République d'Ancône

From Wikipedia, the free encyclopedia

République d'Ancône
(it) Repubblica di Ancona

11981532

Drapeau Blason
Informations générales
Statut République oligarchique
Capitale Ancône
Langue(s) Latin et italien
Religion Catholicisme
Monnaie Agontano
Histoire et événements
1198 Fondation
1532 Occupation par les troupes pontificales

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La république d'Ancône est un ancien État italien fondé en 1198 dans la marche d'Ancône, sur l'ancien territoire des Picéniens, autour de la ville libre d'Ancône, et qui prend fin en 1532, date à laquelle elle est annexée par les États pontificaux.

Acquisition de l'indépendance de facto

La république d'Ancône était une commune libre[1] de l'Adriatique, dont l'indépendance de facto a duré du XIe siècle à 1532. Elle s'est surtout consacrée au trafic maritime avec l'Orient et est considérée comme l'une des républiques maritimes italiennes[1]. Alliée depuis des siècles à la République de Raguse et à l'Empire byzantin, elle a réussi à résister à Venise, qui n'aimait pas les autres villes maritimes de l'Adriatique et qui a tenté à plusieurs reprises d'endommager son trafic maritime et de la soumettre.

Son extension a toujours été limitée au territoire compris entre les rivières Esino et Musone, car ses habitants n'étaient pas intéressés par les guerres pour l'expansion de l'État et se consacraient presque exclusivement à la navigation, à la construction navale et au commerce. Une caractéristique de son histoire a été la nécessité continue de se défendre, aidée par l'alliance avec Constantinople et Raguse, ainsi que par les nombreux châteaux anconitains qui surveillaient ses frontières.

Ancône, jusque-là soumise au Saint-Empire romain germanique, obtient son autonomie communale à la fin du XIe siècle et forme alors la République d'Ancône, une république maritime qui demeure indépendante, à l'exception de la période de 1348 à 1355, où elle fut sous la domination du seigneur de Rimini, jusqu'à son occupation par les troupes pontificales, le , à la suite de laquelle la République fut annexée définitivement par les États pontificaux sous Paul III (1534-1549).

L'indépendance a été précédée de deux attaques sarrasines, la terrible attaque de 839 et une autre en 850.

Les attaques continues contre les villes adriatiques ont poussé Ancône et Venise à s'allier pour tenter d'en empêcher d'autres.

Au début du XIe siècle, les documents montrent que la ville jouissait désormais d'une liberté de fait, malgré la présence du marquis impérial et les prétentions de l'Église. Dans la période allant de 1100 à 1181, le pape Alexandre III a déclaré Ancône ville libre dans le cadre des États de l'Église[2].

L'indépendance ne s'est pas développée, comme dans d'autres villes, autour de la figure de l'évêque, mais grâce à la collaboration des citoyens engagés dans les activités de navigation et de commerce, qui ont conclu un pacte de solidarité et ont établi un accord avec le marquis impérial[3].

Lois

De mercatura seu mercatore tractats.

En 1553, le juriste Benvenuto Stracca (1509 - 1579) publia le traité De mercatura seu mercatore tractats. Le traité décrit le droit commercial et maritime de la République d’Ancône, en se concentrant sur les contrats, pratiques et droits maritimes entre commerçants et négociants. Par la suite, il ajouta des chapitres détaillés sur l’insolvabilité, les facteurs et commissions, les transferts par des tiers et l’assurance. Ce traité est l’un des plus anciens documents traitant spécifiquement du droit commercial. Stracca est considéré comme le père du droit commercial et des assurances. De plus, plusieurs lois plus spécifiques ont été adoptées. Il s’agit, par exemple, des Statuti del mare e del Terzenale (Règlement maritime et des chantiers navals) ou des Statuti della Dogana (Loi douaninière)[4].

Monnaie

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI