Goudet

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Goudet
Goudet
La Loire et le château de Beaufort.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité CC Mézenc-Loire-Meygal
Maire
Mandat
Jean-Claude Massebeuf
2023-2026
Code postal 43150
Code commune 43101
Démographie
Population
municipale
85 hab. (2023 en évolution de +41,67 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 24″ nord, 3° 55′ 35″ est
Altitude Min. 733 m
Max. 1 018 m
Superficie 4,5 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Le Puy-en-Velay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Mézenc
Législatives 1re circonscription de la Haute-Loire
Localisation
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Goudet
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Goudet
Liens
Site web http://village-goudet.com/

Goudet est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation

La commune de Goudet se situe à 30 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[1], et à 51 km du Chambon-sur-Lignon[2].

Goudet se trouve dans l'Aire d'attraction du Puy-en-Velay, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville[I 1]

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Arlempdes, Le Brignon, Saint-Martin-de-Fugères et Salettes.

Communes limitrophes de Goudet
Le Brignon Saint-Martin-de-Fugères
Goudet
Arlempdes Salettes

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 4,50 km2 ; son altitude varie de 733 à 1 018 mètres[3].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.
La Loire et le château de Baufort..

Le principal cours d'eau de la commune est le fleuve la Loire, qui prend sa source à 35 kilomètres en amont, au mont Gerbier-de-Jonc.

Elle est également drainée par deux ruisseaux, l’Holme  grossi des eaux du Ruisseau Blanc ou Riou Blanc  et la Fouragette, ses affluents.

De part et d’autre des plages de sable de la Loire, on trouve des orgues basaltiques.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 209 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Landos à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 7,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 799,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21,6 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Une colonie de la grandes noctules, plus grande espèce de chiroptères d’Europe, a été identifiée en 2019 dans la commune[13].

Urbanisme

Dans le village, on distingue le clocher avec ses tuiles polychromes, jaunes, vertes et rouges disposées en écailles.

Typologie

Au , Goudet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,3 %), zones agricoles hétérogènes (9,6 %), prairies (5,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine

Le berceau du village actuel avec sa petite place, le Marchadial, le Balcon, la Grande Rue, la route de Salettes est appelé la « Bourgeade ».

Lieux-dits, hameaux et écarts

Aux alentours, le Rénier au-dessus des Orgues, le Chambonnet, les Cousserts, la Valette, les Ribeyroux, Bonnefont, les Pradeaux, Chantegrail, le Roule, les Iversins, etc.

Habitat et logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 127, alors qu'il était de 130 en 2015 et de 125 en 2010[I 6].

Parmi ces logements, 22,8 % étaient des résidences principales, 71 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3 % des appartements[I 7].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Goudet en 2020 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (71 %) supérieure à celle du département (16 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Goudet en 2020.
Typologie Goudet[I 7] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 22,8 71,6 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 71 16 9,7
Logements vacants (en %) 6,2 12,4 8,2

Risques naturels et technologiques

La commune est confrontée à un risque d'inondations lors des crues d’automne et de printemps, telles que celles qui ont eu lieu en 1852, 1866, 1878, 1980 et 2017[15].

Toponymie

Anciennes mentions : Godit (870), Cella quæ voc. Godet (875), Ecclesia Gothidi (877), Godith monasteriolum (915), Prioratus Trenorchiensis fundatus in honore S. Dei genitricis et B. Filiberti, Godetum nomine (Xe siècle), Monasterium Sancti Philiberti (1119), Castrum de Godeto (1132), Godeth (1210), Castrum de Godet (1264), Castrum de Guodeto (1293), Ecclesia parochialis Sancti Petri de Godeto (1389), Le prieuré de Godet (1506), Curatus de Gaudeto (1516), Guodet (1587)[16].

Goudet proviendrait, selon le toponymiste Ernest Nègre, d'un nom germanique (gothicus)[17].

Histoire

Préhistoire

Les populations de ces périodes s'installent quasi exclusivement dans les zones basses. La proximité des gués semble particulièrement appréciée. Ces installations légères aménagées dans les abris rocheux constituent de rares et précieux témoignage d'un mode de vie fondé sur la cueillette, la pêche, la chasse aux chevaux, aux rennes mais aussi aux marmottes. Les populations demeurent itinérantes, et leurs implantations varient sur de longues distances, au gré des déplacements de la faune sauvage. L'Homo sapiens couvre des distances incroyables à cette époque.

Certains traits de la géographie humaine commencent alors à se fixer. L'homme sort peu à peu des vallées pour coloniser les plateaux, et l'appropriation du milieu montagnard se fait progressivement plus complète et plus uniforme. Les vallées sont toujours privilégiées, mais, avec l'exploitation agricole, la fertilité des plateaux volcaniques devient un atout, rapidement repéré. et si les hommes vivent encore dans les abris rocheux, ils peuvent aussi s'installer en plein air (surtout l'été), ou dans des cabanes comme à Godet[18].

Antiquité

On présume que l’établissement du village remonte à l’époque romaine. En effet, le pont de la Loire était dans l’Antiquité un important point de passage du fleuve.

