce poste en 1992 et devient deux ans plus tard conseiller général de Saône-et-Loire pour le canton d'Autun-Sud, une fonction qu'il conserve jusqu'à la suppression du canton lors des élections de 2015[3]. En 2001, il présente une liste aux municipales à Autun contre le candidat officiel du PS, Didier Martinet, et remporte l'élection. Il est ensuite réintégré aux rangs du PS en 2004 sous l'étiquette du Parti socialiste[4]. Il est réélu en 2008 puis 2014[5]. Élu président de la communauté de communes de l'Autunois en 2008, cette dernière devient la communauté de communes du Grand Autunois Morvan en 2013. Il doit céder sa présidence à Marie-Claude Barnay en 2017 en raison de cumul des mandats.

En 2012, il est exclu du Parti socialiste[6],[7] et se présente aux élections législatives en dissidence de Philippe Baumel sous l'étiquette divers gauche mais n'est pas élu, avec 7,38 % des voix au premier tour[4].

En août 2025, il annonce être candidat aux élections municipales d'Autun[8] contre son ancien adjoint et maire sortant MoDem Vincent Chauvet.

En mars 2026, sa liste, comprenant un ancien responsable local du Front National, est sévèrement battue au premier tour des élections municipales d'Autun avec 8,19%, le maire sortant Vincent Chauvet obtenant 39,09% des voix avant d'être réélu au second tour[9].

Député de Saône-et-Loire

Rémy Rebeyrotte, le 05 septembre 2017 à Dijon.

En 2017, il se porte de nouveau candidat aux élections législatives avec l'investiture de La République en marche, dans la troisième circonscription de Saône-et-Loire. Il est élu député[10]. Dans le cadre de sa campagne, selon Le Lanceur, Rémy Rebeyrotte aurait attribué à son neveu Laurent Rebeyrotte, dirigeant de la société LR Communicability un contrat pour assurer des prestations de communication. Contacté par le journal, Rémy Rebeyrotte nie tout favoritisme dans le choix du prestataire[11].

En , après l'élection de Richard Ferrand à la présidence de l'Assemblée nationale, il se porte candidat pour lui succéder à la présidence du groupe LREM[12]. Il est éliminé au premier tour de scrutin, arrivant dernier des 7 candidats, avec 8 voix[13]. En , il est élu par les députés pour entrer au Bureau de l'Assemblée nationale. En , il prend ses fonctions de secrétaire du Bureau de l'Assemblée nationale[réf. nécessaire].

Lors de l'examen de la proposition de loi visant à promouvoir la « France des accents » le à l’Assemblée, il fait l’éloge d’Aya Nakamura en commission des lois en affirmant que les néologismes de la chanteuse « réinventent la langue française »[14]. Cette prise de position a notamment fait réagir les réseaux sociaux car la chanteuse est régulièrement critiquée sur les paroles de ses chansons composées d'expressions inspirées de l’argot de son pays d’origine, le Mali[15]. Face à la polémique, il poste un message sur son compte Facebook valorisant le classement international des ventes de la chanteuse en concluant que « cela m'a rappelé ce que me disaient mes parents, de l'accueil réservé au départ par un certain public des textes de Georges Brassens ou de Pierre Perret... Quelle horreur! Mais quel vocabulaire! »[16].

Affaire du salut nazi

Le , Rémy Rebeyrotte est accusé par Marine Le Pen d'avoir imité un salut nazi publiquement le au cours d'une session parlementaire au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Il est par la suite convoqué par la présidente de l'Assemblée nationale[17]. Face à la polémique, il publie un message sur Facebook dans lequel il dit « s’excuser » si le geste qu’il a commis « a pu heurter des consciences »[5]. Le , Yaël Braun-Pivet inflige un rappel à l'ordre, qui constitue le premier niveau de sanction prévu par le règlement de l'Assemblée nationale tandis qu'Aurore Bergé lui a demandé « des excuses publiques inconditionnelles »[18]. Pour sa part, il estime que sa sanction est « équilibrée ».

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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