Saint-Révérien

commune française du département de la Nièvre From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Révérien est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Révérien
Saint-Révérien
La mairie de Saint-Révérien.
Blason de Saint-Révérien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Clamecy
Intercommunalité Communauté de communes Tannay-Brinon-Corbigny
Maire
Mandat
Dominique Maupou
2020-2026
Code postal 58420 (anciennement 58540)
Code commune 58266
Démographie
Gentilé Révérianais
Population
municipale
191 hab. (2023 en évolution de +19,38 % par rapport à 2017)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 39″ nord, 3° 30′ 03″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 382 m
Superficie 18,48 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Corbigny
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Révérien
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Saint-Révérien
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Saint-Révérien
Liens
Site web saintreverien.com
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Ses habitants sont appelés les Saint-Révérianais.

Géographie

Localisation

La commune de Saint-Révérien est située au cœur du Nivernais, au creux du Val du Beuvron, à une altitude moyenne de 310 mètres.

Son territoire est recouvert de près d'un tiers par la forêt, composée de chênes, charmes, sapins de Douglas, dont 91 hectares de forêt communale, sous le contrôle de l'ONF depuis la fin du XXe siècle.

La commune est entourée de Champallement, d'ouest au nord, de Neuilly, au nord-est et est, de Vitry-Laché au sud-est, de Moussy, au sud et sud-ouest et de Crux-la-Ville au sud et sud-est.

Via les routes D34 et D958, elle se trouve à 47 kilomètres de Nevers.

Hydrographie

  • le Beuvron ;
  • la Vaucreuse, affluent du Beuvron ;
  • cours d'eau 01 de Saint-Révérien ;
  • cours d'eau 01 de Brèches ;
  • cours d'eau 02 de Brèches ;
  • cours d'eau 01 des Ombreaux ;
  • fossé 01 des Angles ;
  • fossé 01 de la Bouille[1].

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts

Les Angles, Brèches, Feuille, la Maison Rouge, Sancenay, les Chaumes de Sancenay, les Ombreaux (lieu-dit à cheval avec la commune de Moussy)[1].

Communes limitrophes

Rose des vents Champallement Neuilly Guipy Rose des vents
Moussy N Vitry-Laché
O    Saint-Révérien    E
S
Crux-la-Ville

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 934 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 13 km à vol d'oiseau[8], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Révérien est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,1 %), forêts (34,5 %), terres arables (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (5 %), zones urbanisées (1,3 %), eaux continentales[Note 2] (0,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cella Sancti-Reveriani (886), Cellam Sancti Reveriani (1055, 1058 et 1075), Sanctus-Reverianus (1171), Sancto Reveriano (1119, 1171 et 1312)[16].

L'hagiotoponyme de la commune provient de Reverianus, missionnaire venu de Rome et installé à Autun pendant les persécutions d’Aurélien. Accompagné d’un prêtre (Paul) et de dix autres compagnons, ils sont envoyés évangéliser le Nivernais à la fin du IIIe siècle. Sur ordre de l'empereur, les douze hommes auraient été décapités à Nevers en 274, à l'emplacement de l'ancienne abbaye Notre-Dame, ou à Compierre lieu de leur prêche[17].

Histoire

Antiquité

De l'époque celtique, on a retrouvé au XIXe siècle des dallages en pierres brutes, des haches, des monnaies en plomb, des poteries grossières en noir et brun, antérieures à l'époque romaine[18].

Sur les communes de Champallement et Saint-Révérien, est créé un vicus sur le site du hameau actuel de Compierre. Cette agglomération gallo-romaine se développe entre les Ier et IVe siècles, sur la voie romaine d'Entrains à Autun[19].

Moyen Âge

Dans la tradition, le souvenir de Reverianus et de ses disciples dans la contrée se perpétue : un petit monastère, une cella, s'établit non loin de Compierre. En 886, au moment où se met en place le comté de Nevers, le roi Charles le Gros, retira cet établissement au diocèse d'Autun au profit de celui de Nevers, à la demande du comte Guillaume[20].

Sans que l'on connaisse les raisons et la date de cet événement, la cellam Sancti Reveriani, intègre le temporel de l'abbaye de Cluny au XIe siècle (première mention en 1055). Le monastère est ensuite érigé en prieuré conventuel (présence de douze moines autour d'un prieur) et est rattaché directement à l'abbaye mâconaise (l'abbé nomme le prieur). L'église prieurale est construite au XIIe siècle tout comme, probablement, les bâtiments conventuels (réfectoire, dortoir, salle du chapitre, logis…) organisés autour d'un cloître.

Le prieuré est puissant, il possède de nombreux biens dans les environs (bois, terres, prés, moulins, étangs…) ainsi que deux annexes les domus de Chevannes-sous-Montaron et de Diennes (parfois appelés prieuré dans la documentation). Le prieur est seigneur du bourg avec droit de basse, moyenne et haute justice, il nomme aux cures de Champallement, Chevannes-sous-Montaron, Diennes, Chazeuil, Dompierre, Beaulieu, Neuilly, Billy, Rix, Ouagne et Cuncy-lès-Varzy. L'aristocratie locale et comtale lui font plusieurs donations au cours de la période médiévale. De plus, plusieurs membres de la famille de Champallement se font enterrer dans la prieurale.

