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Saint-Bresson (Haute-Saône)

commune française du département de la Haute-Saône From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Bresson est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Bresson
Saint-Bresson (Haute-Saône)
Vue du centre de Saint-Bresson.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Luxeuil
Maire
Mandat
André Dirand
2020-2026
Code postal 70280
Code commune 70460
Démographie
Population
municipale
417 hab. (2023 en évolution de −5,01 % par rapport à 2017)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 16″ nord, 6° 30′ 26″ est
Altitude Min. 379 m
Max. 710 m
Superficie 26,6 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Luxeuil-les-Bains
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mélisey
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Bresson
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Saint-Bresson
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Saint-Bresson
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Géographie

Petite bourgade de Haute-Saône située au pied des Vosges. Dans une vallée verdoyante, arrosée par le Raddon, cernée par les prémices d'une montagne plantées de conifères et de feuillus.

Son altitude varie de 379 m aux Maires d'Avaux à 710 m au Bambois, près des Peugueux (commune de La Longine), au-dessus d'un chalet forestier.

Saint-Bresson est un village niché au pied du plateau des Mille étangs.

Habitat

La commune dispose d'un habitat très dispersé et compte une trentaine de hameaux.

Outre le centre du village, les Maires d'Avaux, le Mont du Tronc, les Granges du Bois, les Prés Benons, Rovillers (Haut et Bas), la Corre, le Breuchot, les Mottots, les Chaudiney (Haut et Bas) et le Fahy sont les principaux hameaux habités.

Communes limitrophes

Hydrographie

Outre le ruisseau du Raddon, affluent du Breuchin, qui prend sa source sur le territoire communal à la Feigne Luret, près de la Lapoire[1], le ruisseau de la Rôge, affluent de la Lanterne, long de 21 km, prend également sa source à Saint-Bresson, non loin du Houssot.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 613 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 10,7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Val-d'Ajol à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 575,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Bresson est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxeuil-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 41 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,4 %), zones agricoles hétérogènes (29,9 %), prairies (19,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %), terres arables (1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Des sommets (summus en latin) on plonge dans la brêche (bresson en celte) ; voilà la vallée de Summus Bresson qui par déformation linguistique deviendra alors SimBresson[réf. nécessaire]. Les habitants cherchant un saint patron pour leur village adoptèrent alors saint Brice et baptisèrent leur village Saint-Bresson[réf. nécessaire].

Histoire

Saint-Bresson, citée dès 1240, faisait alors partie de la terre abbatiale de Luxeuil. On y a exploité le plomb argentifère du XVe siècle au XVIIe siècle ; puis au XIXe siècle, un granit de qualité exceptionnelle[16].

Économie

Secteur primaire

Une grande partie de l'économie du village tourne autour du secteur primaire et de la vente de produits de la ferme (dont des produits issus de l'agriculture biologique).

Les domaines d'activité suivants sont également représentés dans le village (liste non exhaustive, à compléter) :

De plus, le territoire de Saint-Bresson fait partie de l'aire de production du kirsch de Fougerolles, AOC depuis le .

Tourisme

Politique et administration

Carte départementale représentant en rouge la Communauté de communes du Pays de Luxeuil.

Rattachements administratifs et électoraux

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

La commune faisait partie depuis 1793 du canton de Faucogney-et-la-Mer[18]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Mélisey.

Intercommunalité

La commune fait d'abord partie de la communauté de communes des mille étangs (CCME) créée fin 2002.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), la commune rejoint la communauté de communes du Pays de Luxeuil (CCPLx) le [19].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[20]
Période Identité Étiquette Qualité
février 1806   Jean-Claude Sirveaux    
25 décembre 1815   Pierre Joseph Brosse    
16 février 1830   Jean-François Ballet    
29 septembre 1830   François Xavier Sirveaux    
16 septembre 1837   Deile Huguel    
14 mai 1871   François Grosjean    
12 novembre 1871   Victor Galmiche    
26 mars 1874   Modeste Galmiche    
30 mars 1876   Modeste Bellefleur    
23 janvier 1881   Alexandre Domange    
18 mai 1884   Victor Galmiche    
20 mai 1888   Joseph Courroye    
15 mai 1892   Constant Grosjean    
20 mai 1896   Louis Helle    
17 mai 1908   Auguste Olivier    
17 mai 1912   Louis Helle    
4 décembre 1919   Félix Duchamplecheval    
14 mai 1925   Joseph Duchanoy    
12 mai 1929   Charles Duchanoy    
27 avril 1933   Victor Pinot    
23 août 1936   Georges Beluche    
15 août 1937   Emile Vançon    
mai 1945   Charles Menigoz    
1965 1998 Pierre Duchanoy    
juin 1998 novembre 2012[21] Gérard Humbert
(1945-2012)
  Commercial
Décédé en cours de mandat
décembre 2012[22] en cours
(au 28 mai 2020)
André Dirand
(né en 1959)
  Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[23]
mars 2026   Yves Simonin    
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[25].