Ainsi les légions romaines stationnées sur le plateau (camp d'Antoune) surveillaient l’ouvrage privilégié à partir d’un poste de garde fixe situé sur le rocher du Pipet (la tour du Pipet).

Moyen Âge

Vers l’an 850 est fondé un ermitage par un personnage nommé Didier, après avoir été en partie démoli il a donné place à un quartier de Goudet appelé le Clos (on retrouve dans ce quartier des traces de cet ermitage).

En 869, le roi de France Charles le Chauve ratifie le don, fait à l'abbé Geilon et aux moines de Saint-Philibert, du lieu nommé Godit, dans le diocèse du Puy, pour y fonder un monastère[19].

Au XIIIe siècle, Goudet devient une place forte grâce au château de Beaufort, construit pour Lambert de Goudet, qui est détruit durant la guerre de Cent Ans, et reconstruit XVe siècle.

Temps modernes

Le château défend Goudet pendant les guerres de Religion.

Au XVIe siècle, Antoine La Tour de Saint Vidal, propriétaire du château, renforce sa position stratégique en y adjoignant à l’ouest un bastion et une tour, protégées globalement par une fausse braie complétée de trois murs d’enceinte[20].

Henri III érige Beaufort en vicomté en 1580[20].

Au XVIIIe siècle, Goudet avait le seul pont sur la Loire entre le mont Gerbier-de-Jonc et le Puy-en-Velay[15].

Révolution française et Empire

Lors de la Révolution française, le château est vendu comme bien national[20].

Époque contemporaine

Louis XVIII ordonne en 1824 le démantèlement du château[20].

Au XIXe siècle, les habitants vivent de trois activités : l'agriculture (élevage), la dentelle à carreau dite du Puy et la fabrique de chapeaux (feutres) en poil de chèvres.

Le , Goudet est dévasté par la montée des eaux du Riou Blanc et de l’Holme qui s’échappent de leur lit, charriant arbres et rochers et traversent le village, envahissant les maisons[21],[15].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement du Puy-en-Velay du département de la Haute-Loire[I 1].

Après avoir été le chef-lieu d'un fugace canton de Goudet entre 1793 et 1801, elle faisait partie depuis lors du canton du Monastier-sur-Gazeille[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton du Mézenc[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de la Haute-Loiredepuis le redécoupage électoral de 1986[22].

Intercommunalité

Goudet était membre de la communauté de communes du Mézenc et de la Loire Sauvage, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes Mézenc-Loire-Meygal, dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1958 1965 M. Giraud   Restaurateur
1965 1977 Sylvain Robert   Menuisier
1977 1983 Émile Senac   Restaurateur
1983 2001 Raymond Massebeuf   Agriculteur
2001 2008 Georges Aubard DVD  
2008 2014 Marc Piguet[24]   Arrière-petit-fils de Claude Monet
Professeur certifié de lettres en retraite
2014[25] mai 2020[26] Joël Lacour    
mai 2020[27] février 2023[28] Didier Bourdelin[15]   Enseignant retraité
Maire de Solignac-sur-Loire (1989 → 1998)
Démissionnaire
avril 2023[29] en cours
(au 24 janvier 2024[30])
Jean-Claude Massebeuf   Agriculteur

Population et société

Démographie

Les habitants sont les Goudetois et les Goudetoises.

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].

En 2023, la commune comptait 85 habitants[Note 4], en évolution de +41,67 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
443539582540563552513602542
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
562548541549518510510506503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
485398357285275258223155145
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1039282806563626256
2017 2022 2023 - - - - - -
607585------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune est l'une des moins peuplées du département, bien que fréquentée par de très nombreux estivants[15].

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 20 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 41,7 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 33 hommes pour 25 femmes, soit un taux de 56,9 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (49,13 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ou +
3,8 
5,9 
75-89 ans
15,4 
29,4 
60-74 ans
30,8 
26,5 
45-59 ans
15,4 
14,7 
30-44 ans
19,2 
8,8 
15-29 ans
7,7 
14,7 
0-14 ans
7,7 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2022 en pourcentage[I 11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90 ou +
2,5 
8,7 
75-89 ans
11,8 
20,7 
60-74 ans
20,7 
21 
45-59 ans
20,2 
16,7 
30-44 ans
16,2 
15,2 
15-29 ans
13,2 
16,7 
0-14 ans
15,3 

Économie

Emploi

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 12]11,8 %11,1 %8,3 %
Département[I 13]6,3 %7,7 %7,7 %
France entière[I 14]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 35 personnes, parmi lesquelles on compte 66,7 % d'actifs (58,3 % ayant un emploi et 8,3 % de chômeurs) et 33,3 % d'inactifs[Note 5],[I 12]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France, alors qu'il était supérieur à celui de la France en 2008.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 15]. Elle compte 17 emplois en 2018, contre 16 en 2013 et 19 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 24, soit un indicateur de concentration d'emploi de 69,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,8 %[I 16].

Sur ces 24 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 10 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 17]. Pour se rendre au travail, 64 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4 % les transports en commun, 20 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 18].

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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