Saint-Arcons-de-Barges
commune française du département de la Haute-Loire
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Saint-Arcons-de-Barges est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Saint-Arcons-de-Barges | |||||
Chemin du cimetière à l'église. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Haute-Loire | ||||
| Arrondissement | Le Puy-en-Velay | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Pays de Cayres et de Pradelles | ||||
| Maire Mandat |
Lionel Bruchet 2020-2026 |
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| Code postal | 43420 | ||||
| Code commune | 43168 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
119 hab. (2023 |
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| Densité | 7,7 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 50′ 25″ nord, 3° 55′ 25″ est | ||||
| Altitude | Min. 825 m Max. 1 342 m |
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| Superficie | 15,38 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Velay volcanique | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Loire
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Géographie
Localisation

La commune de Saint-Arcons-de-Barges se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1]. La commune est limitrophe du département de l'Ardèche.
Elle se situe à 37 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], préfecture du département, et à 30 km de Cussac-sur-Loire[2], bureau centralisateur du canton du Velay volcanique dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].
Les communes les plus proches[Note 2] sont[3] : Barges (2,3 km), Arlempdes (2,9 km), Vielprat (3,0 km), Saint-Paul-de-Tartas (4,2 km), Salettes (4,3 km), Lafarre (5,3 km), Coucouron (5,5 km), Goudet (5,5 km).
Le village est isolé : la seule route le desservant est la D532, qui rejoint la D53 traversant la partie sud de la commune, en chemin vers Barges (à l'ouest) et vers Coucouron (au sud-est) et Saint-Paul-de-Tartas (au sud)[4].
Hydrographie
Saint-Arcons-de-Barges est arrosé par la Méjeanne, petit cours d'eau d'environ 17,5 km qui prend source à Lavillatte et Issanlas (Ardèche), entre sur la commune au moulin de Montbel au sud-est, en ressort au nord à la confluence avec le ruisseau des Outilles et rejoint la Loire entre Vielprat et Arlempdes[4].
Le ruisseau des Orilles prend source au lieu-dit le Pommier sur Saint-Arcon, et remonte vers le nord-ouest pour servir de limite de commune avec Vielprat sur environ 710 m[4].
Le village domine, sur son côté nord, la confluence avec le ruisseau de Barges venant de l'ouest et qui, 350 m avant de rejoindre la Méjeanne, reçoit en rive droite les eaux réunies du ruisseau du Passadou et du ru du Mas[4].

vue vers l'ouest depuis l'église
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[8]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 230 mm, avec 1 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Landos à 7 km à vol d'oiseau[11], est de 7,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 799,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,6 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Arcons-de-Barges est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (61,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,1 %), prairies (33 %), zones agricoles hétérogènes (28,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
- Carte orthophotographique de la commune.
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 165, alors qu'il était de 163 en 2013 et de 159 en 2008[I 5].
Parmi ces logements, 34,5 % étaient des résidences principales, 65,5 % des résidences secondaires et 0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,6 % des appartements[I 6].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Arcons-de-Barges en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (65,5 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 89,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (94,7 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].
Toponymie
Anciennes mentions : Parochia S. Arconcii (1234), S. Arcontius, prior secularis ecclesiæ S. Arconsii, Vivariens. dioc. (1459), S. Arcons (1563), Arcons-Méjanne, Arcons-de-Barges (1793)[15].
Saint-Arcons-de-Barges représenterait un nom d'origine grecque, Arcontius, évêque de Viviers, décédé au VIIIe siècle, et de Barges, dérivé de l'occitan pluriel barjo, signifiant « meule de foin »[16],[17].
Histoire
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Saint-Arcons-de-Barges est membre de la communauté de communes des Pays de Cayres et de Pradelles[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Costaros. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[18].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement du Puy-en-Velay, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Velay volcanique pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[19].
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[22].
En 2023, la commune comptait 119 habitants[Note 4], en évolution de −1,65 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 17,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 50,1 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 62 hommes pour 56 femmes, soit un taux de 52,54 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (49,13 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Emploi
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 55 personnes, parmi lesquelles on compte 75,9 % d'actifs (70,3 % ayant un emploi et 5,6 % de chômeurs) et 24,1 % d'inactifs[Note 5],[I 12]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.
La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 15]. Elle compte 28 emplois en 2018, contre 25 en 2013 et 29 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 41, soit un indicateur de concentration d'emploi de 69,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 42,6 %[I 16].
Sur ces 41 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 27 travaillent dans la commune, soit 68 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 50 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 15 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 34,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame-de-l'Assomption des XIIe siècle, XVe et XVIe siècles. Au chevet roman a été ajoutée une nef gothique, complétée au XVe siècle par une façade ouest à clocher-mur. Intérieur, décors et aménagement du XIXe siècle. Le : l'église en totalité, le cimetière avec son enfeu, et le mur de clôture, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [25].
- Grotte de la Beaume avec source miraculeuse et sanctuaire marial.
- Château du Villard du XVIe siècle remanié au XIXe siècle (privé).
- Le Marconnès : dans une bâtisse (Capitainerie) remontant au XVIe siècle, hôtel, restaurant, bar, terrasse, camping, et piscine.
Personnalités liées à la commune
- Jean-Baptiste Barthélemy (1887-1960), frère du Sacré-Cœur, professeur et directeur d'écoles chrétiennes aux États-Unis.
- Jean Roux, prêtre des Missions étrangères, décédé le au Tonkin.
- Gui Boutavin de Mortessagnes (1714-1796).