En 2023, la commune comptait 417 habitants[Note 3], en évolution de −5,01 % par rapport à 2017 (Haute-Saône : −1,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9121 8641 9402 0452 4312 1612 1672 1572 208
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9811 9201 9571 8711 8071 7121 6011 5531 436
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3921 4341 3391 1871 1591 1201 0921 0051 010
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
775703601523451408433466438
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
423417-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

  • La foire agricole de Saint-Bresson, réminiscence d'une foire médiévale, dont la 35e édition a eu lieu en , attire chaque année des milliers de visiteurs[27].
  • Le rallye pédestre du comité des fêtes de Saint-Bresson, dont la 40e édition a eu lieu le [28].
  • Portes ouvertes au jardin floral, aménagé dans l'ancien presbytère, dont la 12e édition a eu lieu en [29].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église Saint-Brice.
Chapelle Saint-Brice.
Chalot de Saint-Bresson.
  • L'église Saint-Brice a été reconstruite au XVIIIe siècle. Représentative de l'église-halle, cette église, précédée d'un clocher-porche coiffé d'une toiture à l'impériale, se compose d'une nef à trois vaisseaux de cinq travées séparée par une double rangée de colonnes, d'un chœur d'une travée fermé par une abside demi-circulaire, le tout couvert de voûtes d'arêtes avec arcs-doubleaux retombant sur des colonnes et demi-colonnes d'ordre toscan.
  • La chapelle Saint-Brice, de style néogothique, date du XIXe siècle. Il existait, à Saint-Bresson, une très ancienne chapelle dédiée à saint Brice. Lors d’une épidémie de choléra, le curé Cardot a fait vœu à saint-Brice de réparer la chapelle si le choléra ne revenait pas. Les travaux ont été terminés en mars 1856.
  • La chapelle de Pierrot d'Toto, qui date de la fin du XIXe siècle et édifiée par Pierre Grosgean au Granges du Bois. Elle est dédiée à la Vierge pour la remercier de la naissance de sa fille Marie-Joseph en 1866, après avoir perdu de nombreux enfants en bas âge. Pierre était le fils d'un dénommé Toto d'où Pierrot d'Toto[30].
  • Les chalots : « le chalot est une dépendance de la ferme. Cette annexe est utilisée comme grenier pour la conservation du grain, de l'alcool, de la nourriture et des trésors de la famille. C'est une construction réalisée tout en bois. Sa structure en chêne est assemblée par tenons et mortaises, que l'on remplit par d'épaisses planches en sapin, ce qui permet à la construction d'être complètement démontable. La couverture de la caisse est composée d'une charpente en chêne recouverte de laves en grès[31]. » Au hameau de La Corbière, un chalot porte la date de 1666[32].
  • Moulin Galmiche, au lieu-dit les Prés Benons. Petit moulin paysan typique de la région (du début du XIXe siècle), encore en place[33].
  • Ancienne usine des Maires d'Avaux (papeterie, filature, fabrication de casseroles) : une papeterie est attestée avant 1726. Reconstruite et agrandie vers 1770, elle est louée en 1779 à Pierre-Benoît Desgranges[34]. La papeterie est achetée à la Révolution française par la famille Desgranges. La moitié de la production, destinée à l'imprimerie, était acheminée à Paris (principal fournisseur du journal officiel Le Moniteur). Une seconde papeterie est établie en 1826 dans la commune voisine de Raddon-et-Chapendu, dans le moulin dit du Breuil. La société en nom collectif Desgranges est créée en 1837. La papeterie décline au milieu du XIXe siècle. Léopold et Charles Desgranges demandent, en mai 1860, l'autorisation de transformer leur établissement en filature de coton. Une vaste demeure patronale est construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle est inaugurée en 1863. En 1898, la société en commandite prend pour nom Adrien Desgranges et Cie, avant d'être transformée en société anonyme en 1921 sous l'appellation Société des Ets Desgranges et Cie. À la fin des années 1930, l'entreprise mulhousienne dénommée Société Anonyme d'Industrie Cotonnière (anciens Ets Vaucher) devient majoritaire dans la société. La filature est modernisée après la Seconde Guerre mondiale. L'installation en 1961 de nouveaux continus à filer, de marque Comelor (entreprise de Fougerolles), n'empêche pas la fermeture du site en décembre de la même année. Les bâtiments sont achetés par la société allemande Battenfeld, utilisés quelques années, puis investis par une éphémère société de fabrication de casseroles. Finalement acquis par la société Kiener (de Lure), les bâtiments ont été progressivement démantelés pour certains, vendus et convertis en logements pour d'autres. La cheminée a été abattue au début des années 1970. Une vaste demeure, ayant servi de logement patronal du temps de la papeterie, a été détruite en 1995[35].
  • Anciennes mines de plomb argentifère de la Grande Forêt et Petite Forêt exploitées du XVe siècle au XVIIe siècle. Les anciennes mines servent aujourd'hui de refuge à une faune et une flore originales : chiroptères, salamandres, araignées, champignons. Une hutte et une fonderie ont été construites en 1574. Saint-Bresson devient, à cette époque, le centre vital de l'ensemble des mines de la seigneurie de Faucogney[36].
  • Ancien Etang de Plafin (15 ha) : digue rompue par les habitants. Lors de sa vidange, ils craignaient les inondations jusqu'à 10 km en aval. Aujourd'hui, une tourbière s'y est installée. L'ancienne digue se devine encore. Panneau explicatif sur place, situé sur la Route des Chalots.
  • Circuits découvertes :
    • pédestres : circuit de Découverte[37], circuit de la Croix des danses[38], circuit de Béviau[39] ;
    • VTT : circuit des Grandes fontaines[40], circuit Les Peugueux[41].

Personnalités liées à la commune

Vitrail de l'église de Frenchtown en Pennsylvanie, offert par Claude Galmiche.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Timelines

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