Saint-Mayeux
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Saint-Mayeux [sɛ̃majø] (Sant-Vaeg en breton) est une commune française située en Argoat, dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Saint-Mayeux | |||||
Mairie de Saint-Mayeux. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Gilles Hellard 2020-2026 |
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| Code postal | 22320 | ||||
| Code commune | 22316 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mayochin | ||||
| Population municipale |
454 hab. (2023 |
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| Densité | 15 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 15′ 24″ nord, 3° 00′ 17″ ouest | ||||
| Altitude | 274 m Min. 189 m Max. 316 m |
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| Superficie | 30,63 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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Ses habitants s'appellent les Mayochins et les Mayochines. Au recensement de 2023, ils étaient 454[1].
Géographie
Description
Saint-Mayeux est accessible par la route départementale 76, entre Laniscat et le hameau de Keryhouée, ou par la RD 69, entre Saint-Gilles-Vieux-Marché et le hameau de Kerguiel.

Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Daoulas et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].
Le Daoulas, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Bon Repos sur Blavet[3].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Martyre, d'une superficie totale de 6,6 ha (0 ha sur la commune)[Carte 1],[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 033 mm, avec 15,7 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 16 km à vol d'oiseau[11], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Mayeux est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,9 %), prairies (23,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (8 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia de Sancto Maec en 1245, Parochia de Sancto Maioco en 1284, Villa, Parochia Sancti Maioci en 1286, Sanctus Maeocus en 1368, ecclesia de Sancto Maeco au XIVe siècle, Saint-Maeuc en 1546, Sainct Meac en 1535 et en 1574, Saint-Meac en 1631 et en 1679[20].
On rencontre les formes Saint-Mayeuc et Saint-Mayeux dès le XVIIIe siècle.
Le nom de la commune proviendrait de saint Mayeux, saint breton peu connu, également dénommé saint Mieux, saint Maeoc, saint Maëc, saint Nic, etc.[réf. nécessaire]
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Vaeg[21], forme attestée dès 1930. D'autres formes comme Sant-Maeg et Sant-Vek sont apparues au cours de l'histoire[21],[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 84,7 % des toponymes de la commune sont bretons[23].
Histoire
Préhistoire

L'occupation du territoire de Saint-Mayeux au néolithique est attestée par des menhirs et des allées couvertes, notamment la chaise en escalier de Roc'h-ar-Lin, entre les hameaux de Poulancre et Rohanno[24].
Moyen Âge
Sous l'Ancien Régime, Saint-Mayeux était une paroisse issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plussulien. Elle faisait partie du diocèse de Quimper, et avait pour trèves : Caurel et Saint-Gilles-Vieux-Marché.
Le manoir de Saint-Dridan appartenait en 1450 à Henri Rousseau[25].
Selon un aveu de 1471 la châtellenie de Corlay , un des trois membres de la vicomté de Rohan comprenait 12 paroisses ou trèves : « Corlé [Corlay] (résidence seigneuriale), Saint-Martin-des-Prés, Merléac, le Quilio, Saint-Mayeuc, Saint-Gilles-Vieux-Marché, Caurel, Laniscat, Saint-Guelven, Rosquelfen, Saint-Igeau, Plussulien »[26].
Temps modernes
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Mayeux en 1778 :
« Saint-Mayeux ; à 18 lieues à l'est-Nord-est de Quimper, son évêché ; à 22 lieues de Rennes ; et à 4 lieues de Quintin, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 1 700 communiants[Note 3], y compris ceux de Caurel et du Vieux-Marché, ses trèves ; la cure est à l'alternative. Le territoire offre à la vue des terres en labeur, quelques prairies, beaucoup de landes et des mines de fer[25]. »
Révolution française
L'assemblée des paroissiens de Saint-Mayeux se réunit en en vue de la préparation des États généraux ; un "Cahier des plaintes, doléances et remontrances dont las soussignés habitant la paroisse de Saint-Mayeux" (cahier de doléances) est rédigé[27].
