Wikiwand AI

Saint-Priest (Ardèche)

commune française du département de l'Ardèche From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Priest [sɛ̃pʁi][1] est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Priest
Saint-Priest (Ardèche)
L'église de Saint-Priest.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Sandrine Chareyre
2026-2032
Code postal 07000
Code commune 07288
Démographie
Gentilé Saint-Priéroux, Saint-Priérounes
Population
municipale
1 345 hab. (2023 en évolution de +12,08 % par rapport à 2017)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 02″ nord, 4° 32′ 49″ est
Altitude Min. 278 m
Max. 1 019 m
Superficie 19,15 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Privas
(banlieue)
Aire d'attraction Privas
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Privas
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Saint-Priest
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Saint-Priest
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Voir sur la carte topographique de l'Ardèche
Saint-Priest
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Saint-Priest
Liens
Site web www.saint-priest-ardeche.fr
Fermer

Les habitants sont appelés les Saint-Priéroux et les Saint-Priérounes.

Géographie

Le bourg est situé au pied du col de l'Escrinet mais la commune s'étend du plateau du Coiron au sud, jusqu'à la ville-préfecture de Privas à l'est et jusqu'au mont Charray au nord-ouest. La commune est traversée par l'Ouvèze qui prend sa source à proximité du col de l'Escrinet.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Le relief communal varie d'un minimum d'altitude de 278 m d'altitude (au niveau de l'ancien chemin de fer) et à un maximum à 1 019 m d'altitude (au niveau du sommet de Blandine et du Charay).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 304 mm, avec 7,7 jours de précipitations en janvier et 4,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Berzème à 7 km à vol d'oiseau[8], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 167,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 36,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Hydrographie

Le territoire communal est traversé dans toute sa longueur par l'Ouvèze, un affluent de l'Ardèche et dont il abrite la source au col de l'Escrinet.

Voies de communication

Le territoire communal est traversé par la route départementale no 104 (RD 104), ancienne route nationale (RN 104) jusqu'à son déclassement en 1972.

Urbanisme

Typologie

Le village et ses alentours en août 2024.

Au , Saint-Priest est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Privas, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Privas, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[14]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39,8 %), forêts (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), prairies (5,6 %), zones urbanisées (4,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,4 %)[17].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques naturels

Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Saint-Priest est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône et la Basse Ardèche, mais en limite orientale de la zone no 2 qui correspond au plateau ardéchois[18].

Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
Terminologie des zones sismiques[19]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
Fermer

Autres risques

Toponymie

Histoire

Jusqu'à un passé proche, Saint-Priest a abrité plusieurs mines de fer dont un puits est inscrit monument historique. Le passé industriel de la commune a aussi été marqué par la présence de moulinages à soie.

Le comte Aymar IV de Poitiers-Valentinois rend hommage au roi Philippe III le Hardi, le , pour ses possessions en Vivarais, dont le château de Cheylus. En 1326, il reconnaît le tenir en fief du roi Charles IV[20].

Le château d'Entrevaux

Le château d'Entrevaux.

Situé à 4 km au sud-ouest de Privas, vers le plateau du Coiron, le château d'Entrevaux, est un des rares exemples d'habitations seigneuriales du Vivarais aussi bien conservées.

Le corps de logis, rectangle de 44 m sur 22 m, a des murailles épaisses de 80 cm faites de pierres volcaniques, particulièrement résistantes aux boulets. L'ensemble, flanqué aux angles de quatre tours rondes de 5,50 m de diamètre, arasées après le siège de privas en 1629, présente un aspect imposant. Le château primitif remontait au XIIe siècle. En effet, des historiens ont trouvé des traces de hourd. Cependant, aucun document d'archive n'en apporte la preuve irréfutable. Cette forteresse, construite selon les règles de l'art (murs épais, fossés de huit mètres de large, porte sur la face sud) et difficilement prenable, connaît de nombreux remaniements au cours des âges ; l'intérieur du château quant à lui fut peu modifié en raison de l'épaisseur des murs.

Le château d'Entrevaux, au début du XVIe siècle, fut restauré comme beaucoup de demeures seigneuriales françaises, à la mode italienne importée par une aristocratie éblouie par les réussites de la Renaissance italienne. Le décor italien va peu à peu se juxtaposer à de nombreux bâtiments français grâce à l’arrivée d’architectes et décorateurs florentins ou romains qui transformèrent ces habitations, apportant le confort intérieur et de larges ouvertures. Les principales modifications extérieures eurent pour but de rendre la façade sud moins vulnérable devant les canons au tir tendu : deux murs sont appuyés aux deux tours sud entourant une basse-cour ; un bâtiment est construit en saillie à l'ouest.

Les textes montrent que le château aurait été assiégé et pillé au XVe siècle par une bande de routiers qui se seraient attaqués ensuite au monastère Saint-Michel, au somment du Charay.

C'est surtout à l'époque des guerres de religion que les seigneurs d'Entrevaux jouèrent un rôle important, en particulier lors du siège de Privas. Le protestant René de Bénéfice de Cheylus, sieur d'Entrevaux se rend et remet son château au roi Louis XIII. Le château d'Entrevaux accueillit Richelieu en , pendant le siège de Privas à l'encontre des huguenots. C'est Richelieu, le puissant ministre de Louis XIII, ainsi que le comte de Soissons qui s'y installent afin de coordonner l'organisation du siège de la ville proche. Le château est attaqué dans la nuit du 25 au par un commando protestant, sans succès. Après la prise de Privas, Richelieu ordonne de détruire Entrevaux mais heureusement ses ordres ne sont pas exécutés et seules les quatre tours son écrêtées.

