Saint-Georges-sur-la-Prée
commune française du département du Cher
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Saint-Georges-sur-la-Prée est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.
| Saint-Georges-sur-la-Prée | |||||
Château de Rozay. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Cher | ||||
| Arrondissement | Vierzon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Marc Duguet 2026-2032 |
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| Code postal | 18100 | ||||
| Code commune | 18210 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-georgeois | ||||
| Population municipale |
591 hab. (2023 |
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| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 13′ 37″ nord, 1° 56′ 15″ est | ||||
| Altitude | 122 m Min. 91 m Max. 151 m |
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| Superficie | 22,83 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Vierzon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vierzon-2 | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cher
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.saint-georges-sur-la-pree.fr/mairie.html | ||||
| modifier |
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, la Prée et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Saint-Georges-sur-la-Prée est une commune rurale qui compte 591 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Vierzon.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Rozay, une demeure d’agrément du XVIe siècle avec logis et chapelle, inscrit en 2000 (château et dépendances, douves, murs de clôture).
Géographie
Localisation
La commune est située dans le département du Cher à la limite du Loir-et-Cher.
Elle est à l'intersection des routes départementales 19 et 90. La commune est accessible en voiture depuis la route nationale 76 allant de Bourges à Tours en passant par Vierzon mais aussi depuis la route nationale 20 allant de Vierzon à Châteauroux en prenant la sortie Saint-Hilaire.
La commune se situe à 120 m d'altitude et le point culminant est de 152 m au lieu-dit les Picardies. Le point le plus bas est à 92 m dans la prairie de Saint-Georges.
Communes limitrophes
| Thénioux | Méry-sur-Cher | |||
| Maray (Loir-et-Cher) |
N | Vierzon | ||
| O Saint-Georges-sur-la-Prée E | ||||
| S | ||||
| Genouilly | Dampierre-en-Graçay Massay |
Saint-Hilaire-de-Court |
Hydrographie
Saint-Georges-sur-la-Prée est traversée par deux rivières : le Cher sur 4,8 km et la Prée qui se jette dans le Cher à Saint-Loup (Loir-et-Cher).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 722 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vierzon à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 745,6 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 44,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme

Typologie
Au , Saint-Georges-sur-la-Prée est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vierzon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), forêts (12,9 %), prairies (10,5 %), zones urbanisées (1,8 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Saint-Georges-sur-la-Prée est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher, la Prée. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2001 et 2008[18],[16].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 315 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 314 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1997, 1998, 2002, 2011, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[16].
Toponymie
Saint-Georges-sur-la-Prée a changé plusieurs fois de nom. En 1422, elle portait le nom de Sanctus Georgius de Pradea puis en 1442 Saint-Georges-de-la-Prehee qui changea en 1467 pour devenir Saint-Georges-Souls-la-Prehee[réf. nécessaire].
Au cours de la Révolution française, la commune porta temporairement les noms de Montagne-sur-la-Prée ou Égalité-la-Prée[21].
Histoire
Le village existait déjà au temps de Charlemagne et y avait été bâtie en 843 l'abbaye bénédictine de Dèvres (ou Devre, aujourd'hui Dœuvre)). Dans l'église de l'abbaye placée sous le vocable de saint Georges, en 843, l'archevêque de Bourges saint Raoul avait transféré les reliques de sainte Perpétue.
Les moines, après le pillage par les Normands en 903, se déplacent dans un prieuré proche leur appartenant qui devient alors l'abbaye Saint-Pierre de Vierzon[22] et y portèrent ces reliques.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans le département du Cher et, depuis 1984, dans l'arrondissement de Vierzon. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription du Cher.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Graçay[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Vierzon-2[23].
Intercommunalité
La commune est devenue membre en 2000 de la communauté de communes de Graçay Saint-Outrille créée fin 1993, et qui a alors pris la dénomination de communauté de communes des Vallées vertes du Cher Ouest.
Cette intercommunalité fusionne avec la communauté de communes Vierzon Pays des Cinq rivières, la nouvelle intercommunalité créée le portant le nom de communauté de communes Vierzon Sologne Berry.
Le , celle-ci a fusionné avec la communauté de communes les Villages de la Forêt pour former la communauté de communes Vierzon-Sologne-Berry et Villages de la Forêt, dont la commune est désormais membre.
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Georges-sur-la-Prée, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[24]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 3] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[25].
Une seule liste, menée par Jean-Marc Duguet, maire sortant[26], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 59,83 %[27],[28]. Jean-Marc Duguet est réélu maire pour un deuxième mandat le [29],[Note 4].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36].
En 2023, la commune comptait 591 habitants[Note 5], en évolution de −3,27 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Saint-Georges-sur-la-Prée est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 141 feux en 1709 à 123 en 1726[38]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[39].
Économie
- Brasserie Aouf: production de bières locales.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Musée de l'ocre. Les carrières d'ocre de Saint-Georges-sur-la-Prée ont été exploitées dès le Moyen Âge ; ce pigment naturel était notamment utilisé pour les fresques. Egalement, Le grenier du Musée évoque l’habitat et la vie du village au cours des deux derniers siècles[40].
- Église Saint-Georges[41].
- Le château de Rozay (XVe siècle), propriété privée et non ouvert aux visites. Le château et ses dépendances sont protégés par une inscription à l'inventaire des Monuments historiques[42].
- Lavoir reconstruit en 2007 par souscription auprès de la population.
- Stèle érigés en mémoire de la résistance et des victimes des fascistes et des collaborationnistes.
- Les bords du Cher.
- Nombreux chemins de randonnée.
Personnalités liées à la commune
- Émile de Toulgoët-Tréanna (1833-1925), historien français.