Le XIXe siècle
En , la majeure partie de l'ancienne église s'étant écroulée, lors de la démolition de la tour ancienne et du clocher, le maire demanda de transporter le culte dans la chapelle Saint-Maurice. On commença les travaux de restauration rapidement grâce à la récupération du clocher de l'abbaye de Bon-Repos, démonté, puis remonté, pierre par pierre[28].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Mayeux en 1845 :
« Saint-Mayeux ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, moins Vieux-Marché [Saint-Gilles-Vieux-Marché] et Caurel, ses trèves ; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kerloué, Kerbrun, Kerlio, Kerfaouen, Créfiniac, le Rouello, Guernigo, le Bothan, Kercado, Guernezan, le Guerglas, Kerdoret, Guerveno, Kermest, Gueniguern, Poulancre, Carloëzio, Rohanno, Kervégan, Kertanguy, Garzanic, Nessaden, le Clos, Kerauter, Crampoizic, Keraudren, Botquillio. Superficie totale : 3 097 hectares, dont (...) terres labourables 1 549 ha, prés et pâturages 438 ha, bois 46 ha, vergers et jardins 41 ha, Landes et incultes 804 ha (...). Moulins : 2 (de Bourlousson, à eau). Il y a dans cette commune, en outre de l'église, la chapelle Saint-Mathurin. La route de Corlay à Pontivy la traverse de l'est-nord-est à l'ouest-nord-ouest. Géologie : schiste talqueux, grès et poudingue. On parle le breton[29]. »
Joachim Gaultier du Mottay décrit Saint-Mayeux en 1862 :
« Saint-Mayeux (...) ; traversée par la route impériale n° 167 (...). On parle le breton. Territoire très élevé et très montueux dans la direction de l'est à l'ouest. Terres généralement bien travaillées, mais situées au milieu d'une grande étendue de landes. Bois du Couedic et de Poulancre. (...). Dans le cimetière on remarque une belle croix en granite[30] »
En 1890, l'abbé Claude Guitterel (1843-1925), recteur de Saint-Mayeux, a publié un recueil de cantiques en breton : Kantikou Zan-Vek zavet gant ann Otrou Guitterel, belek. Moulet evit ann eil gwech.
Le XXe siècle
La Belle Époque
- Le clocher de l'église paroissiale (carte postale Émile Hamonic, vers 1910).
- Une habitante de Saint-Mayeux vers 1910 : Marie-Rose.
- Saint-Maurice, patron des conscrits bretons (église de Saint-Mayeux, vers 1910).
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Mayeux porte les noms de 74 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[31].
L'Entre-deux-guerres
Le monument aux morts porte également une inscription en breton car Saint-Mayeux était brittophone jusqu'en 1930 environ.
La Seconde Guerre mondiale
Lee monument aux morts de Saint-Mayeux porte les noms de 10 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[31].
L'après Seconde Guerre mondiale
Un soldat originaire de Saint-Mayeux est mort durant la guerre d'Indochine[31].
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[34].
En 2023, la commune comptait 454 habitants[Note 18], en évolution de −3,4 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Saint-Mayeux a perdu 76 % de sa population entre 1851 et 1999, passant de 2 020 à 493 habitants entre ces deux dates.
Enseignement
En 1990 les deux communes de Plussulien et Saint-Mayeux ont mis en place un Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec deux classes à Plussulien (école primaire) et une ä Saint-Mayeux (maternelle) ; la suppression d'une classe de l'école primaire (désormais une seule classe avec les cinq niveaux) à la rentrée 2024 a été décidée en dépit de la mobilisation des parents d'élèves et des élus (démission du maire de Plussulien, Gilles Thomas, et de six conseillers municipaux, en )[37]
Manifestations culturelles et festivités
Santé
Sports
Médias
Cultes
Langue bretonne
L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .
Des éléments du parler local sont disponibles ici :
http://academia-celtica.niceboard.com/t2314-saint-mayeux-br-sant-vaeg-br-local-zan-veg
Économie
Revenus de la population et fiscalité
Emploi
Entreprises et commerces
Entreprises et commerces
Lieux et monuments
- L'église paroissiale Saint-Mayeux ; le clocher de l'église, reconstruit en 1808 après l'effondrement survenu en 1806, est une récupération de celui de l'abbaye de Bon-Repos ; l'église a été reconstruite en 1835[38].
- L'église paroissiale Saint-Mayeux, vue extérieure d'ensemble.
- Clocher de l'église paroissiale.
- Saint-Mayeux : vue méridionale de l'église et de la croix de cimetière.
- Croix de cimetière de Saint-Mayeux.
- La chapelle Saint-Maurice (en forme de croix latine, elle date du XIVe siècle, mais a été restaurée au XVIIe siècle) , son retable classé monument historique et sa fontaine miraculeuse[38].
- La chapelle de la Trinité à Bel-Air (dite aussi chapelle Saint-Lubin ou chapelle Saint-Léon-du-Bois ; elle date du début du XIXe siècle[38].
- Chapelle de la Trinité.
- Le Roch ar lin, avec le bélvédère chargé d'histoire et de légendes, dont la célèbre chaire à escalier[39] et ses menhirs.
- Des menhirs, le Mein ar c'has (la Pierre du chat), le Roch al lein (le Rocher du sommet).
- Un des menhirs de Saint-Mayeux (carte postale, vers 1910).
- Le Tombeau du Gaulois (une allée couverte).
Personnalités liées à la commune
- Jules-Charles Le Bozec (1898-1973), sculpteur.
- Eugène Cuven, agriculteur et homme politique, né à Saint-Mayeux.
- André Pochon, né à Saint-Mayeux.