Aujourd'hui, le château d'Entrevaux est une demeure privée et les visites y sont interdites.

Église de Saint-Priest

On trouve pour la première fois le nom de Saint-Priest dans les écrits concernant l'église diocésaine de Viviers (Charta Vetus 950). Saint Priest était un évêque de Clermont, né en Auvergne au VIIe siècle. Pendant la Révolution, Saint-Priest fut débaptisée et appelée commune de la Marne parce que d'un point de vue géologique, la marne est très présente au-dessus de l'Ouvèze. Cette appellation de commune de la Marne a même donné le nom à une place du village : place des Marnes, située en face de la mairie.

Dans le village, on rencontre de nombreuses maisons de caractère avec des tuiles multicolores de style provençal.

De à , l'église de Saint-Priest fut l'objet d'une réhabilitation. La collectivité a fait appel au mécénat populaire. Celui-ci permet, pour un particulier et même une entreprise, de faire un don afin d'aider à la restauration de ce monument. Les principaux travaux qui seront réalisés sont les suivants :

  • réfection de la toiture,
  • création d'une issue de secours,
  • suppression de l'enduit et réalisation des joints de pierre,
  • remise aux normes électriques,
  • création d'un point d'eau dans la sacristie.

Monastère Saint-Michel de Charay

Les ruines du monastère.

En montant sur le col de l'Escrinet, on peut admirer la montagne du Charay. Charay était un couvent des chanoines réguliers de Saint-Augustin, édifié par Adhémar de Monteil, seigneur de Privas et évêque du Puy. En l'an 1000, le chapitre Notre Dame du Puy fonda le monastère de Charay qui contrôlait 22 églises dont celle de Saint-Priest. Il ne reste aujourd'hui que des ruines de ce monastère d'où l'on a une très belle vue sur le bassin Privadois et même sur la vallée du Rhône et les montagnes du Vercors. Étymologiquement, Charay pourrait signifier « charrié par les eaux ».

De dimensions modestes, l'église de Saint-Priest est une construction massive, peu élevée, assez sombre. C'est originellement un plan en rectangle prolongé par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, la nef est voûtée en berceau. Deux chapelles latérales - de dimensions inégales - furent rajoutées postérieurement et lui donnent actuellement un plan en croix latine. Le clocher, modeste, est en façade. La plus grande partie du mobilier religieux a disparu entre les années 1964-1978. Son style est Roman du type XIIe siècle. L'édifice très ancien à l'origine (probablement XIe ou XIIe siècle), a été en majeure partie détruit par les protestants dans la deuxième moitié du XVIe siècle.

La paroisse dépendait du monastère Saint-Michel de Charay (chanoines réguliers de Saint-Augustin - monastère fondé en l'an mil) qui domine le village. Ce monastère fut détruit aussi par les réformés (peut-être en 1578) et il n'en reste que des ruines. Le grand Prieur s'installa alors ensuite à la cure du village. Le culte ne put être assuré pendant plusieurs décennies dans l'église de Saint-Priest. Elle fut relevée au XVIIe siècle, agrandie au cours du XIXe.

L'exploitation minière

Les moulinages à soie

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Élections de 2026

Le conseil municipal de Saint-Priest est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire[21]. 15 sièges sont à pourvoir au conseil municipal et 1 au conseil communautaire.

Une seule liste, menée par Sandrine Chareyre, maire sortante[22], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 55,2 %[23]. Sandrine Chareyre est réélue maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[24],[Note 3].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 25 juin 1995 Charles Benoît D'Entrevaux SE Exploitant Agricole
25 juin 1995 mars 2001 Yves Chastan PS Fonctionnaire
Conseiller général
Suppléant de Pascal Terrasse
mars 2001 mars 2008 Alain Chaussignand DVG Conseiller en immobilier
mars 2008 mai 2020 Jacques Merchat PS Retraité
mai 2020 en cours Sandrine Chareyre PS Employée de Banquet
Conseillère départementale
Réélue pour la mandature 2026-2032[24]
Fermer

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2023, la commune comptait 1 345 habitants[Note 4], en évolution de +12,08 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
509548618649734759787785822
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8511 1031 1661 1401 1811 2511 092943892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835741739571586602515465467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4814865507499681 1071 1741 1941 275
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
1 2121 3201 345------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas.

Festivités et événements

  • La fête des Sources : fête annuelle du village organisée généralement le dernier week-end du mois d'août. Manifestation de sensibilisation sur la nécessité de gérer et de promouvoir les ressources en eau, particulièrement riches sur la commune de Saint-Priest, elle est également un événement festif et sportif (danses, expositions, fresques géantes, concours de pétanque et de billes, jeux, spectacles, marché artisanal et gastronomique, etc.).
  • La course des Sources : course pédestre qui a fêté son 18e anniversaire en 2014, organisée par l'association « Fête des Sources ».

Sports

  • ASSP 07: club de football.

Cultes

Économie

Culture locale et patrimoine

Patrimoine religieux

Lieux et monuments

Photo du monument aux morts de Saint Priest.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Saint-Priest (Ardèche) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks