Il s'engage politiquement auprès de la Jamâa Al-Islamiya en 1975, puis auprès du Mouvement de la tendance islamique, devenu Ennahdha. Il est emprisonné une première fois en 1987 mais fait partie des bénéficiaires de l'amnistie générale du 7 novembre 1987[1]. Membre dirigeant d'Ennahdha en 1991, membre du bureau exécutif et directeur de l'organe Al Fajr(ar), il passe seize ans et huit mois en prison: arrêté le et torturé à la prison de Borj Erroumi (Bizerte), il est condamné en à la prison à vie par le tribunal militaire de Bouchoucha et incarcéré pendant quinze ans dans les prisons du 9-Avril à Tunis, de Borj Erroumi, de Nadhour, de Mahdia et de Borj El Amri, dont quatre ans en isolement individuel, sa peine étant réduite cinq fois, à 21 ans de prison[2].
Après la révolution de 2011, il se présente à l'élection de l'assemblée constituante, tenue le 23 octobre 2011. Tête de liste de son parti dans la circonscription de l'Ariana, il fait alors partie des huit élus. Après la séance inaugurale de l'assemblée, le , il est désigné pour présider le groupe parlementaire d'Ennahdha. Le , il demande à son groupe de quitter la salle sans l'autorisation du président de l'assemblée, Mustapha Ben Jaafar[3].
Le , il est arrêté à l'aéroport de Tunis avant qu'un mandat de dépôt ne soit émis à son encontre le pour blanchiment d'argent, détention illégale de devises et faux témoignages[4]. Il entame alors une grève de la faim contre ce qu'il qualifie d'injustice[5]. Le , Samir Dilou annonce qu'il serait en service de réanimation dans un état critique[6]. Il est condamné le à quinze ans de prison par la chambre criminelle du tribunal de première instance de l'Ariana[7].
Il est également condamné en appel le à dix ans de prison dans le cadre du procès pour «complot contre la sûreté de l’État»[8] après une condamnation à treize ans prononcée en première instance[9].
Vie privée
Il est marié à Zayneb Mraihi[5] et père de trois enfants[1].
Publications
Sahbi Atigue a publié plusieurs ouvrages en arabe:
Exégèse et objectifs religieuses chez l'imam Ibn Achour, Tunis, (thèse de maîtrise et de DEA);
Initiations à la philosophie de l'éducation islamique, Tunis, Dar Al-Sanabel pour la culture et la science, ;
Concepts éducatifs islamiques, Tunis, Dar Al-Sanabel pour la culture et la science, ;
L'Assemblée nationale constituante, l'exception tunisienne, Tunis, Éditions Sotumedias, ;
↑Collectif, La torture en Tunisie, 1987-2000: plaidoyer pour son abolition et contre l'impunité, Paris, Le Temps des Cerises, , 200p. (ISBN978-2841092611), p.34.
↑«Accusé de blanchiment d'argent, de détention illégale de devises et de faux témoignages: mandat de dépôt à l'encontre de Sahbi Atig», La Presse de Tunisie, (ISSN0330-9991, lire en ligne, consulté le ).