Le prieuré, les moines et les habitants sont plusieurs fois victimes de pillages et d'exactions (en 1343, 1360 et 1423).

Époque moderne

À la suite des difficultés de la fin du Moyen Âge (guerres, épidémies, crises frumentaires, avènement de la commende), le poids et le prestige du prieuré de Saint-Révérien sont moindres. Le nombre de moines institué à l'origine, diminue au point qu'on n'en trouve que deux, trois ou quatre au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Ces religieux vivent tant bien que mal au milieu de bâtiments mal entretenus, dont certains sont en ruine (sauf le logis du prieur)[17].

Fragilisée par un manque d'entretien, l'église est victime d'un incendie en 1723 qui emporte son clocher et sa nef. La prieurale est restaurée en 1725-1726 mais de manière sommaire. À la Révolution, il ne reste plus que deux moines, Dom Admirat et Dom Périnet[17].

Époque contemporaine

Pendant la Révolution, la commune change de nom, elle devient Brutus-le-Bourg[21]. L'église devient un Temple de la Raison, où des cérémonies organisées par la municipalité singent le culte catholique. Jeanne Droit, une jeune fille de quatorze printemps va présider celle de 1793, son charme fera succomber le maire qui l'épousera.

Après la Révolution, la commune prospère grâce à l'élevage de charolais, à l'artisanat, à l'exploitation des carrières de grès et au flottage du bois.

Très mal reconstruit en 1725-1726, le clocher de l'église s'effondre au début du XIXe siècle. Cette dernière est alors très largement restaurée à partir de 1833. Un nouveau clocher-porche est ajouté en 1838. En 1840, la nef est reconstruite « à l'identique » et le chœur est classé Monument Historique. La nouvelle église est achevée en 1898 avec la sculpture des chapiteaux de la nef.

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs élus
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1815 Jean Cornu    
1815 1816 Jean Fleury    
1817 1826 Claude Mansoy    
1826 1834 Michel Desfossé    
1835 1846 Claude Masoy    
1846 1873 Antoine Michel Buissière    
1873 1878 Charles Gabriel Jouanin    
1878 1879 Charles Goguelat    
1879 1884 Jean Baptiste Trameçon    
1884 1900 Jean Adolphe Renault    
1900 1912 Laurent Bernard    
1912 1915 Jean Baptiste Tribalat    
1915 1919 Antoine Dagonneau[22]    
1919 1925 Georges Alexandre Laurent    
1925 1935 Georges Morlé    
1935 1937 Pierre Montaron    
1937 1947 Rémy Michel    
1947 1959 Raoul Dagonneau    
1959 1965 Louis Bussière    
1965 1976 Paul Thionnet    
1976 1977 Georges Dagonneau    
1977 1989 Odette Vincent    
1989 1999 Rémy Dufour    
1999 2014 Paul Nandrot   Agriculteur retraité
2014 2020 Joël Save    
2020 - Dominique Maupou    
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2023, la commune comptait 191 habitants[Note 3], en évolution de +19,38 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
515376391595705708749829884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
830882978883865872854818747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
717728669589594556469504464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
359346321315251230239178162
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
181191-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Église de Saint-Révérien, XIIe, XVIIIe et XIXe siècles

Consacrée à saint Révérien, elle recèle de remarquables chapiteaux et dalles funéraires, ainsi que des fresques des XVe et XVIe siècles. La nef, fragilisée par un incendie en 1723 et mal rebâtie, date des années 1840. Logo monument historique Classée MH (1886)[27].

Ancien logis du prieur, XVIe, XVIIIe et XIXe siècles

Corps de logis carré du XVIe siècle, situé proche de l'église. Fort remanié vers 1780 et à une époque plus moderne, dans lequel on remarque des peintures sacrées et profanes Il est vendu comme bien national à la Révolution puis devient le logement du maire. Aujourd'hui c'est une propriété privée.

La fontaine sacrée

D'après la tradition locale, c'est saint Révérien qui l'aurait fait jaillir. Toujours d'après la tradition locale, son eau possèderait des vertus curatives dans la guérison des maladies du foie et de la rate. Restaurée en 2003-2004 par l'Association Présence et inaugurée le .

Carrières de grès

Elles sont situées sur la route de Champallement, elles ont connu leur heure de gloire, en servant à paver certaines rues de Paris. La pierre extraite sert aussi localement au pavage et à la construction. Ces carrières font l'objet d'une réquisition pendant la Première Guerre mondiale et l'armée y fait travailler des prisonniers allemands. Leur activité cesse en 1925 et il ne reste aujourd'hui que le quai d'embarquement du chemin de fer.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Saint-Révérien Blason
D'argent à un mur de pierre au naturel, éboulé à senestre, surmonté au point du chef d'une étoile à huit branches d'or* et en flancs de deux abeilles (mouches) de sable[28].
Devise / Cri
Révère qui te relève.
Détails
* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (or sur argent).
Blason retrouvé sur un fanion brodé, dont les couleurs ont passé.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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